Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

La Chronique

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Oui, il est pas beau Bruant ? Directement passé d’un tableau de Toulouse-Lautrec à la scène de Mélina Mercouri… Merci à Thierry Margot de nous avoir permis de nous souvenir de tout.

aristide_bruant.jpgPrès de quarante personnes réunies pour écouter du Bruant un vendredi soir à Mélina Mercouri, presque sans publicité, mais dans un contexte d’offre de spectacles montpelliérains multiple et souvent gratuit, n’hésitons pas à qualifier cette soirée de succès…
Et quel bonheur évident chez le public, dont certains découvraient le poète du Chat Noir pour la première fois ! Pour nous qui avions choisi d’éclater l’espace de jeu et de chanter et dire sans sonorisation, ce fut assurément un moment de création qui comptera dans notre histoire collective (et je dis ça bien sûr pour nos futurs biographes, trop occupés ce soir-là pour être présents, mais qui un jour…).
C’était aussi la sortie de notre dix-septième album (Oui ! 17ème !) et pas le moins abouti sur les plans technique et… esthétique; un album certes qui restera virtuel puisque sa diffusion ne sera que numérique (sur toutes les plateformes de diffusion musicale tout de même) mais qui existe pour de bon, n’en déplaise à tous ceux qui ont choisi de ne rien en dire…
A vous gâcher la soirée ! Mais c’est raté !

                               Bon d’accord, notre premier atelier chez Trinque Fougasse fut suspendu sine die, faute d’ « écrits-vins » (au moins dix officiants s’il vous plaît !)… Mais pour que le 2 novembre nous ne devenions pas des « écrits-vents », voici quelques exemples de ce que vous avez manqué…
– Ecrire avec des si en utilisant le langage de la dégustation :
Si j’étais un vin, j’aurais de la cuisse, du gras, j’aurais une belle robe (tant pis pour ma réputation), j’aurais du nez (ni cap, ni péninsule… mais du nez), je serais sur le fruit, avec des touches de vanille (que c’est beau les fleurs d’orchidée !), peut-être de fruits rouges (vive la révolution !), je serais peut-être boisé mais pas trop tannique, et enfin, et surtout, et par-dessus tout, on admirerait ma souplesse.
– Ecrire avec des si en utilisant un langage choisi : vin, vieux, nouveau, maturation, fermentation, cépage, terroir, cave, ivresse, plaisir, table, dégustation…
Si j’étais un vin, je serais évidemment ce vin jeune, presque pétillant, qui n’a pas le temps de vieillir et qui donne, tout de suite, le plaisir que les hommes attendent de lui… Si j’étais un vin je serais aussi celui-là qui mûrit au secret de la cave et dont on ne découvrira, peut-être, toutes les qualités qu’au bout de longues années de doute et d’espoir… Si j’étais un vin, je serais enfin cette élaboration précise, délicate et inquiète qui, de la vigne à la bouteille, me construit patiemment : un sol, un cépage, une cueillette, une fermentation, un assemblage et un vieillissement.
– Ecrire avec des si en partant d’une question : et si les vins savaient parler ?
Vous dites : si les vins savaient parler ?… Mais ils parlent monsieur, ils sont même d’une grande éloquence et ils font bien des discours, des harangues, des confidences, des aveux, des exordes et des péroraisons… Oui ! monsieur, les vins parlent !… Vous me dites : si les vins savaient voler ?… Mais ils volent monsieur, ils planent et font des loopings, des chandelles et des piqués, quand ils déploient leurs grandes ailes, ce sont des caravelles, des concordes, des mirages (que sais-je ?) qui atterrissent dans nos gosiers… Oui ! je le redis monsieur : les vins volent !… Et vous me dites encore : et si les vins savaient aimer ?… Mais ils aiment monsieur, ils aiment à pleine bouche, à plein torse, à plein cœur… Ils aiment et je le leur rends bien !
– Et pour finir, détourner un proverbe, une expression :
« Rien ne sert de courir il faut partir à point » peut devenir « Rien ne sert de souffrir il faut boire sans fin »… « Tel maître tel chien » deviendra « Telle vigne tel vin »… Au constat de la Bible disant « Le vin réjouit le cœur des hommes » nous ajouterons « … et n’attristent pas celui des femmes » (vive la parité !)… Enfin à Stevenson disant « Le vin c’est de la poésie en bouteille » nous préviendrons « … et parfois de la folie en barrique ! »… On pourra même aller beaucoup plus loin dans l’exercice : « Voir sans être vu ?… Plutôt boire sans être bu, ou croire sans être cru, poire sans être pus, noir sans être nu… Mais que de déboires avec un tel début ! C’est comme faire la foire sans fût. »
Alors pensez à vous inscrire pour le 2 novembre (au moins dix officiants/ au plus vingt… ou vin ? comme vous voulez.)

Chansons_ouvrieres.jpgJe viens d’entendre un disque formidable qui, plusieurs fois, m’a mis les larmes aux yeux, qui a remué en moi tant et tant de nostalgies militantes, qui m’a donné envie de reprendre les « armes » et de me battre pour de bon, de continuer à vouloir plus que tout changer cette société dont rien au fond n’a bougé depuis les débuts du 20ème siècle, si ce n’est surtout les apparences,… Un disque de combat donc, dont le but avoué est de « chanter pour changer le monde » comme on pouvait alors y croire avant que les marchands eux-mêmes ne s’emparent des chants, de tous les chants (regardez ce qu’est devenue la chanson sur le Che…) et de tous les chanteurs, pour en faire presque exclusivement des affaires et de l’argent…
Oui ! J’ai attentivement écouté ce disque, la superbe voix grave de Fabrice Lançon, les arrangements de Gilbert Maurin, les textes de ces chansons écrites dans la fièvre des luttes et… dans l’anonymat le plus humble, et jusqu’à ce chant surgi semble-t-il du fond du temps (le nôtre pourtant) sur Noël et ses déchirements.
Il est vrai que bien des choses ont changé depuis : un siècle de ravages et de ressentiments ! Mais qu’on les mette au présent ces « chansons de mémoire ouvrière » et que les lendemains chantent… Enfin !

… de la pourpre et de l’ambre, disait Jean Richepin

4 SEPTEMBRE : SOUS L’EGIDE DE DIONYSOS
Dionysos__55_.jpgNous étions près de 400 pour découvrir ce que de jeunes artistes de la région (Emyra, Elody, Joanda, Chloë, Cécile) pouvaient nous dire aujourd’hui de Jean Ferrat, de ses chansons… Et ce fut un moment presque magique où bien des vérités surgirent dans le rond lumineux de la scène. Dont celle-ci que je choisis : chacun avec sa voix, sa jeunesse, son histoire, sa beauté, sa hargne, a sa place, et la prend, dans les combats d’aujourd’hui pour plus de fraternité.
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5 SEPTEMBRE : IL FAUT SE LES FARCIR !
Sacré René-Louis Laforgue (l’auteur de Julie la Rousse…) ! Il n’est jamais venu à Clapiers glorifier la tomate dans toutes ses splendeurs, mais je suis sûr que le coeur y était et qu’il se serait volontiers mêlé aux centaines de personnes présentes tous les premiers dimanches de septembre dans la parc municipal de Clapiers. On pourrait d’ailleurs également y croiser Renaud qui, en ch’ti s’il vous plaît, célébrait lui aussi, il y a quelques années déjà, la tomate… à sa façon ! Ou encore Pierre Louki, le génial ami de Brassens, qui chantait Un grain de tomate que vous m’abandonnâtes m’est resté sous la dent… Que d’émotion ! Que de poésie !… Et je passe sur les oeuvres diverses de Pink Martini, des Berruriers Noirs ou de Las Ketchup, voire de Jack Ary qui, sur un air de chachacha, implorait : Mange des tomates mon amour, mange des tomates nuit et jour, ça donne bonne mine, c’est plein de vitamines…
Heureusement pour les tomates et la littérature (ça viendra plus tard pour la chanson), il nous reste Delteil qui écrivait avec toute sa truculence et sa sensibilité : Ô tomates mûres, vous êtes la joie du monde et la volupté des intestins. Vous êtes des systèmes solaires, ô tomates, des systèmes solaires et des ventres de femmes.… D’après mon expérience, c’est assurément vrai pour un téton de Vénus, une belle arlésienne, une cotelée de Valence ou une… chandelle romaine. Mais qu’en est-il d’une noire de Crimée, d’une marmande de Montpellier ou d’une grosse Moya ?

