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Vin des poètes : intermède 12

A l’occasion du salon du vin bio de Montpellier, deux oeuvres magnifiques du peintre de Montferrier Albert Masri, maître du pastel, du dessin et de la couleur, qualités qu’il a promenées partout dans le monde, et bien sûr au coeur des vignes de notre région. De la belle ouvrage, non ?

Pour en découvrir plus : http://albert-masri.com/

Plein succès pour les premiers concerts de l’Acte Chanson

 2012 démarre fort pour les spectacles de la compagnie.

70 personnes jeudi dernier chez Trinque Fougasse pour notre Hommage à Allain Leprest, c’était déjà un gros succès dans le caveau de dégustation du restaurant/ bar à vins de la route de Mende… On ne pouvait pas mettre un spectateur de plus !

Allain Leprest il est vrai méritait – ô combien – cet engouement, comme l’ont montré Julien Heurtebise, Cécile Veyrat et l’ensemble des artistes regroupés dans le spectacle.

Chansons de jeunesse et classiques de l’auteur étaient proposés pour le plus grand bonheur du public.

Sur les présentoirs du caveau une belle exposition de dessins, de tableaux , et d’affiches révélait aussi qu’Allain Leprest était un vrai plasticien tout de sensibilité et de force graphique.

Prochain cabaret chanson : Les Amis de Georges le jeudi 16 février.

 

Le samedi à Mèze, ce sont près de 100 personnes qui, au milieu de l’après-midi, assistaient au nouveau Cabaret du Vin  proposé par Jacques Palliès et Gilbert Maurin. 100 personnes enthousiastes participant sans réticence aux clins d’œil lancés par les artistes dans l’ancienne cave coopérative reconvertie en lieu de spectacle.

Le nouveau Cabaret du Vin c’était alors plus d’une heure et demie de voyage dans l’univers poétique du vin où tout le monde s’embarquait entre sourires et émotions, découvertes et plaisir.

Une belle Saint-Vincent pour les vignerons mézois.

Pot de rentrée du SFA

La délégation régionale Languedoc Roussillon du Syndicat Français des artistes interprètes (CGT) invite dans un communiqué ses adhérents et tous les professionnels du spectacle vivant, de l’audio-visuel et de l’action culturelle de la région, à participer à un pot convivial  permettant de mieux se connaître mais aussi de parler de nos métiers, d’échanger entre nous, à bâtons rompus, sur tout sujet qui concerne nos vies professionnelles.

Syndiqués ou non, c’est en effet une occasion de partager nos convictions et nos actions, tout simplement autour d’un verre.

N’hésitez pas à amener chacun à boire ou à manger poursuit le communiqué qui conclut en précisant que le pot aura lieu le jeudi 26 janvier de 18h30 à 22h au Théâtre de La Vista (42 rue Adam de Craponne à Montpellier) qui prète son lieu de travail. 

Attention : l’entrée se fait par le fond de la cour Vergne (interdiction de stationner dans la cour !)

Détail pratique : Que ceux qui veulent bien donner un coup de main à l’installation de la salle soient là dès 18h.

LE VIN DES POETES – épisode 12 : Un grand voyage en poésie (2)

PAUL VALERY

 

Les hauteurs de Sète et les vieilles rues du centre historique de Montpellier le savent encore et le murmurent parfois à ceux qui savent écouter : Paul Valery a été lui aussi un jeune homme comme tous les jeunes hommes avant tout soucieux de vivre et d’être heureux… Qui peut s’en étonner ?

Ce toit tranquille où marchent des colombes,

entre les pins palpitent entre les tombes.

Midi le juste y compose de feux

la mer, la mer toujours recommencée…

Ô récompense après une pensée

qu’un long regard sur le calme des dieux.

 

 

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Le Vin perdu chanté par Jacques Palliès sur une musique de Gilbert Maurin

LE VIN PERDU

J’ai quelque jour, dans l’Océan

(Mais je ne sais plus sous quels cieux)

Jeté comme offrande au néant

Tout un peu de vin précieux…

 

Qui voulut ta perte, ô liqueur ?

