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Mosaïque (2) : Jean Debernard

Deuxième essai de cette rubrique signée Patrick Hannais et qui est aujourd’hui consacrée à l’écrivain montpelliérain Jean Debernard.

Mosaïque Jean Debernard

La chanson qui clôt la chronique est de Pascal Garry.

Hip ! Hip ! Hip ! Hourra !

Et donc, comme on nous l’a signifié, nous attendons une convocation chez les gendarmes ! A Montpellier !…

Histoire de compléter sans doute les deux interventions policières auxquelles nous avons eu droit pendant les 4 jours du festival Brassens de Saint-Gély… Un record j’imagine que tous les organisateurs de festivals Brassens en France et dans le monde vont se disputer. Qui sait ?

Certes n’est pas comique universel qui veut (comme dit Bel Retsuor) et tout ça donnerait plutôt dans le comique troupier… Alors, aurons-nous le pétomane en tête d’affiche du prochain festival Brassens de Saint-Gély ?

Jacques Palliès

Mosaïque (1) : Joë Bousquet

Préparée pour Radio Lodève cette chronique en poésie de Patrik Hannais figurera désormais régulièrement au sommaire de notre nouveau blog. En voici le premier numéro consacré au poète carcassonnais Joë Bousquet, ce « corps de mots » qui pendant des dizaines d’années vit passer dans sa chambre tous les grands auteurs de la poésie du 20ème siècle…

Pour accéder à la chronique, il suffit de cliquer sur le lien qui suit mosaique joë bousquet 

A noter que les arrangements de la chanson interprétée par Claude Avenante sont signés Hervé Tirefort.

Vendredi 28 nov. : les « Métamorphoses » de Cécile Veyrat à Vauvert

 Ce spectacle est né de la rencontre de deux artistes : Cécile Veyrat et Marie-Chloé Pujol-Mohatta.
Depuis longtemps, l’univers pictural de Marie-Chloé Pujol-Mohatta est habité par des êtres hybrides… Il vient ici croiser la création musicale et les chansons de Cécile Veyrat  pour nous raconter la vie d’une femme, ses joies, ses doutes et comment les épreuves traversées l’amènent à une métamorphose, génératrice de beauté.
Cécile est accompagnée par Veronika Soboljevski au violoncelle et Stéphane Dano au saxophone, dans un spectacle pluridisciplinaire qui seul pouvait nous raconter cette extra-ordinaire transformation. 

Mise en scène : Anne-Valérie Soler. Vidéo-projections : David Lachéroy. Textes : Marie-Chloé Pujol-Mohatta et Ghislain Vincent

Vendredi 28 novembre 2014 à 20H30 à l’Auditorium du Collège de Vauvert (30) à l’issue d’une résidence de création de Courant Scène

Réservations au 04 66 53 78 77 et sur contact@courantscene.fr 

Plus de renseignements sur www.courantscene.fr  et www.cecile-veyrat.fr 

ATTENTION : CONTRAIREMENT A CE QUI A ETE ANNONCE CE SPECTACLE SERA REPRIS TROIS FOIS AU TELEMAC A NIMES LES 9,10 ET 11 JANVIER ET NON AU MOIS DE DECEMBRE;

Renouveau…

Après plusieurs semaines de réflexion ce site-blog de l’Acte Chanson et de ses artistes est en train d’être remanié (nouvelle maquette, nouveau contenu). Nous reprenons pourtant sans attendre sa publication que plusieurs événements avaient interrompue et notamment le vol du festival Brassens de Saint-Gély-du-Fesc qui aurait mérité un blog à lui tout seul (voir la « vérité sur le festival de Saint-Gély » auquel nous allons ajouter de nombreux autres documents),

A venir donc ces jours-ci quelques uns des prochains concerts des artistes de l’Acte Chanson.

Vendredi 28 nov. : les Zbroufs chantent Nougaro à Montpellier

C’est à la Maison pour Tous Georges Brassens (place Jacques Brel à Montpellier) que les Zbroufs proposent leur spectacle :  »Dans l’horlogerie du monde,  j’entends un tic-tac nouveau » dédié à Claude Nougaro.

Plus qu’un « hommage », ce spectacle marque des « retrouvailles » avec la parole d’un immense artiste, d’un orfèvre de la chanson, poseur de textes précieux sur des musiques somptueuses .  Par l’interprétation de chansons parmi les plus connues mais aussi par la redécouverte de pépites restées plus confidentielles, le trio LES ZBROUFS met en lumière les textes poétiques, humoristiques et profondément humanistes  de Claude NOUGARO.

