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L’interview du mois

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Communication : SALICORNE ou l’implication humaine dans les relations professionnelles

Notre nouveau blog est l’œuvre, (en liaison étroite avec nos préoccupations) de l’association SALICORNE animée par Guilhem Poisson, graphiste et webmaster, à qui nous avons demandé de nous parler de son métier et de son action (ce qu’on pourrait aussi appeler sa… philosophie professionnelle).

L’ACTE CHANSON : Peux-tu pour commencer nous raconter brièvement l’histoire de Salicorne ? Ses buts ? Sa pratique ? Si tant est qu’elle ait une pratique différente des sociétés commerciales particulièrement  nombreuses dans le secteur ?

Guilhem Poisson : Je ne pense pas être un extra terrestre dans le secteur de la communication mais j’attache une importance toute particulière à l’aspect humain dans les relations professionnelles.
J’ai besoin de pouvoir m’impliquer humainement avec mes clients. Sans en faire forcement des amis je dois être en accord avec leurs savoir-faire ou leurs savoir-être. J’ai du mal a travailler sereinement avec des gens dont je ne respecte pas les valeurs ou l’éthique.

L’ACTE CHANSON : Outre le beau site de l’Acte Chanson que nous venons de mettre en ligne avec la nouvelle année, de quelles autres réalisations peux-tu, ou veux-tu, témoigner ?… Dont tu serais fier ? Sur un plan esthétique ? Ou par l’adéquation à un cahier de charges que tu aurais particulièrement bien maîtrisé ?

G.P. : Surement une tendance naturelle à la modestie, mais j’ai du mal a mettre en avant tel ou tel travail. Je suis souvent très embêté quand on me demande de montrer des exemples.
Il y aussi une part d’insatisfaction dans chaque projet, dont je n’arrive pas à me débarrasser. J’ai souvent envie de revenir sur un travail pour modifier tel ou tel détail mais la plupart du temps, la mission est finie au moment où le document est imprimé. C’est sans doute le drame du prestataire qui ne peut s’impliquer au delà de la mission qui lui est confiée.

L’ACTE CHANSON : Quelles sont tes perspectives pour les mois, voire les années, à venir ? Vises-tu surtout à travailler avec ce qu’on pourrait appeler le marché associatif ? Ou t’inscris-tu dans l’ensemble de l’économie sociale ? Es-tu prêt à travailler avec de grosses collectivités ? Ou des entreprises classiques ?…

G.P. : Je travaille essentiellement avec des « entreprises classiques » comme tu dis. Les associations sont finalement une petite partie de mes clients. Mais je reste ouvert à toute collaboration. Mes clients vont du plus petit commerçant à des institutionnels en passant par des associations, des artisans, des artistes etc.

La diversité des expériences est un paramètre très important pour moi. Je me nourris de ces rencontres. En touchant à la communication on est au cœur de la structure et je me régale de découvrir des métiers différents chaque jour au contact de mes clients.

J’espère pour les années à venir, continuer à multiplier ces rencontres et m’impliquer encore plus dans mon secteur (Vic-la-Gardiole – les Aresquiers) pour la valorisation des produits du terroir et de la richesse locale.

L’ACTE CHANSON : Parlons un peu de Guilhem Poisson pour terminer, car je suppose que ton métier n’est pas toute ta vie… Des passions ? Des rêves ? Des ambitions personnelles ?…

G.P. : Pas vraiment de rêves chevillés au corps. Pleins de passions par contre, dont une très prenante qui consiste à siroter du muscat sec en mangeant des huitres de Bouzigues les pieds dans les étangs.

Contact Salicorne : Guilhem POISSON 4 rue du Droit – 34110 Vic-la-Gardiole 04 67 78 67 10 / 06 88 39 81 58 – info@salicorne.org

Contre la logique exclusive de l’argent

DV IMAGEPour les CD aussi il s’agit d’imposer une autre façon de concevoir les choses. Une interview de Julien Heurtebise, chanteur, militant, entrepreneur…

L’Acte Chanson : Ainsi donc, comme tu l’expliques par ailleurs sur ce blog, les CD de l’Acte Chanson sont désormais en diffusion numérique, téléchargeables et écoutables, sur la plupart des plateformes de diffusion musicale… et tu es pour nous l’artisan de cette »révolution », comment cela s’est-il passé ?

Julien Heurtebise : Outre les explications données sur ce même blog, je voudrais insister sur les « comparaisons » que j’ai été amené à faire et qui montrent certains aspects véritablement « attrape-nigauds » dans les propositions qui nous sont présentées. Par exemple, par certaines plateformes payantes mais sans garantie de contreparties, par celles attractives mais confidentielles, par d’autres encore ultra-pros mais qui fonctionnent comme des maisons de disque, avec comité d’écoute, etc… Au bout du compte il m’a semblé que D@dii répondait le mieux à nos souhaits, à savoir : la gratuité de la mise en ligne, la visibilité, la facilité d’emploi et les développements possibles.