J’obéis peut-être au devin ?

Peut-être au souci de mon cœur,

Songeant au sang, versant le vin ?

 

Sa transparence accoutumée

Après une rose fumée

Reprit aussi pure la mer…

 

Perdu ce vin, ivres les ondes !

J’ai vu bondir dans l’air amer

Les figures les plus profondes…

 

ROBERT DESNOS

 

Le cadavre exquis boira le vin nouveau est le premier « cadavre exquis » produit par les Surréalistes. Robert Desnos n’était pas encore du nombre, mais il s’est bien rattrapé par la suite, notamment dans les « vagues de rêves » que suscitèrent les jeux de ses amis d’alors : André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, tous ceux qui littéralement firent exploser la poésie française pour la faire entrer dans la modernité.

Je ne suis pas philosophe, je ne suis pas métaphysicien… Et j’aime le vin pur disait Robert Desnos. La preuve !

Inclus dans le disque du Vin des Poètes, le poème Couplet du verre de vin a été mis en musique pour la première fois par le pianiste Jean-Luc Michel et chanté par Michel Arbatz dans son très beau disque « Michel Arbatz chante Robert Desnos ».

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COUPLET DU VERRE DE VIN

Quand le train partira n’agite pas la main,

Ni ton mouchoir, ni ton ombrelle,

Mais emplis un verre de vin

Et lance vers le train dont chantent les ridelles 

La longue flamme du vin,

La sanglante flamme du vin pareille à ta langue

Et partageant avec elle

Le palais et la couche

De tes lèvres de ta bouche.

Le groupe surréaliste (ou Le rendez-vous des amis) d’après Max Ernst

LOUIS ARAGON

 

… Etrange dialogue que celui mené par Louis Aragon avec son ami Pablo Neruda.

C’était en septembre 1965 ; une fois encore un violent tremblement de terre avait ravagé le Chili et détruit la maison de Pablo Neruda, la Isla Negra, au bord du Pacifique.

Aragon, estimant que la terre les avait trahis, avait alors mêlé ses vers à ceux de son ami, parlant d’ une atroce vendange

Le Vin des Poètes est parfois chose étrange.

Le premier vin est vin rosé Il est doux comme un enfant tendre

Le second vin est robuste Comme la voix d’un marinier

Le troisième est une topaze Incendie et coquelicot  

Pablo Neruda

 

IL SE FAIT TOUT A COUP PAR LE CIEL… 

… Je parle de la terre une fois de plus qui nous a

Trahis… 

Terre du peuple où mes genoux s’appuient terre du peuple où je meurtris ce front d’orgueil terre du peuple sans pardon terre du peuple ma patrie

Sourde à mon chant sourde à mon cœur à ma parole ô bien-aimée ainsi que toute bien-aimée

Sourde à l’amour de toi qu’humblement je t’apporte 

Pablo donne-moi la main je me perds entre tous ces mots pareils et différents qui semblent fausses portes

Que disais-tu Pablo de ces pieds dans le vin

De ces pieds qui foulaient les raisins de l’automne 

Ce vin qui naît des pieds du peuple.

 

Ah ce n’est pas le vin qui naît des pieds du peuple

Mon ami mais c’est notre sang

Palpe la nuit palpe la pluie palpe tes pleurs

Nous sommes neige d’or naissant

Ô poésie

Nous sommes cette sorte atroce de vendange

Nous sommes le chant égorgé

Nous sommes cette fin du monde cette danse

De septembre

Ô pressoir ô tambour cruel ô pitié de mon ventre

Et pas un vers n’est autre chose que le cri…

 

(à suivre)

 

 

 

