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Marche et/ou grêve : nouvelle étape dans la lutte des intermittents

En ce début de mois de juin la lutte des intermittents, des intérimaires et précaires de toutes sortes, entre dans une nouvelle étape. En effet les grands festivals dont les collectivités locales sont si friandes, sont sur le point de débuter et les pouvoirs publics, contrairement aux engagements pris, n’ont toujours pas réagi à la demande de ne pas agréer le pseudo « accord » du 22 mars dernier. Or, après la publication du chiffrage de cet accord, « ce sont bien les chômeurs qui vont supporter l’essentiel des économies annoncées » disent les intermittents… De quoi relancer donc la lutte en la portant aussi sur le plan économique…
A Montpellier et dans l’Hérault où vont démarrer les premiers grands rendez-vous de théâtre et de danse, les choses se précisent et risquent d’aboutir aux premières décisions de grêve. Plusieurs réunions sont annoncées
par le Mouvement unitaire qui rassemble les syndicats et les grandes associations du secteur
Lundi 2 juin : 12h Assemblée Générale extraordinaire au Domaine D’o – Espace Micocouliers avec les équipes techniques et artistiques du Printemps des Comédiens. A 17h, le même jour, un appel à manifester est lancé au Centre de formation d’apprentis de l’industrie (CFAI) de la ZAC Aftalion – 14 rue François Perroux à Baillargues). Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture et Porte-parole du Gouvernement viendra en effet y présenter les grands axes du dispositif du pacte d’IR-responsabilité et de solidarité. La « tournée des ministres » commence.
Mardi 3 juin : : 19h30, nouvel appel à manifester au Domaine d’O – (Tram arrêt Malbosc)
à l’occasion de l’inauguration du Printemps des comédiens. La Fédération CGT Spectacle a déposé un préavis de grève illimitée à compter de ce même 3 juin .
Samedi 7 juin et dimanche 8 juin : Réunion de la Coordination nationale des intermittents et précaires. Lieu et déroulé à préciser… Contact par https://www.facebook.com/cip.languedoc.roussillon
Mardi 17 juin : : 19h00 – Festival Différé au Rockstore à Montpellier
Concert de soutien au mouvement unitaire contre l’accord du 22 mars 2014 (participation aux frais 10€)
Lundi 19 juin : : 9h00 : Appel à manifester à la Direction régionale de Pôle Emploi – 600, route de Vauguières. « Pôle emploi nous enterre avant de nous avoir tués ! » disent les syndicats. (Une Invitation est lancée aux employeurs du Réseau Culture et Spectacle pour une matinée de présentation et d’échange.)
Ils ne pourront pas dire : on ne savait pas !

Radio Clapas, Festival Brassens… Le retour des chevaliers d’industries… culturelles

Quatre anciens présidents de Radio Clapas, une des plus anciennes « radios libres » de Montpellier : Claude Frigara, Jean-Paul Gambier, Robert Sabatier et Henri Talvat membre fondateur, viennent de publier un communiqué dans lequel ils dénoncent le putsch fomenté par trois salariés pour s’emparer de la radio, sans souci « du projet radiophonique dont Radio Clapas est partie prenante… »

Face à la campagne de communication orchestrée par le trio, à la fois dans la presse, auprès des artistes, des pouvoirs publics et des auditeurs,…, « La manipulation n’a que trop duré » déplorent les signataires qui se sont vus exclus du conseil d’administration, radiés même de l’effectif des adhérents. Or « quelles fautes ont donc commises les exclus ? » interrogent-ils… « Une gestion chaotique » répondent leurs détracteurs, selon un propos rapporté par la presse.

Et pourtant ! Rien depuis la création de la radio, il y a 25 ans, ne semble accréditer cette thèse. Au contraire !… Alors quel avenir pour Radio Clapas ? Quel avenir dans un contexte culturel pour le moins agité et des difficultés objectives pour tous les médias ?

J’ai eu l’occasion de dénoncer plusieurs fois ici même un triste syndrome qui tend à se multiplier en milieu de culture : le syndrome des « chevaliers d’industrie » qui profitent des saccages provoqués par la domination de plus en plus affirmée des marchands et des institutions sur la création culturelle pour en guetter les miettes, sans la moindre vergogne, guidé par leur seul désir (de fortune !!, de gloire !!!), sans respect pour les professionnels du secteur, ni les besoins des populations… Prêts à tout ! Comme l’étaient les chevaliers d’industrie du 19ème siècle dans le flot du développement sans limite, et surtout sans morale, du capitalisme.