12 et 17, 18 SEPTEMBRE : LE TEMPS DES FOIRES
La foire aux associations de Montpellier a cette particularité de s’imposer comme le rendez-vous incontournable de la rentrée… et de se révéler insupportable et interminable quand on y est. Le seul avantage est qu’on s’y ennuie tellement qu’on parle avec ses voisins, qu’on part toutes les cinq minutes à la recherche des copains et qu’on y croise… des personnalités (poil au nez !). Alors on revient l’année d’après.
          Le FMI par contre (qui a eu l’idée de ce nom ?) en était à sa première édition et on ne peut pas dire que ce fut un triomphe. Si j’osais je dirais que je m’y suis tellement ennuyé que j’ai parlé avec mes voisins, que j’ai cherché souvent les copains et que j’ai même croisé des… personnalités (les mêmes !). Mais je ne suis pas sûr de revenir à ce rendez-vous marchand des musiques dites indépendantes. A mon avis si l’on se place du point de vue des artistes et de la création, il y a bien d’autres choses à faire pour sortir du merdier et résoudre le problème de la diffusion des oeuvres.

18 SEPTEMBRE : PLACE A L’A.G.
J’aime bien ce moment de l’assemblée générale où on se retrouve (vingt, trente…) pour discuter de la chanson et de ce qu’il faudrait faire pour lui redonner son lustre d’antan. Cette année ce fut très simple et unanime : il faut une salle dédiée à la chanson à Montpellier et le bureau élu (à l’unanimité) a pour tache principale, unique et préférée, de tout faire pour ça ! Fermez le ban !
Il reste à dire cependant que le repas offert par Trinque Fougasse fut lui aussi unanime(ment apprécié).

19 SEPTEMBRE : LES REMERCIEMENTS DE COPIHUES
                                                              C’était le 28 mai dernier. Nous avions participé salle Jacques Ier d’Aragon à une soirée de solidarité organisée au profit des indiens mapuches du Chili particulièrement victimes du tremblement de terre et du tsunami qui avaient ravagé le pays au mois de février… La soirée avait pleinement rempli son rôle et l’association Copihues qui était à l’origine du projet, tenait à remercier tous ceux qui avaient participé. D’où un superbe repas par un dimanche de grand beau, tout d’amitié et de fraternité. Merci !

24 SEPTEMBRE : ETRE OU NE PAS ETRE A GERARD PHILIPE
J’ai honte ! C’était la présentation de la saison du théâtre Gérard Philipe dont nous sommes un des plus anciens habitués… et nous n’étions pas présents ce vendredi-là. Victimes tout simplement d’un effet de saturation au bout de ce mois de septembre chargé, pour une programmation encore lointaine (mai 2011 !) alors que les rendez-vous immédiats ne cessent de grandir et que les urgences (disons plutôt idéologiques) se multiplient…
Mille excuses donc à Jean-Pierre, Fabien, Muriel, Julien et les autres, on fera mieux la prochaine fois.