Une balade revigorante proposée par trois artistes, musiciens, chanteurs, comédiens ; Gisèle Négrel, Lionel Martinez et Jérar Slabski.

Réservation : 04 67 40 40 11

Marche et/ou grêve : nouvelle étape dans la lutte des intermittents

En ce début de mois de juin la lutte des intermittents, des intérimaires et précaires de toutes sortes, entre dans une nouvelle étape. En effet les grands festivals dont les collectivités locales sont si friandes, sont sur le point de débuter et les pouvoirs publics, contrairement aux engagements pris, n’ont toujours pas réagi à la demande de ne pas agréer le pseudo « accord » du 22 mars dernier. Or, après la publication du chiffrage de cet accord, « ce sont bien les chômeurs qui vont supporter l’essentiel des économies annoncées » disent les intermittents… De quoi relancer donc la lutte en la portant aussi sur le plan économique…
A Montpellier et dans l’Hérault où vont démarrer les premiers grands rendez-vous de théâtre et de danse, les choses se précisent et risquent d’aboutir aux premières décisions de grêve. Plusieurs réunions sont annoncées
par le Mouvement unitaire qui rassemble les syndicats et les grandes associations du secteur
Lundi 2 juin : 12h Assemblée Générale extraordinaire au Domaine D’o – Espace Micocouliers avec les équipes techniques et artistiques du Printemps des Comédiens. A 17h, le même jour, un appel à manifester est lancé au Centre de formation d’apprentis de l’industrie (CFAI) de la ZAC Aftalion – 14 rue François Perroux à Baillargues). Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture et Porte-parole du Gouvernement viendra en effet y présenter les grands axes du dispositif du pacte d’IR-responsabilité et de solidarité. La « tournée des ministres » commence.
Mardi 3 juin : : 19h30, nouvel appel à manifester au Domaine d’O – (Tram arrêt Malbosc)
à l’occasion de l’inauguration du Printemps des comédiens. La Fédération CGT Spectacle a déposé un préavis de grève illimitée à compter de ce même 3 juin .
Samedi 7 juin et dimanche 8 juin : Réunion de la Coordination nationale des intermittents et précaires. Lieu et déroulé à préciser… Contact par https://www.facebook.com/cip.languedoc.roussillon
Mardi 17 juin : : 19h00 – Festival Différé au Rockstore à Montpellier
Concert de soutien au mouvement unitaire contre l’accord du 22 mars 2014 (participation aux frais 10€)
Lundi 19 juin : : 9h00 : Appel à manifester à la Direction régionale de Pôle Emploi – 600, route de Vauguières. « Pôle emploi nous enterre avant de nous avoir tués ! » disent les syndicats. (Une Invitation est lancée aux employeurs du Réseau Culture et Spectacle pour une matinée de présentation et d’échange.)
Ils ne pourront pas dire : on ne savait pas !

Radio Clapas, Festival Brassens… Le retour des chevaliers d’industries… culturelles

Quatre anciens présidents de Radio Clapas, une des plus anciennes « radios libres » de Montpellier : Claude Frigara, Jean-Paul Gambier, Robert Sabatier et Henri Talvat membre fondateur, viennent de publier un communiqué dans lequel ils dénoncent le putsch fomenté par trois salariés pour s’emparer de la radio, sans souci « du projet radiophonique dont Radio Clapas est partie prenante… »

Face à la campagne de communication orchestrée par le trio, à la fois dans la presse, auprès des artistes, des pouvoirs publics et des auditeurs,…, « La manipulation n’a que trop duré » déplorent les signataires qui se sont vus exclus du conseil d’administration, radiés même de l’effectif des adhérents. Or « quelles fautes ont donc commises les exclus ? » interrogent-ils… « Une gestion chaotique » répondent leurs détracteurs, selon un propos rapporté par la presse.

Et pourtant ! Rien depuis la création de la radio, il y a 25 ans, ne semble accréditer cette thèse. Au contraire !… Alors quel avenir pour Radio Clapas ? Quel avenir dans un contexte culturel pour le moins agité et des difficultés objectives pour tous les médias ?