A la quête grossière et acharnée du profit financier s’ajoutent aujourd’hui les volontés institutionnelles d’en extraire à tout prix un profit politique… On ne compte plus par exemple les rachats de théâtres, de festivals, de moyens de communication, qui concentrent une large partie du secteur culturel entre les mains de quelques financiers, définissant de façon de plus en plus précise le champ des « industries culturelles »… On ne compte plus les interventions directes des régions, des départements, des villes, se servant tous de leurs « grands événements » pour définir leur politique en matière de culture et en espérer les fruits auprès d’un public de consommateurs soigneusement formatés et inconscients des manipulations à l’œuvre… Et que dire des grands équipements, souvent démesurés, qui accompagnent ces volontés politiques, alors que tout devrait se passer dans la proximité…

C’est dans ce climat malodorant que tentent de s’imposer des personnages pour lesquels la culture n’est qu’un instrument de leurs ambitions, même les plus éhontées.

La colère de Claude Frigara dénonçant le putsch du groupe qui s’est emparé de Radio Clapas, l’illustre de façon éclatante, comme ce qui s’est passé à Saint-Gély-du-Fesc autour du festival Brassens en montre les limites minables.

Qu’importe dans cet autre exemple que le travail de militants soit bafoué, le professionnalisme de l’équipe organisatrice nié… L’intérêt des habitants ? Ridiculement réduit à la dimension d’un Clochemerle… La place des artistes ? Strictement limitée au produit dont ils sont porteurs… Les élus ? Les bénévoles ? Pervertis par les prises de position qu’on leur impose… dans un climat d’intrigues et de manipulations… « Après nous le déluge ! » disait-on à à l’époque des chevaliers d’industrie. « Enrichissez-vous ! » clamaient certains sans la moindre hésitation morale… « Nous avons tous les droits ! » disent aujourd’hui leurs descendants mesquins.

Jacques Palliès

L’heure aux visions

Le week end dernier, pour la cinquante neuvième fois, nous avons eu droit à la grande messe du concours de l’Eurovision de la Chanson.
Lorsque j’étais enfant, à une époque où mes parents ne possédaient pas encore la télévision, nous regardions la magique lucarne chez mes cousins à Sète. Là, tout le monde écoutait religieusement, ébloui pour ne pas dire extasié, la fine fleur de l’Europe chantante. A la fin, nous avions droit aux tant attendus : Italy three points, Germany two points, Nederland one point… Ah ! Quel exotisme ! Et quelle inquiétante suprématie de la langue anglaise !
Puis, au fil du temps, le ringardisme de l’événement s’est de plus en plus affirmé.
Si, dans le temps, sans produire des chefs d’œuvres bouleversants, le grand prix de l’Euro pouvait faire entendre quelques ritournelles sympas, avec des interprètes dignes de ce nom, maintenant on en cherche.
Il faut aujourd’hui avoir la foi chevillée au corps et à l’âme pour ne pas être euro-septique devant la piètre qualité de la chanson proposée et, s’il est une chose avérée, c’est que l’Europe chantante prend avec ce concours les spectateurs pour des jambons.
Comment l’Europe peut-elle recueillir des voix avec de telles voix ? Je pense particulièrement au fabuleux groupe Twin Twin et sa chanson « La Moustache » qui a terminé bon dernier alors que la barbe a triomphé. Comme quoi ce n’est pas la moustache qui fait le Brassens ou le Ferrat.
Dernièrement il y avait dans le Midi Libre une interview de Jean-Paul Cara, compositeur d’origine montpelliéraine qui vit aujourd’hui à Nébian. Fin mélodiste, il composa la musique de la chanson « Comme un enfant » qui, interprétée par Marie Myriam, remporta l’euro de 1978. Toutefois, comme l’a remarqué notre ami Christian Stalla, cette mélodie est très proche de celle de la musique du film Saco et Vanzetti, « Here’s to you » chantée par Joan Baez et… Tino Rossi. En 1982 Jean-Paul Cara a encore une fois remporté l’euro en tant que compositeur sur un texte de Pierre Delanoë « La paix sur terre ». Il a aussi composé « 1, 2, 3 » chantée par Catherine Ferry et « Humanum » par Jean Gabilou…. Peut-être faudrait-il penser au Nébianais pour l’an prochain ?
La France a essayé de remporter la dure épreuve avec Patricia Kaas, Angun, Sébastien Tellier… rien n’y fit, et je ne parlerai pas de Jessy Matador chanteur olé olé. En vérité il y a là de quoi regretter le concours Voix Libres que nous organisions à Montpellier voici quelques années.
Mais soudain il semble qu’une lueur d’espoir brille dans le tunnel français du marasme créatif du grand prix de l’Euro : Régine se proclame candidate pour la version 2015. Elle n’aura à ce moment-là que 87 ans ! On attend cependant la candidature probable d’Annie Cordy et de Line Renaud, voire de Charles Aznavour. Leo Marjane qui a fêté ses cent ans l’an dernier est également demandée sur scène, on ne sait jamais !