1 août :chansons_capitales_1.jpgBon ! Pas la peine d’épiloguer avant de commencer,…, j’essaie tout simplement de redémarrer cette chronique parce que je crois que c’est important et que je vais essayer de m’y tenir. Ainsi j’avoue que je suis encore sous le coup de l’avant-première d’hier au soir chez Trinque Fougasse (merci à Dominique de nous avoir prêté son lieu !) : je suis désormais persuadé que ces « …25 chansons capitales » seront un bon spectacle mais qu’il y a encore du chemin à faire pour trouver le bon rythme et ne plus craindre les hésitations, les oublis de texte qui empêchent encore notre travail d’être au maxi de ce qu’il peut donner. On saura d’ailleurs très vite (vendredi déjà !) si c’est possible.
2 août : J’ai finalement repris tout le suivi de ce blog. Un billet d’humeur pour m’expliquer sur les raisons du silence durant tout juillet, un billet de Jean-Pierre (à l’heure promise !), un « immanquable » sur le spectacle de vendredi et à nouveau la revue de presse quotidienne… Je saurai très vite si je peux tenir le coup avec tout le reste… Car il y a aussi les diverses répétitions, les suivis des spectacles en cours. C’est OK par exemple pour « Un amour cerise » à Pézenas le 12 novembre prochain, au profit du Secours Populaire… et une soirée « chansons françaises » semble se dessiner à Montpellier le 9 octobre prochain avec le… Inner’s Wheel. Etonnant n’est-il pas !?
3 août :                                Répétitions, répétitions… Mais j’ai aussi réglé les derniers détails pour « Un amour cerise » à Millau le 20 novembre et j’ai relancé Mireille Aubry pour Montarnaud en mars prochain.
4 août : Toujours des répétitions (les « chansons capitales » mais aussi le répertoire pour l’animation de samedi au Vigan, avec Julien…)… et la proposition transmise aux copains du bureau de créer un outil de communication supplémentaire, une « Lettre » à destination des adhérents et des « amis » proches pour resserrer les liens entre nous tous. Apparemment l’idée séduit, même si elle n’a pas encore trouvé sa forme…
5 août : Enfin ça y est ! Le spectacle sur Paris est calé. Notre dernière répétition chez Hervé ne permet pas d’en douter… Vite la scène !
J’ai eu un échange passionnant avec Julien à propos de la mise en diffusion numérique de tous nos CD sur internet… Il a réussi là une très belle avancée pour nous tous, et même Hervé en est favorablement surpris, grave… C’est dire !
6 août :                                Et bien ça y est, notre «Ah ! Paris !… 25 chansons capitales » s’est révélé être un gros succès sur la scène du théâtre de verdure de Balaruc-les-Bains. Toutes les conditions étaient il est vrai réunies : le vent était tombé, la technique était super… et il y avait plus de 900 personnes rassemblées par le service Culture / Animation de la ville. Que demander de plus, à part être à la hauteur de l’événement et, avec le meilleur de nous-mêmes, donner du bonheur aux gens. Or à en juger par les centaines de personnes qui chantaient avec nous, les rires, les applaudissements, c’est bien ce qui s’est passé. Bien sûr on pourrait souhaiter des retombées presse, des contacts avec d’autres structures… Mais bon on verra tout ça dans les prochains jours, ne gâchons pas notre plaisir pour ce soir.
7 août :                               Cap sur le Vigan ! Pour animer en chansons françaises une fête de mariage. Julien et moi, on s’y colle depuis 11 heures du matin. Qui a dit que les artistes avaient la meilleure part et qu’ils étaient grassement payés pour… une à deux heures de spectacle ? C’est oublier les répétitions, les balances, les montages et démontages de matériel, l’administration des choses. En vérité nous faisons un métier des plus exigeants… et même si la passion est en effet toujours au rendez-vous (si elle n’est pas là, n’en parlons plus) la fatigue, physique, nerveuse, est toujours aussi présente. Parfois intensément ! A part ça, accueil très agréable et respect pour notre travail.
8 août : Dimanche… ou comment renouveler sa force de travail…
9 août : Quelle modernité ! Grâce à Hervé nous voilà déjà sur You Tube… Deux chansons filmées en plan fixe certes mais qui nous montrent bien sur la belle scène (à la romaine !) du théâtre de Balaruc-les-Bains. Avis aux amateurs : allez nous voir sur You Tube !
A part ça, administration de base : DUE de la semaine, paiement des charges de juillet.
10 août : La_Lettre.jpgLe n°1 de la nouvelle Lettre de l’Acte Chanson a vu le jour et… a été adressé à nos adhérents, amis et artistes proches. Aurais-je des réactions ?
Un bref échange avec Loulou en fin de matinée confirme nos dates de Montferrier : le 16 octobre prochain pour « Ah ! Paris ! » et le 18 mars 2011 pour « Monsieur Monsieur Tardieu ». Mais s’y ajoute désormais le 8 avril 2011 pour « Le grand chemin des crêtes de l’Hérault » (sacré Gino !)
11 août : Encore des videos mises sur You Tube par Hervé ce matin !
A présent il faut à nouveau s’intéresser à Ferrat : d’une part répéter pour le spectacle du 19 août à Saint-Maurice-de-Navacelles,…, d’autre part préparer activement la soirée « Les jeunes aussi chantent Ferrat » à Dionysos le 4 septembre prochain. (Cela veut dire relancer tous les participants et réaliser le matériel de communication…
12 août : les_jeunes_aussi.jpgDossiers de presse, affichettes, flyers, sont prêts pour le 4 septembre. Ne reste plus qu’à assurer leur diffusion (traditionnelle et sur internet.)
L’info internet pour le 19 août est prête elle aussi à être envoyée.
A suivre également avec attention un gros contrat de Marakay en Normandie. Ne pas se planter par exemple dans le montant des frais de déplacement… et de séjour !
13 août : Depuis quelques jours je traîne une crêve épouvantable et j’ai l’impression que c’est loin d’être fini… Etre patient !
Antraigues.jpgCurieux ! Mais agréable… Voilà qu’on reçoit des cartes postales de vacances : Jean Tamisier qui nous envoie un amical salut depuis Antraigues-sur-Volane… et Emyra qui nous conseille gentiment d’aller faire un tour en Algérie du côté de Constantine… Merci à tous les deux !
14 août : Dure journée de labeur aujourd’hui avec Julien, d’une part pour préparer le contrôle URSSAF du 24 août (que de papiers à éditer !), d’autre part pour faire le point sur la diffusion numérique de nos CD et donner toutes les explications nécessaires à tous ceux que ça intéresse. C’est pour nous une véritable « révolution » technologique qui se met en place grâce à Julien et j’espère que nombreux sont ceux qui réagiront et useront du nouveau service ainsi créé. Vous vous rendez compte : 12 CD mis en ligne sur les plus grandes plateformes de diffusion; près de 150 de nos chansons facilement disponibles sur le net… Je trouve ça magnifique, et si mon enthousiasme vous étonne, mettez le sur le compte de ma jeunesse, ça me fera aussi plaisir.
15 août : Je ne me lasse pas de jouer avec les plateformes… et de le montrer à tous ceux qui m’entourent. Oh ! Ah !… Ah ! Oh ! Que du bonheur !
16 août : Grosse journée de répétition pour le Ferrat de jeudi (Cécile et Julien sont là et nous filons tout le spectacle… sans gros problème je dois le dire.)
Pendant le repas de midi nombreux commentaires de notre part sur les écueils administratifs qui s’accumulent sur nos métiers et les difficultés associatives mais aussi individuelles que nous devons affronter… Ah ! Etre artiste !
Tiens, je dois aussi régler encore quelques détails pour le contrat de Millau le 20 novembre prochain… Question d’horaires si vous voulez tout savoir.
17 août : Première tentative pour réparer la messagerie du vieil ordinateur : impossible d’envoyer le moindre message, impossible d’en recevoir… Pourquoi ? Rendez-vous est pris pour tout réinstaller vendredi en début d’après-midi.
herve_tirefort__chansonnier_03.jpg18 août : Il est 23h30 et nous rentrons d’une soirée chansons chez Colou et Loulou à Montferrier. Hervé Tirefort était l’invité de leur petit théâtre de verdure… et je me demande encore comment cet homme, certes musicien inventif mais aussi paisible et presque embourgeoisé, peut se transformer soudain en une telle dynamite verbale et chantée, entraînant dans son délire la totalité d’un public fasciné par ses calembours, ses vocalises, ses imitations, ses impros, ses poèmes soudain, sa scatologie, sa grossièreté, son populisme presque, ses chansons personnelles de tout acabit, ses magnifiques mélodies, son swing, son inventivité… Et tous de rire à pleurer, de demander grâce et d’en vouloir encore… Comment fais-tu Hervé ?
19 août : Pour m’enlever de la pression par rapport au concert de ce soir (il ne peut y avoir d’autre raison)… j’ai passé la matinée à esquisser le visuel du CD « Bruant et le Chat Noir » et je dois avouer que ça me plait à moitié. A revoir donc… aristide_bruant.jpg
Et maintenant direction Saint-Maurice-de-Navacelles, juste au-dessus du cirque où nous avions fêté le printemps des poètes voici quelques années. « La poésie fait son cirque » était notre thème cette année-là et… nous avions failli déclencher une jacquerie (une grosse colère en tout cas !) quand nous nous étions mis, depuis le bas du cirque, à lâcher des ballons chargés de poèmes et que quelques uns d’entre eux s’étaient pris dans des branches d’arbres avant d’atteindre le sommet… Il ne manquait que des fourches pour nous étriper et ça avait failli dégénérer. Sagement nous avions alors quitté la place : la Foux et Qyfyafya là-bas nous attendaient.