L’Acte Chanson : Cela veut bien dire que tous nos disques sont dès à présent écoutables et téléchargeables sur le net ?

J.H. : Absolument ! Du moins tous les CD produits directement par l’Acte Chanson : pas les K7, ni les CD co-produits ou seulement aidés par nous. Après tout, les artistes ont leurs responsabilités à prendre, comme je l’ai fait moi-même avec « Chansons du temps qu’il fait ».

L’Acte Chanson : Juste une précision concernant le CD qui vient d’être enregistré sur « Aristide Bruant et le Chat Noir »… Quand rejoindra-t-il les autres ?

J.H. : La précision est importante puisque ce CD n’existera qu’en diffusion numérique… Ma réponse est que cela sera fait quand tous les éléments nécessaires auront été réunis et m’auront été transmis. Je n’imagine pas qu’il puisse y avoir le moindre problème avec D@dii.

L’Acte Chanson : Tu es également à l’origine de la création de Rhinolophe.com, le site des CD auto-produits… Quel bilan tires-tu aujourd’hui de cette expérience ?

J.H. : Une précision d’emblée : bien qu’étant une entreprise, Rhinolophe a été et est encore avant tout un acte militant, et non commercial. Ma seule ambition a toujours été d’essayer de réunir sur un même site le plus grand nombre possible d’auteurs-compositeurs-interprètes auto-produits afin de les rendre le plus visible possible. Sans un site comme Rhinolophe, ils resteraient en effet noyés dans la masse des sites personnels, et il est évident qu’on ne peut compter sur une grande entreprise de distribution pour les aider à s’en sortir. Pour elle nous ne sommes que de vulgaires « inconnus »…
Ceci étant dit, le bilan que tu me demandes de faire n’est pas pour autant très positif. Au contraire ! Créé il y a plus d’un an, la rentabilité du site est aujourd’hui totalement nulle, une fois effectuées l’ensemble des opérations qu’exige le statut d’entreprise. Malgré les liens mis en place par certains, malgré les campagnes de publicité payantes sur le net, malgré les informations régulières, le site reste trop peu visité pour avoir une efficacité suffisante. A cet égard d’ailleurs je ne cesse de me demander comment il est possible que les artistes aient aussi peu de curiosité et d’appétit envers leurs propres collègues…

L’Acte Chanson : Est-ce donc déjà un échec ?

J.H. : Non car tous les retours que j’ai sont positifs. Le site va donc naturellement continuer, et sans doute même grossir. Bien que lui-même noyé dans une « mer de propositions », il correspond d’évidence à un besoin… Bien sûr nous n’avons aucune aide publique, bien sûr nous sommes confrontés à des mots clefs trompeurs – Tape par exemple « chanson française » sur Google et tu comprendras ! -, bien sûr nous sommes dans une concurrence pas toujours très loyale… Mais la réalité est aussi qu’on ne peut imaginer vivre d’une telle aventure. Pour autant je le redis : je vais continuer !

L’Acte Chanson : Au plan régional comme au plan national on assiste actuellement à un gros remue-ménage dans le domaine du disque. D’un côté les Majors ne veulent évidemment rien concéder de leur pactole, mais les producteurs régionaux veulent aussi de plus en plus une part de la galette. (Voir par exemples le redéploiement de 280com, les prises de position répétées de l’ATEM LR, – l’association des éditeurs de la région -, ou encore l’organisation du Forum des Musiques Indépendantes sur l’Esplanade en septembre prochain)… Comment vois-tu tout ça ?

J.H. : J’avoue que spontanément je ne me sens pas vraiment concerné. Tu sais que j’existe certes en tant qu’entrepreneur de musique, mais aussi en tant que militant associatif et en tant qu’artiste. Or tous les gens que tu cites n’ont jamais eu le moindre contact avec moi. Ils m’ignorent… et j’ai tendance à penser que leurs cris contre les Majors (certains se situent même dans le développement durable…) ne visent qu’à tenter de faire d’eux des Minors, languedociens ou provençaux peu importe… Et moi j’ai envie de dire : et la chanson dans tout ça ?

L’Acte Chanson : Cela veut-il dire qu’il faut rester à l’écart de tout ce qui se passe ?

J.H. : Bien sûr que non. D’ailleurs même si je n’ai pas été invité personnellement, je serai présent au FMI, sur l’Esplanade, le 18 septembre prochain… Et je précise aussitôt : pas pour récupérer d’éventuels subsides comme probablement la plupart des participants, mais bien pour défendre les artistes du catalogue et leurs enregistrements. En tant qu’entreprise je ne peux briguer d’aides publiques, mais en liaison avec l’Acte Chanson qui est une association, il y a une grosse bagarre à mener. Et nous la mènerons !