Jean-Pierre Leques

Aux voleurs !

23 mai 2014, une triste date pour moi, pour nous militants de l’Acte Chanson. Certes ce pourrait être une nouvelle guerre en Ukraine ou en Palestine qui provoquerait notre tristesse, une nouvelle tuerie au Mali, en Centrafrique, au Nigéria qui engendrerait notre indignation, de nouvelles fermetures d’entreprises annoncées en France ou en Europe, de nouvelles atteintes portées au régime d’indemnisation du chômage des intermittents du spectacle… et je sais que cette liste pourrait s’allonger presque indéfiniment. Or de quoi s’agit-il ? Comme au 19ème siècle le développement effréné du capitalisme avait engendré l’apparition d’individus prêts à tout pour s’enrichir , l’état du monde dans lequel nous baignons aujourd’hui a fait réapparaître des individus prêts à tout pour faire aboutir leurs seuls projets, même les plus minables.
… Et c’est ce qui vient de se passer dans le Grand pic Saint-Loup, un territoire que l’on imagine voué à la beauté des choses, au naturel apaisé des relations entre les hommes et qui se révèle en fait, lui aussi, en proie au laid, au dégueulasse, à la petitesse et à la mesquinerie… Oui ! Ici, des individus, avec peut-être des complicités institutionnelles, se sont arrogés le droit de s’emparer d’une manifestation devenue quasiment emblématique pour les lieux et les gens : le festival Brassens de Saint-Gély et ses dérivés dans les villages de la communauté de communes pourtant créés, animés, gérés depuis 2006 par l’Acte Chanson, à la demande de la ville de Saint-Gély-du-Fesc. Le fait est qu’à la fin du premier trimestre 2013 une association locale a été créée pour aider au fonctionnement du festival et notamment son financement… Par quel cheminement cela s’est-il traduit par l’élimination de l’Acte Chanson et de son principal animateur ?
Rien ne tient debout dans le dossier monté de toutes pièces contre nous et qui accumule les mauvais coups, comme cette annonce brutale en décembre 2013 que nous n’étions plus rien dans l’aventure, les mensonges, les contre-vérités, avec leurs cortèges de violences morales, les intrigues, les manipulations enfin et la perversion des relations humaines qu’elles entraînent…
La création du festival ? C’est à l’Acte Chanson seule qu’elle appartient. La direction artistique et la régie générale ? Toujours confiées à l’Acte Chanson par la ville de Saint-Gély en 2011, 2012 et 2013. Ce n’est qu’à cette dernière date qu’est apparue l’association locale imposée par la communauté de communes et qui regroupe quelques bénévoles ayant rejoint l’aventure au fil du temps… Or c’est là qu’ont commencé les manœuvres allant aujourd’hui jusqu’à mettre en cause notre probité dans la gestion, ou encore la qualité même de notre travail.
Je le dis avec force et un sentiment de dégoût : ce qui est en train de se passer à Saint-Gély, à Saint-Mathieu, et ce soir 23 mai à Murles avec un premier concert organisé sans l’Acte Chanson, (là où nous devions programmer un autre rendez-vous), est scandaleux. Sans que les artistes choisis en aient évidemment la moindre responsabilité, c’est à la mesure de l’équipe qui s’est toujours refusé à toute discussion pour mieux mener sa barque et poursuivre son travail de voleurs.
Brassens avait donné sa guitare à celui qui la lui avait dérobée… Nous ne tendrons pas l’autre joue !