Intermède 11 : La souscription pour le Vin des Poètes

Dans la lignée du spectacle « Le Cabaret du Vin » créé il y a près de quatorze ans (et joué depuis plus de 160 fois un peu partout en France), « Le Vin des Poètes » que nous publions en « feuilleton » ici même depuis quelques semaines, est aussi un livre-disque de Jacques Palliès (à paraître vers la fin du printemps). Ce livre-disque comprend :

- un CD de 13 titres dits et chantés par l’auteur  (poèmes de Baudelaire, Apollinaire, Dimey, Ponchon, Desnos, Couté, Valery, Brassens, Panard, Omar Khayyam, Jean Cévenol,…, arrangements de Gilbert Maurin)

- un livre, abondamment illustré, qui décline une large part de ce que le vin a inspiré aux poètes, aux écrivains, aux chansonniers…

Comme nous l’avons fait depuis le mois d’octobre dernier, nous vous le proposons à nouveau en souscription.

Prix public : 35 € – prix souscription : 30 €

 

 

 

 

 Bon de commande (à adresser à l’Acte Chanson BP 44136 – 34091 cedex 5) :

NOM………………………………………………………………………………………………………………………………………PRENOM …………………………………………………………………………………………………………………….

ADRESSE……………………………………………………………………………………………………………………..

TEL…………………………………………MEL……………………………………………………………………………

 

Veuillez me réserver…………exemplaire(s) du livre-disque « Le Vin des Poètes ».

Ci-joint un chèque de………….x 30 € =…………….€  (Nous consulter au-delà de 5 exemplaires)

Date et signature :……………………………………………………………………………………………………… 

Le Cabaret du Vin est à Mèze

Pour qui la rosette ?

Lorsque j’entendais Stone et Charden, à la triste époque où ils envahissaient les ondes, l’envie qui me prenait alors, au plus profond de mon être crucifié par une telle nullité, était de leur faire un splendide doigt d’honneur. Certains ces jours-ci ont hélas eu d’autres inspirations et d’autres aspirations en leur octroyant la légion d’honneur.

En apprenant la chose j’ai tout d’abord pensé qu’en fait cette distinction était donnée à titre posthume à Teilhard de Chardin. Mais non ! Il s’agissait bien des deux duettistes, divorcés, mais continuant néanmoins ensemble l’aventure inhumaine et inartistique de la chanson con.

Geneviève de Fontenay a du faire trois sauts périlleux sous son chapeau, elle qui trouve que la légion d’honneur est actuellement distribuée comme des casquettes Ricard au sein de la caravane du Tour de France.

Quant à feu mon vieux voisin, il doit avoir du mal à comprendre la chose, lui qui a du attendre l’âge canonique de quatre-vingt-dix printemps pour recevoir la célèbre rosette après avoir servi de chair à canon pendant la guerre de 14-18.

Heureusement que dans la même fournée, on a tout de même octroyé la légion d’honneur à la célèbre chanteuse folk-birmane Aung San Suu Kyi… Au fait, elle est bien chanteuse puisqu’elle a eu la même médaille que les deux ex-envahisseurs des ondes qui, en bonne logique, ont du, eux, affronter  plein de généraux sanglants ?

Le vin des poètes – épisode 11 : UN GRAND VOYAGE EN POESIE (1)

 

CHARLES BAUDELAIRE

 

Parmi les grands poètes classiques (je veux dire ceux dont l’oeuvre ne tourne pas exclusivement autour du vin), Charles Baudelaire est sans doute celui qui a consacré le plus de pages au divin breuvage (… et parfois aussi au haschich, mais c’est une autre histoire). Plusieurs de ses livres, tels Les Paradis artificiels, nous offrent de pleins chapitres sur le sujet, où le poète exerce superbement son art.

Dans Les Fleurs du mal il y consacre plusieurs poèmes dont Le Vin du solitaire mais aussi Le Vin des amants que chante Gilbert Maurin.