Pour ce qui est du concert, nous avons tout connu : les myriades de fourmis volantes et de moucherons acharnés à nous étouffer, les cassages de cordes, le bâton de pluie asthmatique et… malfaisant puisque pour finir un violent orage a provoqué la débandade générale. Dommage, car nous avions tout surmonté avec une belle philosophie et un bon rythme dans les chansons, sous les acclamations des quelques 110 ou 120 spectateurs déchaînés…
20 août : Lever tard pour cause de toux tout au long de la nuit…
Midi : nous allons saluer Sébastien qui quitte Trinque Fougasse pour… Saragosse, au moins pour une année. Courage Sèb !
… Et nous enchaînons avec le nouvel épisode des Mystères de l’Informatique. Eugène Sue n’est vraiment qu’un amateur aux côtés de Bill Gates !
21 août : Travail de bureau habituel pour préparer la fin de mois. Le point avec Jérar sur les conventions CCAS…
22 août : Vu avec beaucoup d’émotion à la télé un court film sur Jacques Brel… et Brassens répétant que Jacques allait être plus vivant que jamais, à travers ses chansons… Beaucoup d’émotion soudain.
23 août : Inquiétudes grandissantes pour le contrôle URSSAF de demain…
Par contre je trouve que nous avons réussi, Dominique et moi, un bel interview pour présenter les ateliers « écrit-vin » sur le site de Trinque Fougasse. Démarrage le 4 octobre prochain dans le caveau de dégustation… Je sens que ça va être passionnant ! A voir en tous cas sur le site Trinque Fougasse.com; ça me plaît !
J’ai également pris rendez-vous avec Louis Camon pour poursuivre l’enregistrement du « Vin des poètes ».
24 août : 9h30 : le contrôleur arrive; 11h45 : le contrôleur repart ! Ainsi pourrait se résumer le contrôle URSSAF que nous venons de subir… Et pas de redressement en vue, juste une petite remarque à propos de la nécessité d’avoir des justificatifs solides pour chaque frais de déplacement. Nous sommes saufs ! et très sincèrement je préfère ça… Mais pourquoi nous attendions-nous au pire, alors que le résultat de ce contrôle est finalement à la mesure de ce que nous essayons de faire, à savoir rendre service aux artistes et à la chanson en respectant le plus possible la légalité, en « militant » même pour ce respect auprès de tous… Finalement que l’administration nous y encourage est une excellente chose !
20h : le bureau tout entier lève son verre pour fêter ça. Pour le reste, voir la Lettre n°2 qui sortira demain ou après-demain.
25 août : J’ai rédigé le compte-rendu de la réunion de bureau d’hier au soir et j’ai mis la Lettre en forme… Que de temps passé aussi à cette communication-là ! seulement à destination interne !
Reçu un message de Cécile confirmant que Comps serait très intéressé par le spectacle « Un amour cerise » pour le 13 novembre prochain. Super !
26 août : La Lettre de l’Acte Chanson n°2 est partie (Suis-je vraiment persuadé de son efficacité ? Est-ce l’outil nécessaire pour renforcer les liens entre nous ?)
Une fois encore je mets le blog à jour … La revue de presse notamment. Là aussi j’ai parfois le sentiment de travailler dans le vide…(On en est à 300 connexions sur le mois, ce qui est bien peu par rapport au travail fourni et, tout de même, par rapport à la qualité de ce qu’on fait. J’ai du mal à mesurer pourquoi, au fond, et cela m’agace de plus en plus…)…
Et toujours rien dans la presse sur le 4 septembre : Sommes-nous boudés ? Ou bien Ferrat continue-t-il à cotoyez la censure ? La question reste posée.
27 août : Si cela s’avère techniquement possible, Mathias est d’accord pour rejoindre les jeunes sur la scène du 4 septembre. Son projet : mettre en images la chanson de Ferrat sur la jeunesse en mêlant images anciennes et images du concert. Pourvu qu’il n’y est pas trop de vent !
Tous les autres jeunes artistes que j’ai relancés par e-mail m’ont répondu : oui, ils ont travaillé; oui, ils sont prêts; oui, cela va bien se passer…
Soisic et Claude s’occupent de la communication.
28 août : Je viens de terminer la fin de mois : plus de 8000 € de cachets et 5000 € de charges, c’est beaucoup. Attention de ne pas retomber dans les excès du passé…
Et toujours aucune réaction du côté des médias pour le 4 septembre !
Depuis le quai de la gare de Montpellier (!) j’ai entrepris de régler les détails du contrat de Marakay avec la Normandie… Apparemment tout n’est pas acquis, mais ça devrait bien se passer.
29 août : Vu Gino tout à l’heure qui continue, dans l’enthousiasme, ses « chemins de crête ». Il rentre d’Italie et il en a profité pour repérer quelques parcours en vue d’un « Grand chemin des crêtes des Pyrennées à l’Italie »… J’aime sa passion débordante : après tout il y a toujours un grand chemin des cratères à faire : sur la lune !
30 août : Relance internet pour le 4 septembre et envoi d’invitations aux « personnalités »…
Par ailleurs j’ai bien répété les chansons du « Vin des poètes » dont j’enregistre demain la voix chez Louis… Gilbert Maurin sera présent et on devrait bien avancer.
31 août : Et voilà ! Il suffit d’un jour d’absence pour que tout s’accumule :
– donner son avis sur la jaquette du CD Bruant
– enregistrer l’annulation du contrat Marakay en Normandie (que s’est-il passé ?)
– envoyer d’urgence des docs de communication à Millau, Rochefort-du-Gard, Camaret…
– continuer la préparation du 4 septembre pour lequel tout le monde commence à s’affoler (les balances, les instruments, les coordonnées sociales…) …Et tout ça alors que je n’ai rien pu enregistrer (pas de voix en début d’après-midi…) Y’a des jours où…
Merci à ceux qui ont suivi cette chronique jusqu’ici. Je pense désormais procéder différemment et ne rendre compte que des événements importants dont il sera nécessaire de parler. A suivre donc !

Et maintenant décembre, ses guirlandes, ses sapins. Partout de la musique et des chants, des cadeaux, des sourires… et sur la paille de Bethléem en Palestine, sûrement les débuts d’une nouvelle intifada.

Guilhem, à la tête de l’association Salicorne, est manifestement un homme calme… et c’est à lui que l’on doit la construction de notre site-blog, sa fonctionnabilité, son image que, personnellement, je trouve pleinement réussie par rapport au projet qui était le nôtre et que nous continuons aujourd’hui… Merci Guilhem ! mais ne t’éloigne pas trop, on a encore besoin de toi. La preuve cet après-midi !

C’est demain le Téléthon et, comme d’habitude, au Crès, sous l’impulsion amicale de Thierry, ils se défoncent. Ce soir soirée dj’s pour les djeuns de moins de 77 ans… Mathias T. est aux manettes, la sono est à fond, la salle est pleine et il paraît que c’est bon. Vas-y Mathias, ils sont à toi.

menu_cab_du_vin.jpgEncore un Cabaret du Vin ce soir chez Trinque Fougasse, le dernier de la saison sans doute. Pour tout vous avouer Gilbert et moi on ne s’en lasse pas. Il faut dire qu’au-delà du plaisir du spectacle abouti, c’est aussi pour nous l’occasion d’avancer calmement sur le projet « Les poètes et le vin » qui devrait voir le jour à la rentrée 2010… « Un plein bateau de rêves purs traverse la voie lactée ».

Comme tous les mois les revues s’accumulent : « La lettre de l’entreprise culturelle » éditée par CAGEC Gestion et dont le numéro de décembre précise l’ensemble des charges sociales applicables dans le spectacle… Le numéro 113 des « Amis de Georges » qui réussit tous les deux mois à trouver matière nouvelle à propos du grand Georges (histoire, actualités, amis, etc…)… Au fait si ces revues vous intéressent elles sont ici en libre consultation.

Pour tout vous dire je trouve que « Monsieur Monsieur Tardieu » avance bien et que même musicalement on est en train, Jean-Loïc et moi, de tenir le bon bout. Bon, d’accord, faut pas se relâcher… D’ailleurs on y retourne. Avec plaisir !

Pour avoir vu plusieurs fois le spectacle des Voix Liées chantant Nougaro, je comprends le succès qui a été hier le leur à Montferrier dans la grande salle du Devézou. Une vraie réussite artistique et publique à laquelle je n’étais pas mais dont je voudrais profiter pour saluer tout le travail accompli par Colou et Loulou pour que la chanson soit toujours présente et reconnue à sa vraie valeur à Montferrier. Il est évident que sans eux et leur capacité de rassembler, on n’en serait pas là. Merci les amis !

Décembre c’est aussi le temps des concerts privés, bien au chaud, à domicile. Ne nous en privons pas !

Bis_de_nantes.jpgNous avons reçu ce matin le programme complet du BIS qui se tiendra à Nantes les 20 et 21 janvier prochains. Pour avoir participé au précédent rendez-vous je sais déjà toute son importance pour la profession, mais à en juger les nouveautés de cette édition, cela devient énorme : la vitrine incontournable du monde du spectacle, du grand showbiz au… troisième cercle. Certes manque encore la chanson bio… Allez, quoiqu’il en soit, le programme est à votre disposition.

Une dizaine de personnes réunies en fin de journée autour d’un verre au café de l’Esplanade… c’est ainsi sans doute que se préparent les grandes aventures et tout particulièrement les deux soirées qui , à l’initiative des Amis de l’Huma, les 3 et 4 février prochains, permettront de réfléchir et de débattre sur le nécessaire débat citoyen qui doit effectivement s’engager dans le pays à la place du puant débat identitaire lancé par Eric Besson… Bon, sachez que l’Acte Chanson conclura en chansons les débats du premier soir. Qu’on se le dise !