L’Acte Chanson : Pour terminer je voudrais que nous parlions un peu du fond des choses. Aujourd’hui, grâce au numérique, tout le monde ou presque peut enregistrer un CD, tout le monde, grâce à internet, peut le donner à entendre au monde entier… Penses-tu que cela révèle une véritable explosion de la liberté, profitable à tous, et que l’argent soit ainsi réduit à une place secondaire ?

J.H. : Il est vrai que lorsque, il y a 35 ans, on enregistrait un disque il fallait un large espace, un gros matériel, et être prêt à un investissement conséquent. Aujourd’hui avec une boîte à quelques centaines d’euros, on peut pratiquement tout faire… Mais la vraie question est alors : pourquoi ? pour qui ? Nous sommes en effet dans l’illusion la plus totale… La qualité des artistes, qu’ils soient auteur, musicien ou interprète, elle, ne change pas et le problème est toujours de savoir comment ils peuvent le mieux possible saisir leur chance. Or plus personne, depuis longtemps, ne joue vraiment son rôle à ce niveau. Comme le soulignait toujours le regretté Marc Robine : dans toutes les maisons de disques les directeurs artistiques ont été supprimés au profit des seuls directeurs commerciaux ou financiers. C’est très révélateur.

L’Acte Chanson : On pourrait aussi dire que les artistes après tout ont d’abord un métier à exercer, plutôt qu’une carrière à attendre… Mais je retiens de tes propos que finalement l’argent est toujours très présent ?

J.H. : Oui ! Comme il l’est de plus en plus dans la médecine, le sport, l’enseignement et le reste, selon une seule logique comptable : le profit ! le plus grand possible pour le plus petit nombre de gens ! Et c’est cela fondamentalement qu’il faut changer !

Hervé Tirefort : plein de projets en 2010

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Premier artiste programmé par l’Acte Chanson en 2010 (le 15 janvier à la MPT Marie Curie à Montpellier) Hervé Tirefort fait avec nous le point sur sa passion pour la chanson qui, depuis 14 ans, est aussi devenue son métier.

L’Acte Chanson :
Hervé, nous savons que tu étais pharmacien… Aujourd’hui te voilà presque vieil « intermittent du spectacle », explique-nous ce parcours inattendu.
Hervé Tirefort :
Tout est parti de ma passion pour la chanson. En vérité je me suis toujours rêvé chansonnier, sur une scène, en train de chanter et de faire rire les gens, de les faire pleurer aussi, bien que ce soit pour moi plus difficile… Alors un jour (et l’Acte Chanson n’y est pas pour rien) j’ai tenté l’aventure : je suis devenu chansonnier, au sens québécois du terme c’est-à-dire quelqu’un qui chante, qui propose des spectacles de chansons et… qui en vit. Exactement depuis 1996.

L’Acte Chanson :
Est-ce que cette notion de vivre de sa passion est pour toi importante ?
Hervé Tirefort :
Dans la mesure où elle est devenue mon travail, c’est essentiel. Je sais que beaucoup de gens ont du mal à imaginer que chanter peut être un métier. Et pourtant… Heureusement bien entendu que le « statut » d’intermittent existe qui nous permet – parce que nous nous présentons régulièrement sur une scène – de « gagner notre vie » tout en continuant de créer, d’inventer, de préparer ces moments de bonheur partagé que sont les concerts…
C’est vrai qu’aujourd’hui, pour plusieurs raisons, les choses ont tendance à devenir plus difficiles. Plus de concurrence entre les artistes, moins de budgets dans les circuits que j’ai, que nous avons construits… Faut en permanence s’accrocher, entretenir son relationnel…

L’Acte Chanson :
On a même parfois l’impression que la qualité importe peu et que tout devient affaire de « produit »… Qu’en penses-tu ?
Hervé Tirefort :
Cela fait partie des difficultés nouvelles dont je parlais. Il y a un appauvrissement certain de la demande, tant de la part des organisateurs que du public lui-même… Et je ne parle pas des médias qui sont de plus en plus inexistants en matière de chansons. Je ne parle pas non plus des « professionnels » qui s’évertuent seulement à construire des réseaux, bien fermés, et à fabriquer des produits. Certes ils le font bien mais cela induit un état d’esprit consumériste qui est la négation même de l’aventure culturelle, de l’esprit de découverte indispensable.