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LE VIN DU SOLITAIRE

Le regard singulier d’une femme galante

Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc

Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant

Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante

 

Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur

Un baiser libertin de la belle Adeline

Les sons d’une musique énervante et câline

Semblable aux cris lointains de l’humaine douleur

 

Tout cela ne vaut pas ô bouteille profonde

Les baumes pénétrants que ta panse féconde

Garde au cœur altéré du poète pieu

 

Tu lui verses l’espoir la jeunesse et la vie

Et l’orgueil ce trésor de toute gueuserie

Qui nous rend triomphants et semblables aux dieux 

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ENIVREZ-VOUS

 J’entends encore la voix de Serge Reggiani criant ce poème.

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

Et, si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit , à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise ! »

Dans son célèbre essai sur le poète, Jean-Paul Sartre écrit : L’attitude originelle de Baudelaire est celle d’un homme penché. Penché sur soi, comme Narcisse…

 J’ajouterais : et comme Narcisse, toujours prêt à tomber, se noyer, pourvu qu’en effet il en eut conscience. Car, ajoute Sartre : Baudelaire est l’homme qui ne s’oublie jamais. Il se regarde voir; il regarde pour se voir regarder.

En vérité ce regard, comme le montrent les extraits qui suivent est souvent admirable.

 

PROFONDES JOIES DU VIN…

Profondes joies du vin, qui ne vous a connues ? Quiconque a eu un remord à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous enfin vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne. Qu’ils sont grands les spectacles du vin illuminés par le soleil intérieur ! Quelle est vraie et brûlante cette seconde jeunesse que l’homme puise en lui !… 

… NOTRE EGAL ?

Le vin est semblable à l’homme : on ne saura jamais jusqu’à quel point on peut l’estimer et le mépriser, l’aimer et le haïr, ni de combien d’actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable. Ne soyons donc pas plus cruels envers lui qu’envers nous-mêmes, et traitons-le comme notre égal ! 

… En votre âme et conscience, juges, législateurs, hommes du monde, dites, qui de vous aura le courage impitoyable de condamner l’homme qui boit du génie ?

 

GUILLAUME APOLLINAIRE

« Je suis ivre d’avoir bu tout l’univers » écrivait Guillaume Apollinaire à qui cette consommation universelle ne déplaisait pas… comme elle ne déplaisait pas à Baudelaire, à Verlaine et tant d’autres. Connaît-on d’ailleurs des poètes de l’abstinence et de l’eau claire ? Des musiciens de la privation et de la retenue ?

Soyons clairs : faire l’apologie de l’ivrognerie et de l’ivresse permanente, donner l’alcoolisme et la cirrhose comme objectifs ultimes à la vie, est évidemment très loin d’être notre propos. Nous voulons seulement rendre compte des beautés magiques que les poètes – seuls ! – ont puisé dans le vin, transcris dans leurs œuvres et partagé avec le monde telle une offrande posée sur le bord d’un abîme…

 NUIT RHENANE

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme

Ecoutez la chanson lente d’un batelier

Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes

Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

 

Debout chantez plus haut en dansant une ronde

Que je n’entende plus le chant du batelier

Et mettez près de moi toutes les filles blondes

Au regard immobile aux nattes repliées

 

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent

Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter

La voix chante toujours à en râle-mourir

Ces fées aux cheveux d’or qui incantent l’été

 

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

 

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Hommage à ALLAIN LEPREST jeudi soir à Montpellier

Juste une précision supplémentaire apportée à ce bel article, il y aura également au Trinque Fougasse une exposition de dessins, tableaux, affiches et autres représentations diverses, signés Allain Leprest. Qu’on se le dise !

Vin des Poètes, épisode 10 : VIVE L’OCCITANIE !

                                                                                                        Ô mon païs… (Claude Nougaro)

Evidemment nul besoin d’aller aux quatre coins du monde pour célébrer le vin. Qui peut encore ignorer que l’hymne légué à la Catalogne, à la Provence, à l’Occitanie et au monde entier par Frédéric Mistral (sur une musique de Nicolas Saboly) est un hymne au vin ?