Jacques Pallies

Rappel : Hervé Tirefort à Sainte Croix

Nuit des Musées : les Zbroufs à l’espace Brassens

Intermittents : l’action continue !

Tandis que se poursuit à Montpellier l’occupation de la DRAC Languedoc Roussillon par plusieurs dizaines de militants du Mouvement Unitaire (qui rassemble la plupart des organisations en lutte contre le pseudo accord du 22 mars concernant l’indemnisation du chômage)… Tandis que Mathieu Grégoire, co-auteur du rapport public de février 2014 : « Quelle indemnisation chômage pour les intermittents ? » donne au théâtre des Treize vents une conférence sur le même thème… Tandis que partout en France montent la colère et la volonté d’agir… Tous préparent, dans l’action, la grande « marche pour la Culture » dont une nouvelle étape doit avoir lieu, dans toutes les grandes villes françaises en ce samedi 17 mai.

Que vive la chanson !

Il existe actuellement en France des centaines, voire des milliers, d’auteur-compositeurs de chansons.
Sans ambition d’exhaustivité, je dirais qu’il y a par exemple les « faiseurs », prêts à toutes les machines pour créer ce qu’ils estiment être le fin du fin du succès dans le vent de la modernité… A l’opposé il y a les « artisans », prêts à tous les refus pour n’accepter qu’un monde, le leur, né dans les vieux pots de l’Art, mais, avouons-le, pas toujours au faîte de l’audible ou même de l’émotionnel…
Entre les deux il y a les autres, pratiquement tous les autres qui, consciemment ou pas, agissent, écrivent, composent, pour le sens immédiat des choses, pour l’émotion dans la proximité, la rencontre, le partage…

Comme nous l’avons ici affirmé plusieurs fois, la chanson est art, passion, métier, et il n’est pas si fréquent que les trois ambitions se rencontrent, se prolongent, s’additionnent.
Pour autant est-ce la clef garantie du succès quand l’art du créateur rejoint la passion du groupe avec l’assurance du talent maîtrisé ? Le terrible est que de plus en plus aujourd’hui le succès s’affiche au bout d’une autre unique vérité : celle du marketing, et uniquement celle-là !
Vendredi soir à Montpellier, nous étions à peine une vingtaine dans le beau caveau de Trinque Fougasse pour écouter et découvrir Nathalie Solence invitée par l’Acte Chanson avec son livre « Mes années Serize » (véritable voyage dans les cabarets parisiens) et ses chansons aux couleurs intenses de la Rive Gauche… Une vingtaine ! A quelles extrémités risque-t-on décidemment d’arriver ? Il est à craindre que ce soit de plus en plus celles d’un monde d’expression banalisée (la chanson pourtant), livré aux marchands (ceux qui produisent les spectacles et achètent les circuits où les présenter : festivals, théâtres…), livré également aux institutions locales (celles qui par volonté politique forgent des publics seulement intéressés, ou presque, par la gratuité des choses, l’illusion, portée au pinacle, du contemporain…)
Je déteste de même ces images de vastes foules de jeunes gens accomplissant les mêmes gestes et reprenant les mêmes cris devant des scènes immenses où l’on ne sait plus trop ce qui se passe dans l’énormité du son et des lumières.

Soyez assurés pourtant que, dès que l’occasion se présentera, nous nous efforcerons encore de montrer que la création chanson, la diverse, l’inventive, la vraie comme nous nous refusons trop souvent à le dire, existe et que ce n’est pas toujours celle que l’on croit.
Après Nathalie Solence, nous le montrerons dès ce mardi 6 mai à 21 h à La Laiterie à Montpellier, en soutenant un concert de Yéti à peine revenue des Etats Unis. Nous le montrerons encore le samedi 17 mai prochain à Sainte-Croix de Quintillargues avec le concert de « Chansons humeuristiques » de Hervé Tirefort, autre facette inattendue de ce qu’est aujourd’hui la chanson… et à toutes les autres occasions possibles.
La chanson, parole et musique intimement confondues, n’est-elle pas l’art mêlé qui a précédé tous les autres ?

Quand le ministre du travail se renie…

La CGT Spectacle communique :
François Rebsamen, le tout nouveau ministre du travail s’est très vite converti à la « realpolitik ». Lors de sa campagne municipale à Dijon, il avait soutenu, en signant la tribune du comité de suivi, l’exigence que soient examinées nos propositions de refonte des annexes 8 et 10 sur une base juste et largement partagée dans la profession.