Margaux.jpgMargaux nous l’avions découverte à l’automne dernier à Sète lors d’une soirée Brassens en haut du Saint-Clair. Aujourd’hui nous avons reçu sa démo intitulée « Brassenssez-vous » où elle démontre qu’elle connaît bien l’œuvre de Georges et que celle-ci – les chansons « d’amour » notamment – peut très bien aller à la bouche d’une femme… Mais avec les bons musiciens dont elle s’est entourée, peut-être eut-il fallu plus d’originalité dans les arrangements.

Tiens voilà la saison des vœux qui commence. Aujourd’hui la Mairie de Montpellier, hier la Région, demain le Département… et j’ai déjà renoncé à suivre la cohorte des vœux électroniques venant pour la plupart de structures ou de gens que je ne connais pas. Un peu comme sur Face Book ou Myspace,…, nous voilà « amis » avec plein d’inconnus qui se moquent totalement de ce qu’on a éventuellement à échanger avec eux et ne veulent nous « informer » que de ce qu’ils font. C’est agaçant !

Une discussion avec Gino de Zarlo sur le point de partir en Italie, faut s’accrocher. Déjà que d’habitude c’est difficile, là c’est quasiment mission impossible…
Que d’enthousiasme, que de volontarisme chez cet homme qui a définitivement adopté notre région ! Entre un projet qui vous mène au fin fond de la Chine, la description picaresque d’un chemin de crête, les échos d’un concert, les problèmes de l’édition et le programme sans cesse remanié du prochain festival des Voix,…, bonjour pour accrocher les wagons. Mais je vais vous dire : je préfère mille fois ça à tous les calculs des pisse-froid.

Et que dois-je dire alors du projet artistique de Marakay de monter un grand spectacle sur les chansons d’Amérique Latine ? Des chansons certes mais aussi des musiciens, des danseuses, des lumières, du spectacle… Je l’avoue, le dos bien calé à une cheminée où crépite un feu de bois, un verre de vin de pays à la main et une pyramide d’empanadas pour cacher l’ordinateur et… tout paraît possible.

bandeau_le_petit_format.jpgTiens ce matin c’est le « Petit Format » du centre de la Chanson qui nous arrive, avec ses informations, ses interviews, ses portraits, ses rencontres qui en font de plus en plus un outil irremplaçable. Exemples dans le numéro de ce jour : des interviews de Mouron, Marc Havet, Françoise Hautfenne, Michel Boutet… des présentations de Philippe Séranne, Jur, Karim Gharbi, Tom Wei… Vous connaissez bien sûr ! « Le Petit Format » c’est au 24 rue Geoffroy l’Asnier que ça se commande. (Tel 01 42 72 28 99, vous demandez Didier.)

Et voilà c’est déjà Noël. Hier encore on s’est fait une super repet de « Monsieur Monsieur Tardieu », avec décors s’il vous plaît, et je persiste à penser que ce sera une des grandes créations de l’Acte Chanson. Au fait l’avant première est déjà calée le 6 mars à Montpellier dans le gymnase de l’école de l’Aiguelongue, le 7 aux Plans (au-dessus de Lodève). Pensez-y.

Mais qui a pu avoir l’idée de coller une réunion du bureau de l’association un 29 décembre ? Bon tout le monde est là, et même quelques invités en plus… La macaronade cuit, les bouchons chantent et rient… la discussion s’anime. Tous les projets 2010 sont sur la table, et y’en a : des créations, des spectacles collectifs, un blog à animer, des artistes à accueillir, des débats à impulser, peut-être des structures à mutualiser… Allez, à tous décidément : bonne année !

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C’est finalement une idée assez commune de tenir une chronique, quelle qu’elle soit, sur internet. Certains même s’y complaisent (mais je ne vous dirai pas qui…) J’ai lu par exemple assez souvent celle de Corbier (sympa comme à la scène), une ou deux fois celle d’un certain Jean-Luc Héridel (« z’enchanté » de naissance) et maintenant celle de Fred Hidalgo, déjà incontournable si j’en crois ses propres dires, après la mort de Chorus. Même que ça s’appelle « Si ça vous chante »… Alors ?


Et me voilà toujours parisien en ce début de novembre étonnant de douceur qui nous accompagne dans les rues de la capitale. Ai-je déjà dit que je suis là pour préparer le printemps des poètes ? Roseline nous accueille dans le centre social où je vais intervenir en mars prochain et je sens que ça va le faire (comme disent peut-être encore les jeunes avec qui on va échanger…). Même que le thème « Couleur de femmes » plait comme une évidence.


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A Beaubourg on voit non seulement Soulages, mais aussi une exposition sur les femmes dans l’art contemporain, en tant que créatrices bien sûr. Et bien croyez-moi : ça déménage… Je dirais même qu’il y a enfin égalité avec les hommes sur le plan de l’invention, de la folie, de la provocation, de la beauté et… de la merde. CQFD non ? A voir absolument (n’est-ce pas Roseline ?)


Sur la route qui me ramène ce soir de Lodève, je pense à ce véritable privilège qui est le mien d’être aussi facilement passé d’une promenade sur les bords de la Seine (c’était hier) à la répétition (c’était aujourd’hui) d’un spectacle sur Jean Tardieu au fond des bois du Lodévois : au beau milieu des couleurs de l’automne, dans le silence de la nature et les craquements d’un chalet suisse… Un vrai privilège !


A propos du spectacle sur Jean Tardieu, je récupère aujourd’hui le décors, fabriqué par Claude à grand renfort de charnières et de gonds… et peint par Serge au bout d’un véritable exploit physique. Essayez donc de peindre une baignoire grandeur nature sur de grands panneaux de bois en étant cloué sur une chaise… Merci Serge ! Merci Claude !

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Et voilà maintenant presque une après-midi entière passée à discuter avec Gabrielle, de chansons, de disques, de métier, d’avenir… Son CD prend tournure et l’Acte Chanson fera ce qu’il peut pour l’aider à exister.
Après tout, tout le monde n’a pas la « chance » d’avoir un producteur… et les œuvres pourtant sont là, effervescentes, impatientes, légitimes !


Internet est bien cet outil extraordinaire qui met le monde à votre porte, à condition de bien garder la clef. Tous les jours je découvre de nouvelles possibilités d’échanges, de connaissances… Ainsi Marc Havet directeur animateur chanteur du « Au magique » à Paris qui m’invite à le découvrir et qui a bien raison. N’hésitez pas vous aussi à faire le voyage sur My Space… Je sais qu’il en est hélas trop d’autres qui ne le méritent pas.


Avec Christine nous avons fait hier soir le déplacement de Mèze pour répondre à l’invitation de l’Assos’thauMate de découvrir la prestation solo de Florent Vingtrinier, chanteur, auteur-compositeur du groupe La rue kétanou… En vérité je suis resté sur ma faim. Florent est assurément un poly-instrumentiste d’un niveau exceptionnel, mais les paroles de ses chansons sont loin d’être à la hauteur et ça me chagrine. La rue kétanou me semblait plus soucieuse de dire des choses fortes, et de le dire bien… Dommage. J’ai même le sentiment d’un véritable gaspillage hélas trop fréquent dans la nouvelle chanson française.
Que dire alors des courageux organisateurs associatifs qui font venir les artistes et qui y laissent tant de plumes… ?


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Même si on n’avait plus de nouvelles de sa part (pourquoi camarade ?) Philippe Forcioli est toujours là et semble devoir reprendre la route. On s’en réjouira en espérant qu’il ait l’occasion de revenir à Montpellier ou dans le coin.


Par temps de crise, une AG du SFA (syndicat français des artistes) n’est pas toujours une grande réussite. Nous sommes aujourd’hui plus d’une quarantaine à échanger sur les avancées syndicales obtenues à la force de la conviction par quelques uns d’entre nous… Une certaine frustration semble pourtant régner dans la salle : nous ne parlons pas assez politique, politique culturelle bien entendu. Il y a tant à dire pourtant, dans cette région tout particulièrement.