J’ai eu l’occasion de dénoncer plusieurs fois ici même un triste syndrome qui tend à se multiplier en milieu de culture : le syndrome des « chevaliers d’industrie » qui profitent des saccages provoqués par la domination de plus en plus affirmée des marchands et des institutions sur la création culturelle pour en guetter les miettes, sans la moindre vergogne, guidé par leur seul désir (de fortune !!, de gloire !!!), sans respect pour les professionnels du secteur, ni les besoins des populations… Prêts à tout ! Comme l’étaient les chevaliers d’industrie du 19ème siècle dans le flot du développement sans limite, et surtout sans morale, du capitalisme.

A la quête grossière et acharnée du profit financier s’ajoutent aujourd’hui les volontés institutionnelles d’en extraire à tout prix un profit politique… On ne compte plus par exemple les rachats de théâtres, de festivals, de moyens de communication, qui concentrent une large partie du secteur culturel entre les mains de quelques financiers, définissant de façon de plus en plus précise le champ des « industries culturelles »… On ne compte plus les interventions directes des régions, des départements, des villes, se servant tous de leurs « grands événements » pour définir leur politique en matière de culture et en espérer les fruits auprès d’un public de consommateurs soigneusement formatés et inconscients des manipulations à l’œuvre… Et que dire des grands équipements, souvent démesurés, qui accompagnent ces volontés politiques, alors que tout devrait se passer dans la proximité…

C’est dans ce climat malodorant que tentent de s’imposer des personnages pour lesquels la culture n’est qu’un instrument de leurs ambitions, même les plus éhontées.

La colère de Claude Frigara dénonçant le putsch du groupe qui s’est emparé de Radio Clapas, l’illustre de façon éclatante, comme ce qui s’est passé à Saint-Gély-du-Fesc autour du festival Brassens en montre les limites minables.

Qu’importe dans cet autre exemple que le travail de militants soit bafoué, le professionnalisme de l’équipe organisatrice nié… L’intérêt des habitants ? Ridiculement réduit à la dimension d’un Clochemerle… La place des artistes ? Strictement limitée au produit dont ils sont porteurs… Les élus ? Les bénévoles ? Pervertis par les prises de position qu’on leur impose… dans un climat d’intrigues et de manipulations… « Après nous le déluge ! » disait-on à à l’époque des chevaliers d’industrie. « Enrichissez-vous ! » clamaient certains sans la moindre hésitation morale… « Nous avons tous les droits ! » disent aujourd’hui leurs descendants mesquins.

Jacques Palliès

L’heure aux visions

Le week end dernier, pour la cinquante neuvième fois, nous avons eu droit à la grande messe du concours de l’Eurovision de la Chanson.
Lorsque j’étais enfant, à une époque où mes parents ne possédaient pas encore la télévision, nous regardions la magique lucarne chez mes cousins à Sète. Là, tout le monde écoutait religieusement, ébloui pour ne pas dire extasié, la fine fleur de l’Europe chantante. A la fin, nous avions droit aux tant attendus : Italy three points, Germany two points, Nederland one point… Ah ! Quel exotisme ! Et quelle inquiétante suprématie de la langue anglaise !
Puis, au fil du temps, le ringardisme de l’événement s’est de plus en plus affirmé.
Si, dans le temps, sans produire des chefs d’œuvres bouleversants, le grand prix de l’Euro pouvait faire entendre quelques ritournelles sympas, avec des interprètes dignes de ce nom, maintenant on en cherche.
Il faut aujourd’hui avoir la foi chevillée au corps et à l’âme pour ne pas être euro-septique devant la piètre qualité de la chanson proposée et, s’il est une chose avérée, c’est que l’Europe chantante prend avec ce concours les spectateurs pour des jambons.
Comment l’Europe peut-elle recueillir des voix avec de telles voix ? Je pense particulièrement au fabuleux groupe Twin Twin et sa chanson « La Moustache » qui a terminé bon dernier alors que la barbe a triomphé. Comme quoi ce n’est pas la moustache qui fait le Brassens ou le Ferrat.
Dernièrement il y avait dans le Midi Libre une interview de Jean-Paul Cara, compositeur d’origine montpelliéraine qui vit aujourd’hui à Nébian. Fin mélodiste, il composa la musique de la chanson « Comme un enfant » qui, interprétée par Marie Myriam, remporta l’euro de 1978. Toutefois, comme l’a remarqué notre ami Christian Stalla, cette mélodie est très proche de celle de la musique du film Saco et Vanzetti, « Here’s to you » chantée par Joan Baez et… Tino Rossi. En 1982 Jean-Paul Cara a encore une fois remporté l’euro en tant que compositeur sur un texte de Pierre Delanoë « La paix sur terre ». Il a aussi composé « 1, 2, 3 » chantée par Catherine Ferry et « Humanum » par Jean Gabilou…. Peut-être faudrait-il penser au Nébianais pour l’an prochain ?
La France a essayé de remporter la dure épreuve avec Patricia Kaas, Angun, Sébastien Tellier… rien n’y fit, et je ne parlerai pas de Jessy Matador chanteur olé olé. En vérité il y a là de quoi regretter le concours Voix Libres que nous organisions à Montpellier voici quelques années.
Mais soudain il semble qu’une lueur d’espoir brille dans le tunnel français du marasme créatif du grand prix de l’Euro : Régine se proclame candidate pour la version 2015. Elle n’aura à ce moment-là que 87 ans ! On attend cependant la candidature probable d’Annie Cordy et de Line Renaud, voire de Charles Aznavour. Leo Marjane qui a fêté ses cent ans l’an dernier est également demandée sur scène, on ne sait jamais !