L’Acte Chanson :
Le tableau que tu dresses n’est pas particulièrement enthousiaste… On te sent pourtant heureux de ce que tu fais.
Hervé Tirefort :
Parce que j’ai réussi à mêler métier et passion et que je suis persuadé qu’en 2010 je vais pouvoir poursuivre mon chemin. J’ai même plein de projets que j’espère mener à bout, tout en continuant à aller de centres de vacances en maisons pour tous, de foyers ruraux en comités d’entreprise…
Le premier de mes projets va être par exemple de revisiter l’ensemble de mes spectacles (In vino veritas, l’Ode aux poètes, le spectacle sur Charles Cros…) pour leur maintenir l’énergie nécessaire malgré le fait que je les joue peu souvent. Je vais aussi m’investir, avec Soisic et un certain Jacques Palliès, dans la commande faite par une commune héraultaise d’un spectacle de chansons sur Paris… Enfin concernant mes propres chansons, je crois qu’il est temps que j’envisage d’éditer un nouveau CD, fait dans les règles de l’art…

L’Acte Chanson :
Merci Hervé ! et longue route en chansons.

(Recueilli par Jacques Palliès)

Pour en savoir plus : http://www.myspace.com/hervetirefort

Les premiers pas de Crescendoc

Premiers interviewés de cette nouvelle rubrique : Marie-Hélène LÉANDRO et Jacques GAUFFIER de l’association CRESCENDOC « outil de mutualisation et d’émergence des artistes et techniciens du spectacle vivant »

L’Acte Chanson :
Depuis quelques mois, l’association Crescendoc a répondu au souhait exprimé par la précédente A.G de l’Acte Chanson et est devenu un outil autonome de la gestion administrative de contrats et cachets d’artistes et techniciens du spectacle… Peut-on faire un premier point après ces quelques mois d’existence ?

Jacques Gauffier :
Et bien on peut dire qu’après des débuts un peu hésitants, le démarrage de Crescendoc a bien eu lieu. Aujourd’hui la mécanique est en place et, même si tout n’est pas encore au mieux, nous correspondons vraiment à un besoin.

Marie-Hélène Léandro :
45 artistes déjà sont adhérents de la structure pour un chiffre d’affaires de près de 60000€ depuis notre naissance… C’est bien, mais insuffisant. En fait seul le mois de juin a été à la hauteur de nos espérances. Depuis c’est un peu juste…

L’Acte Chanson :
Les 45 artistes que vous évoquez sont-ils des « anciens » de l’Acte Chanson, ou des nouveaux ?

Marie-Hélène Léandro :
La plupart sont bien sûr des anciens, mais il y a aussi une dizaine de nouveaux qui apportent d’ailleurs une plus grande diversité de métiers…

Jacques Gauffier :
En fait quand nous parlons d’insuffisance, c’est évidemment en chiffre d’affaires, pas en temps de travail.

L’Acte Chanson :
A quoi est dûe cette situation ? J’imagine qu’il n’est pas évident de créer une telle structure en période de crise ?

Jacques Gauffier :
Certes il y a la crise et je vais y revenir, mais nous avons à faire un vrai travail de communication sur nos prestations. Nous avons aussi à convaincre les institutions culturelles de la nécessité de nous aider… Alors bien sûr la crise ne nous facilite pas le travail, quand, par exemple, on relève que dans le théâtre les activités ont baissé de 20%, que dans la musique le travail « au noir » galope, etc…

Marie-Hélène Léandro :
Un autre problème réside dans le fait que les grandes institutions culturelles, prenant conscience du problème posé par la gestion des contrats d’artistes, ont poussé à la roue pour que des structures adaptées soient mises en place. C’est bien, mais il faut que cela se passe dans la loyauté…

L’Acte Chanson :
Loyauté ?

Jacques Gauffier :
Oui, qu’on évite par exemple de qualifier d’illégales des structures qui font le boulot, qui répondent aux besoins des uns et des autres, le plus souvent dans des conditions d’engagement militant, et non avec le souci de récupération politique ou autre !…
La « rigueur » dont on nous rebat les oreilles est en fait trop souvent un moyen de corseter les choses pour laisser la place aux seules grosses structures… Ce n’est bon pour personne, ni pour les artistes ni pour les « petits » organisateurs.

L’Acte Chanson :
Peut-on malgré ce parler de perspectives intéressantes ?

Jacques Gauffier :
Il est évident que nous allons continuer à mutualiser et que nous le ferons avec la conviction de réussir.

Marie-Hélène Léandro :
Surtout si les moyens nous sont donnés…

Jacques Gauffier :
Notre seule ligne de conduite sera d’améliorer sans cesse nos prestations, en essayant le plus vite possible de ne pas perdre d’argent… Et pour cela il est quasi certain que nous nous engagerons aussi dans l’aide à la diffusion des spectacles. C’est peut être même la seule solution pour s’en sortir.

Marie-Hélène Léandro :
A partir du moment où nous atteindrons le point d’équilibre entre le travail fait et l’argent généré tout deviendra possible !

  (Recueilli par Jacques Palliès)
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