Et voilà qu’une fois encore je ne peux aller écouter Iaross (ex Lazare) et le groupe Pourpre Amor programmés ce soir à l’Antirouille. Nous les avions découverts à l’occasion de Voix Libres et ce que j’ai pu en entendre sur My Space me donnait vraiment envie de les écouter davantage… Bon ce n’est que partie remise j’espère.


Les jeunes d’accord, mais quelle leçon donnée hier soir à Saint-Bauzille-de-la-Sylve par Michèle Bernard dans son concert de chansons personnelles avec Jean-Luc Michel au piano. D’entrée la claque : « Susana », « Qui a volé les mots »… et une heure et demie de larmes, de rires, d’intelligence, de passion, passion pour les êtres, pour les choses, pour la vie : Michèle Bernard la plus grande dame de la chanson française aujourd’hui.


La soirée avec Michèle était un immense plaisir, d’autant plus grand que c’était organisé par une association, artistique certes – Mangeclous – mais aussi locale, installée à St-Bauzille même, avec un sens de l’accueil comme on n’en voit plus guère à l’heure des comptables et des marchands… Merci Solika, on s’en souviendra !


Ce matin c’est à Aniane que nous sommes quelques uns à partager le sens des luttes fondamentales. « Guerra à la guerra ! » crie le monument aux morts pacifiste du village… Soisic chante magnifiquement a cappella Jaurès et la Chanson de Craonne… On dénonce les conditions abominables dans lesquelles des millions de jeunes gens, français, allemands, ont disparu entre 1914 et 1918… Il y a des larmes et de la foi : en l’homme malgré tout.


Tant d’émotions, que je retrouve vibrantes dans ces quelques notes, et on ne parle plus soudain que de « la » main d’Henry… Moi qui ai tant aimé le football j’ai presque honte soudain de tous ces remuements. Allez musique !


Lundi c’était Tardieu, aujourd’hui Paris, demain le vin… la chanson permet tous les voyages et nous balade de continents en continents. De répétitions en représentations elle nous entraîne avec elle dans une sarabande quasi magique où tous les bonheurs peuvent se côtoyer, les tristesses aussi et toutes les espérances qui nous font continuer la route et les combats… Ah ! la chanson.


Une cinquantaine de personnes devant nous qui ne nous lâchent pas, rient, chantent, pleurent s’il le faut… Voilà longtemps que le Cabaret du Vin n’avait eu autant d’échos publics. C’est dans une Maison pour Tous pourtant que cela se passe, à Celleneuve, à Montpellier. Mais aucun journaliste bien sûr, aucun responsable culturel, aucun de ces décideurs qui, après dix ans et plus de 160 représentations, n’ont toujours pas vu le Cabaret du Vin… « No comment ! » dit-il en occitan.


« Hiro de rojos » tel est le titre du film de Jean Ortiz que les Amis de l’Huma présentent ce soir à la salle Guillaume de Nogaret en présence de l’auteur. A propos de ce génocide que fut aussi la guerre d’Espagne en 1936… « J’en ai assez de ces célébrations nostalgiques où on se contente de pleurer » s’écrie soudain Ortiz qui fait oublier sa truculence dans un tonitruant : « La revendication juste aujourd’hui en Espagne, c’est le retour à la République ! ». Voilà longtemps que je n’avais entendu un discours aussi combatif et convainquant.


Alors que les viticulteurs déferlent dans les rues de la ville, me voilà obligé de reprendre la plupart de nos dossiers de demandes de subventions (car on en demande bien sûr)… Je n’ai pas respecté ni les bons papiers, ni les bonnes cases, et là-haut (où seraient les « chefs » sinon ?) on risque d’en prendre ombrage, ce qui ne serait pas bon pour nous. Alors recommençons camarade…


Heureusement Michèle Bernard est de retour. A l’invitation du théâtre d’O et de son nouveau directeur Christopher Crimes qui lui a demandé d’être en résidence pour trois ans (pas tout le temps quand même) la revoilà parmi nous avec le groupe Evasion et l’orgue de barbarie de Patrick Mathis… Rien que du bonheur dans ces « nuits noires de monde » où tous les talents de Michèle éclatent… J’ai même lu dans un journal local qu’elle « mérite mieux qu’une simple écoute sur internet » (sic !)… A pleurer !


J’ai trouvé le truc, je vais chanter à Balaruc !… C’est beau la poésie et pour finir le mois en beauté je suis assez content d’être ce soir à la Maison du Peuple de Balaruc, toujours avec le Cabaret du Vin. Dommage qu’un match de rugby (un France / Nouvelle Zélande que nous avons perdu en plus) retienne plein de monde à la maison. Les absents se seraient régalés et nous davantage… Allez Patrick, Isabelle, on continue.


En vérité c’est chez nous que Christine et moi terminons le mois. Exactement au « domaine des quatre vents » qui domine le plan des 4 Seigneurs et la ville toute entière… En ce dimanche livré au vent d’est, nous sommes quelques courageux à franchir les grilles du domaine toujours un peu mystérieux sur sa colline… Ici on est dans le carignan pur pour les rouges et dans la clairette exclusive pour les blancs. C’est bon ! Je rêve déjà de donner le Cabaret du Vin dans ce magnifique espace, et cela se fera !

                               Avec le bonjour de Monsieur Monsieur Tardieu

J’écoute Greg Laffargue… et, j’entends Mae ou De Palmas. Mes compétences en matière de succès discographiques sont évidemment nulles et non avenues, mais je me dis que ce jeune homme a tout à fait le droit de tenter le coup : devenir un poulain de Goldman… Une voix me murmure (en anglais s’il vous plait) : et pourquoi que Remi Gaillard (son copain) ne se fait-il pas passer pour le dit Goldman ? Ça ferait rire le monde entier quand Greg découvrirait que ce n’est pas vrai !

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Pascal Corriu et Organik Trio inaugurent ce soir la programmation jazz de Trinque Fougasse… Super musiciens, belles compos et un patron de lieu passionné… Je me dis pourtant que cette musique mériterait de l’espace… et plus d’écoute.

Les Internationales de la Guitare ont pris leur essor, et plusieurs cordes ont déjà été cassées. Pendant 3 semaines ça va jouer, chanter, surprendre, décevoir, enthousiasmer… Mais pour le savoir faut y aller !

Et bien j’y vais ! Ce soir Comelade et Pansanel racontent « leur Montpellier » au JAM. Tous deux y sont nés, tous deux y ont fait de la musique et – qu’ils l’aient voulu ou non – ont porté le nom de leur « village » un peu partout dans le monde. En vérité ça méritait bien un hommage et c’est très bien fait… Y’a la foule des grands soirs dans la salle, mais je me pose la question : qu’auraient-ils fait s’ils étaient nés à Romans, Albi ou encore Grasse ?

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Thomas Fersen, lui, fait, très bien aussi, du Thomas Fersen, et là encore, le public adore ça. L’Opéra cette fois-ci est plein à craquer et ça chante, ça crie, ça interpelle le chanteur pour lui dire qu’on l’aime… Qu’importe si le son ne permet pas de comprendre l’essentiel des paroles, de toute façon on les connaît. Même Michaël Delafosse reprend les chansons… Moi je sens que les I.G (c’est comme ça qu’on dit désormais pour les Internationales de la Guitare) vont faire des jaloux !

J’ai rarement vu Soisic dans une telle colère. Que des journaux écrivent que Laurent Montagne est dans le droit fil de Barbara et Leprest, ça la rend malade… et pour tout dire moi aussi !… D’ailleurs elle va de ce pas le dire sur notre blog… Aïe ! aïe ! aïe !