Jean-Pierre Leques

Aux voleurs !

23 mai 2014, une triste date pour moi, pour nous militants de l’Acte Chanson. Certes ce pourrait être une nouvelle guerre en Ukraine ou en Palestine qui provoquerait notre tristesse, une nouvelle tuerie au Mali, en Centrafrique, au Nigéria qui engendrerait notre indignation, de nouvelles fermetures d’entreprises annoncées en France ou en Europe, de nouvelles atteintes portées au régime d’indemnisation du chômage des intermittents du spectacle… et je sais que cette liste pourrait s’allonger presque indéfiniment. Or de quoi s’agit-il ? Comme au 19ème siècle le développement effréné du capitalisme avait engendré l’apparition d’individus prêts à tout pour s’enrichir , l’état du monde dans lequel nous baignons aujourd’hui a fait réapparaître des individus prêts à tout pour faire aboutir leurs seuls projets, même les plus minables.
… Et c’est ce qui vient de se passer dans le Grand pic Saint-Loup, un territoire que l’on imagine voué à la beauté des choses, au naturel apaisé des relations entre les hommes et qui se révèle en fait, lui aussi, en proie au laid, au dégueulasse, à la petitesse et à la mesquinerie… Oui ! Ici, des individus, avec peut-être des complicités institutionnelles, se sont arrogés le droit de s’emparer d’une manifestation devenue quasiment emblématique pour les lieux et les gens : le festival Brassens de Saint-Gély et ses dérivés dans les villages de la communauté de communes pourtant créés, animés, gérés depuis 2006 par l’Acte Chanson, à la demande de la ville de Saint-Gély-du-Fesc. Le fait est qu’à la fin du premier trimestre 2013 une association locale a été créée pour aider au fonctionnement du festival et notamment son financement… Par quel cheminement cela s’est-il traduit par l’élimination de l’Acte Chanson et de son principal animateur ?
Rien ne tient debout dans le dossier monté de toutes pièces contre nous et qui accumule les mauvais coups, comme cette annonce brutale en décembre 2013 que nous n’étions plus rien dans l’aventure, les mensonges, les contre-vérités, avec leurs cortèges de violences morales, les intrigues, les manipulations enfin et la perversion des relations humaines qu’elles entraînent…
La création du festival ? C’est à l’Acte Chanson seule qu’elle appartient. La direction artistique et la régie générale ? Toujours confiées à l’Acte Chanson par la ville de Saint-Gély en 2011, 2012 et 2013. Ce n’est qu’à cette dernière date qu’est apparue l’association locale imposée par la communauté de communes et qui regroupe quelques bénévoles ayant rejoint l’aventure au fil du temps… Or c’est là qu’ont commencé les manœuvres allant aujourd’hui jusqu’à mettre en cause notre probité dans la gestion, ou encore la qualité même de notre travail.
Je le dis avec force et un sentiment de dégoût : ce qui est en train de se passer à Saint-Gély, à Saint-Mathieu, et ce soir 23 mai à Murles avec un premier concert organisé sans l’Acte Chanson, (là où nous devions programmer un autre rendez-vous), est scandaleux. Sans que les artistes choisis en aient évidemment la moindre responsabilité, c’est à la mesure de l’équipe qui s’est toujours refusé à toute discussion pour mieux mener sa barque et poursuivre son travail de voleurs.
Brassens avait donné sa guitare à celui qui la lui avait dérobée… Nous ne tendrons pas l’autre joue !

Jacques Pallies

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