COUPO SANTO

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La Coupo santo, chantée par Patric, le chanteur occitan sans doute le plus populaire aujourd’hui… et que nous retrouverons plus avant dans ce livre au chapître des « Chansons d’ici ».

CHANSON DE LA COUPE 

Frédéric Mistral, auteur de cette coupe sainte offerte aux Catalans, leader incontesté de la cause du félibrige, est né à Maillane en 1830. Militant de l’indépendance de la Provence, il s’attacha à produire une oeuvre très vaste en langue occitane, qui lui vaudra le prix Nobel de Littérature en 1904.

Son oeuvre majeure est Mireïo, plus tard mise en musique par Gounod, mais on lui doit aussi le fameux Trésor dau Félibrige qui est encore aujourd’hui une référence de la lengo nostre.

 

LOU VIN PROVENçAU

Lo souléu me fai canta disait Mistral qui ornait son ex-libris d’une cigale d’or sur champ d’azur… Mais sait-on qu’en occitan la cigale signifie aussi l’ivresse ?

 

 

Né à Sisteron en 1843, mort à Antibes en 1896, Paul-Auguste Arène fut un de ces félibres qu’on appela « parisiens ». Pendant plusieurs années il fut en effet journaliste à Paris.

Ami de Roumanille et de Mistral, il fut également lié à Alphonse Daudet qui lui doit, semble-t-il, quelques Lettres de mon moulin. Jean des figues est son oeuvre la plus connue.

 

 

CAMINAREM

En décembre 2010 le troubadour occitan Joanda nous écrivait : J’ai depuis quelques années une très forte envie d’avoir des vignes bien que je ne sois pas du métier. Peut être plus par désir d’entrer en communion avec la terre que de goûter ce qui pourrait sortir de ces quelques grappes. Juste une profonde envie de soulever  la poussière par temps sec et de marcher dans la boue après nos averses languedociennes. Car il y a un temps languedocien comme il y a une terre languedocienne. Me retrouver là entre le ciel et la terre d’un pays qui a appris à grandir entre félicité et souffrance, c’est d’abord saisir ce que peut être l’humilité mais aussi éprouver la solitude de la création. Et il y a incontestablement création lorsqu’on élève un vin. J’ai choisi pour ma part de composer et de chanter. Je le fais en langue occitane parce que je retrouve dans chaque mot un puissant dialogue avec notre pays. Mais c’est au creux d’un fauteuil ou sur le bord d’une scène que je joue. C’est curieusement dans ces instants là que je ressens l’infinie valeur de ce que chaque artiste vigneron possède et que nous n’avons pas : le monde dans les mains. Et ils nous sauvent peut-être pendant que nous nous amusons.

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La chanson Caminarem est une adaptation du célèbre article Qui nous sommes du journal des vignerons de 1907 Le Tocsin.

 

 

 

CANçON DE VENDEMIAS

C’était peu après les événements de mai 68. Des revendications nouvelles naissaient dans la foulée libertaire et franche du grand mouvement étudiant et ouvrier qui avait tant fait trembler la bourgeoisie française…

En Languedoc, c’était soudain en occitan que s’écrivaient aussi les luttes. Dans les chansons de Marti, de Mans de Breich, de Jan Pau Verdier, dans les pièces de la Carriera, de la Rampe… un peuple différent écrivait son histoire.

Claude Marti, instituteur à Couffoulens, chanteur, militant occitaniste, ami de Jean-Pierre Chabrol avec qui il a écrit plusieurs livres, en était la voix principale.

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CANTAM LO VIN

 

Cantam lo vin (paroles René Samson, musique Auguste Bosc) fait partie de l’inépuisable répertoire de la chorale occitane Lo Cocut qui s’est donné pour ambition de porter, partout où cela lui est possible, la culture populaire occitane à travers les chansons qui en sont, comme dans toutes les cultures, l’expression la plus partagée.

 

(à suivre)