Ah ! mais qui vois-je apparaître ? Une dame en robe de nylon ?… Au détour d’une allée de supermarché, maigre comme un coucou après un séjour aux Indes… Mais oui : c’est Laethi ! Peac’in est de retour depuis déjà plusieurs semaines – « Le groupe est fini ! » avoue pourtant Vincent qui a des études à faire… Mais Laethi ajoute : « Ce soir on va chanter chez des copains, en Ardèche ». Rien n’est perdu.

… Et dire que j’ai failli oublier dans cette chronique le pur moment de bonheur poétique et…scénique qui m’a été donné au téâtre de Sète par Paco Ibanez chantant Georges Brassens… A un trou de mémoire près (magistralement assumé), c’était pour moi la perfection. Et nous étions peut-être mille à partager ce plaisir… Une voix, une guitare, des chansons : l’émotion !

Un grand salut aussi à Marti, Gérard, Pascal, Pierre… qui ont magnifiquement révélé Brassens l’occitan (dans de superbes arrangements de Gérard Pansanel)… Et je n’arrêtais pas de penser à cette photo de Georges brandissant une pancarte dénonçant (à sa façon) l’occupation du territoire occitan… A montrer dans toutes les écoles de football.


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Dans le hall et les promenoirs de l’Opéra le salon de la lutherie étale ses fastes… Des guitares à gogo, des acoustiques, des électriques, des classiques, des inimaginables, des qui ressemblent à tout sauf à une guitare, des qui ont un design fabuleux, des qui sonnent magnifiquement, des qui marchent toutes seules (euh ! non, celles-là y en a pas !), des marques du monde entier, des de luthier inconnu… C’est merveilleux une guitare et y’a foule entre les stands.

Ce jour, à table, Jean-Pierre nous raconte son samedi en Lodévois à la poursuite lui aussi des Internationales de la Guitare (I.G !). Au programme : un vide grenier musical, une démonstration de lutherie et un concert à Salelles-du-bosc avec Samy Daussat en première partie du Général Alcazar… Bon ! autant il se déclare ravi du premier et des ses plans manouches, autant son antimilitarisme sort quelque peu renforcé de la prestation du second… Mais « On est sans doute dépassés » reconnaît-il à mon troisième pichet de vin rouge.

… Et soudain Christine, qui n’avait pourtant pas ses lunettes, reconnaît Maureen Angot dans une allée des Galeries Lafayette. Mais oui ! vous avez bien lu : Maureen qui fit tant parler d’elle et de son talent avant de quitter la Star Academy, Maureen que nous connûmes à ses débuts et programmâmes quelque fois… Maureen qui se souvenait donc gentiment de l’Acte Chanson et racontait bientôt à Christine qu’elle se produisait désormais surtout dans des clubs de jazz parisiens… Sauf la veille où elle était à Béziers avec Télérama… Que voulez-vous c’est aussi cela la vie d’artiste, et en plus on peut l’écouter sur Myspace.

Avec Julien nous avons l’habitude de nous retrouver quelquefois le dimanche autour d’un ordinateur et d’un CIEL… Deux fois déjà ce mois-ci pour cause de compta !… Quand je pense que certains disent : quand on a une cause on ne compte pas.


A Lodève, le Minuscule l’est… 25 places à tout casser. Ce soir la patronne allemande, accueille un chanteur hollandais et un pianiste belge, pour une soirée consacrée à Boris Vian, le « militant », « l’engagé » (si ces mots-là ont encore un sens). La salle est pleine et on découvre, dans une dimension humaine un peu oubliée, plein de chansons peu connues de Boris. Voilà ! le Minuscule, c’est Grand rue à Lodève, c’est pas cher, c’est bon, et tous les jeudis soirs y’a de la chanson.

Au cœur de la nuit, sur 7LTV je tombe sur une émission consacrée aux Internationales de la Guitare avec la participation de Michaël Delafosse, Talaat El Singaby et des représentants de quartiers montpelliérains plutôt actifs en matière de culture… C’est bien, tout le monde possède la parole et ne s’en prive pas. C’est parfois même brillant… Mais dommage que personne ne soit là (et surtout pas les journalistes) pour leur porter la contradiction (comme on disait à Clermont l’Hérault, avant la guerre…). Pourtant elle existe. Non ?

A la télé encore je tombe (rassurez-vous je me relève) sur une émission chanson, appelée « Chabada » (mais oui : Chabada !). Vedettes invitées : Adamo (et sa guitare), Grégoire (j’suis pas sûr !) et Arielle Dombasle (que j’échangerais volontiers contre 2 barils de lessive ordinaire mais on ne me le propose pas…). A trois ils réussissent à massacrer Brassens ; c’est fou, non !

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Brassens parlons-en, puisque les amis de Georges, par la plume de Joseph Moalic, viennent de consacrer quelques lignes (fort amicales) à mon CD… Je ne ferais qu’un commentaire, toujours le même : « ça fait plaisir ! ».

Ça y est le scandale a éclaté… Joan Baez c’était bien mais les organisateurs ont déconné : c’est la célèbre Camille Solveig-Fol qui soulève le lièvre… Joan Baez était logée dans une baraque de chantier, elle n’a pas pu aller au cabinet et elle a dû manger sa salade par terre. 20000 personnes peuvent en témoigner… Elle a même dû aller chercher Marianne que les organisateurs voulaient évidemment empêcher de chanter… Quelle honte !


C’est sûr que si Joan Baez était venue avec nous à Carcassonne, ça ne lui serait pas arrivé. On était 25000 dans les rues de la ville, drapeaux, bannières et calicots largement déployés, 25000 pour réclamer le respect de la langue, son droit à l’existence naturelle à l’école, dans les médias, sur les scènes et dans les cœurs… J’avoue que ça m’a fait du bien et que j’avais envie de disserter sur les questions d’identité et de diversité, de quotidien et d’universalité…

… Mais Joan Baez est restée à Montpellier, et le scandale redouble. Les ouvriers d’Eiffage réclament les mêmes baraques que celle de Joan Baez (« un bungalow haut de gamme » dit Talaat El Singaby)… Ceux du Génie Civil de Lens (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) et de Bec frères, veulent des primes de panier qui leur permettent d’aller au restaurant « La Coquille »… Bref ! c’est presque la révolution…

Je suis sûr que Jean-Louis Blenet, Bruno Cecillon, Marti, Joanda peut être, restés à Carcassonne, ils se sont tapés un super cassoulet, ou une macarronade cathare, ou un ragoût d’escoubilhes à la clermontaise, ou des huîtres, des sépious au noir et des oreillettes pour finir… Avec quelques Corbières, ou Minervois à la clef… Mais ne le dites surtout pas à Joan Baez.

Quand je vous disais que les I.G font des jaloux ! Comme dit Soisic par ailleurs « Les canards sont déchaînés »… A suivre ?



Sur les bords de la Seine, ou en haut de Beaubourg, dans le RER du côté de la Grande Bibliothèque ou dans un ascenseur rue La Fontaine,…, j’avoue que les guéguerres montpelliéraines me paraissent lointaines et, pour tout dire, très mesquines. Quand j’en parle autour de moi ça fait rire…


Vous l’avez compris, c’est à Paris que je finis mon mois d’octobre. Trois jours pour mieux y retourner au mois de mars prochain afin de célébrer le Printemps des Poètes. Trois jours à courir il est vrai, mais aussi trois jours de plaisir comme on ne les trouve malheureusement pas ailleurs… Bises à tous !


Jacques

… Puisqu’on vous dit que c’est la rentrée !

… Et donc tout recommence (pendant l’été c’est bien connu qu’il ne se passe rien, sauf la fête, la plage et le décervelage obstiné, obligé…)
Voilà que les revues arrivent (nous avons reçu aujourd’hui Le Petit Format et le bulletin des Amis de Georges), que le téléphone se remet à sonner (Allo ! New York ?) et qu’il faut se hâter de tout remettre en place comme si deux mois n’avaient pas existé… « Ça m’énerve ! » (ceci est une citation).


