Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

C’était donc quelques jours après le premier de l’an, juste avant l’horreur survenue à Charlie Hebdo. La voix du policier du commissariat de La Paillade s’était faite os et chair et c’était très ressemblant : calme et sereine : « Ce sont les faits du 5 décembre 2013 qui vous sont reprochés » disait le policier « c’est-à-dire les injures, menaces et autre violences exercées à l’encontre des dirigeants de l’association « J’ai rendez-vous avec vous »… à la date susdite »… Et je me revoyais en effet envahi par une colère absolue face à des gens qui mettaient à profit la création de leur association pour s’emparer sans raison avouée, ni justification d’aucune sorte, de ce qui nous avait un temps rassemblé à la demande de la mairie : le festival Brassens de Saint-Gély-du-Fesc  dont la direction artistique et la régie générale étaient jusques là (quatre éditions depuis 2006) exclusivement confiées à l’Acte Chanson… « Apparemment » poursuivait le policier « vous n’avez pas supporté que le bureau de l’association vous empêche de disposer pour votre compte ou celui de l’Acte Chanson, des subventions accordées à « J’ai rendez-vous avec vous »… Avouerais-je que j’ai alors failli me lever pour applaudir le tour de passe-passe, c’est en effet pour cela que « J’ai rendez-vous avec vous » avait été créée : pas pour l’Acte Chanson mais pour le financement local du festival !… « Et de quand date cette plainte ? » enchaînai-je avec un bel à-propos. « Du 3 novembre 2014 ! » répondit le policier. 11 mois après les faits, je ne pouvais qu’opiner à la douleur invraisemblable qui  m’avait alors envahie, tout en niant bien sûr la violence physique. Quoi ! Après quatre années d’investissement total au service du festival, je devais rester impassible, presque beau joueur, face à un duo de personnages prêts à tout pour s’emparer de ce que nous avions créé ?

« Je vous conseille d’essayer d’oublier et de passer à autre chose » me dit un peu plus tard le policier avec une certaine empathie. Sans doute, mais encore faudrait-il que tout soit réglé. A maintes reprises nous avons demandé à « J’ai rendez-vous avec vous » de nous rencontrer pour mettre les choses à plat. Aucune réponse ne nous a jamais été apportée, si ce n’est en attisant les haines (Comment par exemple un membre récent du bureau de « J’ai rendez-vous avec vous »  a-t-il pu aller jusqu’à bousculer notre vice-présidente ? Que lui a-t-on raconté ?), en fomentant les rumeurs (Or non seulement nous n’avons pas piqué dans la caisse mais l’association saint-gilloise nous doit 1792 €), en appelant la gendarmerie et la Police à leur rescousse à trois reprises lors du festival de novembre 2014 (Brassens doit se retourner dans sa tombe…)

« Finalement » conclus-je auprès du policier pailladin « Que va-t-il à présent se passer ? » « C’est au procureur de se prononcer » dit-il avec le sentiment évident d’avoir perdu son temps.

… La suite au prochain numéro.

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