Et pourtant le vendredi 25 avril, par la voix de son directeur de cabinet, et lui-même sur France Inter le lundi 28 avril, il a confirmé qu’il agréerait la nouvelle convention d’assurance chômage. Il balaye ainsi d’un revers de la main les conditions de la négociation, qui ont constitué un véritable déni de démocratie, un véritable scandale pour les droits des demandeurs d’emploi, travailleurs précaires, intérimaires ou intermittents.

Manuel Valls, le nouveau Premier Ministre, assume les économies sur le dos des chômeurs indemnisés (un sur deux ne le sont pas, dans le régime général comme dans les annexes 8 et 10), en les incluant pour 2 milliards sur trois ans dans les 50 milliards d’Euros qui mettent à mal la protection sociale et les dépenses publiques.

La présence des ministres concernés, en particulier dans les festivals, risque d’être mouvementée. Quand les politiques pratiquent des virages à 180° après les élections ou leur nomination comme ministre, la colère est légitime. À nous tous de faire en sorte qu’elle soit suffisamment forte et organisée pour que nous soyons enfin entendus !

Nous sommes dans l’attente de la date d’une réunion au Medef pour examiner le projet de convention qui sera soumis à l’agrément du gouvernement. Nous appellerons à cette occasion à une nouvelle journée nationale d’action unitaire dont nous préciserons rapidement les modalités.

29 avril, 1er mai,…, continuer à dénoncer les signataires de l’accord du 22 mars et exiger du gouvernement une attitude enfin responsable

La CGT Spectacles Languedoc Roussillon communique :

Alors qu’est entamée la longue procédure de traduction de l’accord du 22 mars dernier en convention Unedic, celle-ci devant être soumise à l’agrément du ministère, les coups bas continuent :

Ainsi le bureau de l’Unedic du 29 avril vient d’être annulé purement et simplement. Il devait pourtant permettre d’exposer le projet de convention, c’est-à-dire l’ensemble de la règlementation applicable aux demandeurs d’emploi, et aux intermittents du spectacle en particulier.

De même, les organisations déjà signataires de l’accord du 22 mars (Medef, Cgpme, Upa, Cfdt, Cftc, Fo) sont à nouveau en pleine discussion non officielle pour modifier le calcul du différé d’indemnisation apparu un quart d’heure avant la fin de la négociation et dont nous avons démontré qu’il est très violent à l’égard de tous les bas et moyens revenus de nos métiers.

Nous apprenons encore - par un article des « Echos » – que l’accord modifiant ce différé mais abaissant le plafond de cumul (salaires + indemnités) est prêt !

En fait, la négociation de couloir continue entre les seuls signataires. Nos propositions ne sont toujours pas étudiées : la démocratie continue d’agoniser …

C’est ainsi que nous sommes obligés d’attendre confirmation de la date du 6 mai comme rendez-vous de « négociation » pour annoncer une grande journée de mobilisation !

Les prochains rendez-vous à Montpellier sont donc pour l’instant les suivants:

- Mardi 29 avril : rendez-vous à 14h (attention changement d’heure) à la DIRECCTE Place Paul Bec, (prévoir du temps pour action à suivre.)

-  Jeudi 1er mai : Avec l’ensemble des salariés et des demandeurs d’emploi, contre l’austérité, pour l’emploi, le service public et les droits sociaux ! Parce que les politiques d’austérité en cours et à venir portent atteinte à la pérennité des politiques culturelles, à l’audiovisuel public, mettent en danger les budgets nationaux et locaux et donc la création.  Parce que nous refusons les ponctions opérées sur les salariés les plus modestes, les retraités, les détenteurs de minima sociaux, Parce que nous contestons les modalités de la négociation parfaitement déloyales opérées à l’Unedic et son résultat profondément injuste pour les demandeurs d’emploi, salariés intérimaires et intermittents,

Nous exigeons donc que le gouvernement refuse d’agréer le texte du 22 mars et nous le dirons unitairement le 1er mai…

Enfin, parce que nous refusons une gauche de renoncement « faible avec les forts et dure avec les faibles », nous rappellerons aux gouvernants leurs engagements pris quand ils étaient  dans l’opposition…

Tous dans la rue le 1er mai !

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