Ne reculant devant aucun plaisir (mais oui !), Christine et moi allons écouter Lilipol et William Lagarrigue au Baloard… et nous découvrons, un peu abasourdis, que sans être fétichiste on peut très vite se retrouver sado-maso quand on revendique, comme nous, d’oser aller découvrir les nouveaux talents. Certes les deux artistes sont sympathiques et la sincérité de l’une n’est pas plus à jeter que le guitariste de l’autre… Mais tout de même !
En rentrant nous chantons à tue-tête : «Ça n’vaut pas la peine de quitter ceux qu’on aime pour aller faire tourner des ballons sur son nez… ». Ça n’a rien à voir avec la soirée, mais ça fait du bien.



Quel bonheur que ce rendez-vous annuel avec Dionysos ! 400 personnes (ou presque) qui célèbrent la chanson d’auteur sous l’égide des dieux et… avec un budget satisfaisant accordé par la mairie, c’est super ! Bien sûr on peut regretter que jamais, depuis huit ans que ce rendez-vous existe, aucun journaliste soit venu en rendre compte (sauf quand il pleut), que jamais, à l’exception – notable s’il en est – du précédent adjoint à la Culture, aucun responsable en charge des affaires de la commune soit venu se rendre compte que… Stop ! le public lui est là et les artistes aussi avec leurs univers, leurs sentiments, leur verve, et leur chaleur. Merci donc à Gabrielle, Manu Bergon, Julien Heurtebise et… Jacques Palliès (je dois être un peu schizophrène)… « On les aura ! » (ceci est une autre citation).


A propos de citation, Yvan, notre ami Yvan, me rappelle celle-ci de Desproges : « Quand Georges Brassens est mort, j’ai pleuré comme un bébé. Quand Tino Rossi est mort, j’ai repris deux fois des nouilles ! » J’adore !



Et nous voilà donc, Christine et moi, en ce dimanche ensoleillé, déambulant dans les allées de la Fête de la tomate à Clapiers… Pas de secret en cela : je suis chargé de porter la bonne parole delteilliènne sur les tomates auprès des participants,…, mais sans scène, sans micro, comme ça, au corps à corps si j’ose dire. Je l’avoue : c’est loin d’être facile, mais c’est aussi l’occasion de mesurer comme jamais auprès de son public (une trentaine de personnes au bout de… huit interventions !) si celui-ci apprécie… En fait c’est cool (surtout avec en bruit de fond la musique des Tubes Hercule Poireaux.)


Voilà bien longtemps que je n’avais participé à une réunion syndicale. Nous sommes une dizaine, réunis ce mercredi 9 septembre par le SFA pour faire un peu le point sur ce que nous vivons en cette rentrée 2009 … Allez pour faire simple je dirai que c’est la joie pour personne, même si on continue peu ou prou à travailler. 20 % en moyenne de baisse d’activités dans le théâtre et la danse, et un travail « au noir » qui galope dans la musique, c’est beaucoup ! Quand en plus on assiste à une baisse sensible des adhésions au syndicat et à une multiplication des projets gouvernementaux inquiétants… ?
Il est vrai que plusieurs rendez-vous de « résistance » nous sont promis dans les prochains jours et les prochaines semaines, mais j’ai le sentiment qu’on y croie à peine… Mais on y croie. Pas vrai ?


Je ne sais à quel moment j’ai réalisé en ce 11 septembre historique (c’est l’anniversaire de Christine) que je chantais sous l’égide de Saint Roch et du marquis de Montcalm (le goupillon et le sabre)… Tout à coup ça me fait drôle et pourtant la centaine de personnes réunies pour le repas du quartier St Roch à Montpellier ne sont manifestement ni des culs bénis, ni des déçus de l’art militaire : des Montpelliérains comme on les aime ! Même que je leur chante quelques chansons du Québec (Félix, Gilles et les autres) et que ça leur fait plaisir. Que voulez-vous de plus ? Michaël Delafosse ? Il est là, et entre deux chansons on bavarde comme deux vieux amis.



Scènes Publiques – acte 3 – ouverture au zoo de Montpellier. Au pied de la tour, en plein milieu de l’après-midi… Pascale Rouquette conte les animaux. Le public (beaucoup d’enfants bien sûr) est là, il fait beau, je prends quelques photos… et déjà un autre spectacle s’annonce. Jean-François Rigaudin présente… Je bavarde avec Pascale ; pour tout dire on est bien… Dans une heure elle recommence à conter !



Du haut du Mont St Clair, à la nuit, le spectacle est grandiose. De quelque côté que l’on tourne la tête des guirlandes infinies de lumières dessinent l’étang, la ville, la mer… Sur la scène, dos au vide, des artistes se succèdent, une fois encore pour rendre hommage à Brassens. Il y a là Jean-François Ramirez, Margaux et, pour moi, la révélation de la soirée, un trio très actuel, particulièrement dynamique et respectueux de Brassens, mais dont personne ne peut me dire le nom :… Amnézik peut-être ? Du tout bon en tout cas.



1200 associations, des dizaines de milliers de visiteurs, des élus par fournées, des responsables, des chefs, des sous-chefs, l’immense foule des anonymes et, là-bas, dans le coin où personne ne va jamais, le stand d’Acte Chanson et de Crescendoc réunis… C’était la foire aux associations de Montpellier ; un dimanche entier sous le soleil, pour se montrer, convaincre, informer et parfois… se lasser.


Reçue par internet une info qui me surprend : la médiathèque Emile Zola organise en cette rentrée « l’automne de la chanson »… « à la découverte des nouveaux talents locaux ». Au programme d’ici la fin de l’année : Côme et Nerk ( ?), Gatsby, Lazare et Aménie ( ?)… Qui est derrière cette opération pour le moins sélective ? (Les trois premiers gagnants à notre grand concours auront droit à une caisse du CD 2 titres de Jean Séraphin « Montpellier » !)


Au tour du Synavi de nous appeler aujourd’hui à « la mobilisation pour l’art et la culture ». Nous sommes le 21 septembre et peut-être y aura-t-il un peu partout en France des rassemblements d’artistes et d’acteurs culturels pour parler du spectacle vivant et de ce qui le menace.


A propos de spectacle vivant je viens d’entendre dans la bouche d’une plasticienne : « Y’en a marre du spectacle vivant… Et ce qu’on fait nous, c’est mort ? » Un tel raisonnement m’interpelle !


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Jean-Loïc nous invite ce jour à pendre sa crémaillère. C’est à Sète, près du grand canal, et nous en profitons pour visiter le musée Brassens rénové (Pas mal ! même si je suis un peu frustré en me souvenant de la profusion de documents signée Alain Merle que nous avions présentée à St-Gély-du-Fesc…). En sortant nous allons nous incliner sur la tombe de Georges. Les mouettes nous accompagnent.


Et voici arrivée l’heure de l’assemblée générale annuelle de l’association : l’Acte Chanson, compagnie de création Jacques Palliès, dont le changement d’objectifs il y a un an a manifestement troublé beaucoup d’adhérents et n’a pas vraiment boosté les activités. En vérité j’ai le sentiment que la lassitude a pris le pas sur les urgences militantes et qu’il me reste à faire… ce que je veux, ce que je peux… on me donnera un coup de main… Etrange sensation pas vraiment mobilisatrice pour affronter tout ce qui reste à faire.


Un salut pour finir à Hervé Tirefort qui passe ce matin nous donner un petit bonjour. Il continue à être très présent sur le front de la chanson et c’est tant mieux. Comme dit Patrick, là-bas dans le magnifique automne de l’arrière-pays lodévois : on les aura ! D’ailleurs nous avons rendez-vous le lundi 19 octobre pour attaquer les répétitions de Monsieur Monsieur Tardieu… Allez, à plus !

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