Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

La Chronique

Août commence et voilà que, déjà, l’administration de l’Acte Chanson (re)commence à me prendre la tête (belle expression populaire n’est-ce pas ?). Certes le mois de juillet n’a pas été très dense mais août s’annonce plutôt chargé avec, notamment, la grosse convention passée dans les PO et l’Aude avec les centres de vacances de la CCAS EDF GDF (Suez ?)… Cette convention + les quelques concerts signés à Calvisson, Gignac ou Balaruc, et je vais avoir de quoi m’occuper. J’en bave d’avance : contrats de cession, contrats d’engagement, DUE, assurance, cachets, charges… feuilles de route, factures, suivi… L’administration ? Une vraie perversion ! Heureusement que Crescendoc…

Et si je vous disais que tous les jours je découvre les plaisirs de la toile… Voilà même que Laure (c’est ma plus jeune) a réussi à me traîner sur Face Book et à me convaincre de son utilité… Euh ! Disons que, après la création de notre site/blog, après notre page Myspace, ma conviction n’est pas encore totalement affirmée. Et puis il y a aussi Daily Motion, You Tube, etc… Avec internet les jeux ne sont jamais faits, et c’est bien, si on ne tombe pas dans la pure addiction.


« Que dirais-tu si on faisait un clip avec une de tes chansons ? » C’est dans des circonstances plutôt saugrenues que la proposition m’est faite, mais je sais que je peux faire confiance à celui qui vient de la formuler. Alors OK pour le clip, et c’est, au moins, avec le glaive de Vercingétorix que nous signons le contrat.


Après Alignan-du-Vent, Soisic a réussi à nous donner des images plutôt convaincantes du Cabaret du Vin. Grâce à Roger, on a même réussi à en faire un beau montage et à le mettre sur Myspace… Devant l’écran de l’ordinateur Gilbert (Maurin bien sûr) approuve le choix, comme il approuve ma proposition de participer au prochain CD que j’envisage d’enregistrer : « les poètes et le vin », en complément d’un beau livre (j’espère) sur la Dive Bouteille. Un seul bémol : Gilbert n’est pas très disponible et ça renvoie le projet à l’année prochaine… Eté 2010 ?


Des centaines de personnes (des milliers peut-être sur les quatre jours du festival) réunies dans un champ, juste à la sortie de Mourèze, en bordure du cirque (« Ce triomphe de la dolomie » disait Gaston Combarnous)… Christine et moi en restons stupéfaits… Et tout est à la hauteur : l’organisation, la technique, la programmation… Mais comment est-ce possible (c’est en plus la 4ème ou 5ème édition) dans ce lieu impossible de l’arrière-pays ?


Ce soir à Mourèze la programmation affiche le Kom’un des Zotres (encore un peu tendre), Lo’Jo (du beau, du bon, du solide) et (rien que pour nous semble-t-il d’après le micro trottoir d’Isabelle…) Manu Galure, compère en Helvétie de Sarcloret et autre Frédéric Fromet. Disons-le : seul en scène avec son piano et sa folie, il est extraordinaire, digne de Baudelaire pour bien des textes, de Boby le binaire pour bien des jeux de mots… Oui ! Chapeau le Galure !


… Et un clin d’œil pour terminer au Soleil nomade qu’une centaine de fous furieux regardaient se lever le dimanche matin au cœur du cirque… Oui ! Chapeau !


Comme beaucoup d’autres communes de la région (on faisait moins les fiers il y a quelques années quand les plaies étaient encore vives) Balaruc a décidé de célébrer en 2009 les 70 ans de la Retirada, ces tragiques moments d’Histoire, de notre Histoire, où en quelques semaines 450000 Espagnols, soldats, femmes, enfants, quittèrent l’Espagne, vaincus par l’armée franquiste et les fascismes réunis, pour se réfugier en France où ils furent aussitôt enfermés dans des camps tout au long de la côte Vermeille, en plein hiver !
… A Balaruc aujourd’hui on chante, on danse le flamenco avec Carlos Rodrigo et ses musiciens, ses danseuses, on écoute les histoires si merveilleusement racontées par Susana Azquinezer et… on pleure, on rit, on chante aussi… Quelque part je suis plutôt satisfait que des spectacles de l’Acte Chanson participent à cette célébration, mais je m’interroge sur ce qui va en demeurer : seulement un folklore ? une sorte de nostalgie ?


« Machado dort à Collioure, trois pas suffirent hors d’Espagne… » chante Jean Ferrat saluant les poètes. Et je pense à ce qu’en raconte aussi Susana, cette famille entière, célèbre pourtant, emportée par l’exode et qui ne s’en relève pas… « Il ferma les yeux pour toujours » dit Ferrat dont Cécile, Julien et moi répétons ce jour le spectacle « Un amour cerise »… Et cela fait du bien, même dans la chaleur lourde qui nous enferme derrière des volets clos.


A l’heure du repas, j’écoute, j’entends : Cécile a enfin décidé de traverser la rivière et de nager… Elle chante, joue du piano, multiplie les spectacles pour en faire vraiment son métier, au cœur du spectacle vivant… J’en suis heureux pour elle.
Julien, lui, toujours avec le même sérieux appliqué et presque grave, me glisse un cédérom qui rassemble les infos sur l’ensemble des spectacles qu’il propose… C’est du beau travail, très convaincant, mais qui va vouloir en prendre connaissance ? Hélas…


Jean-Pierre et moi, ce soir, sommes à Saporta, siège des Coteaux du Languedoc, pour d’autres Estivales montpelliéraines vouées au vin (beaucoup) et à la musique (un peu). Rien à voir heureusement avec les bacchanales absurdes que sont devenus les rendez-vous de l’Esplanade. Il paraît même que certains y photocopient les tickets de dégustation (Ah ! boire gratis !)… Y’a pas à dire : c’est un succès !


C’est avec une certaine fierté que j’en fais l’aveu : rarement public nous a autant remercié pour notre spectacle Ferrat que celui de Gignac en ce 15 août. Jean-Claude Bosch, l’élu qui nous a accompagné tout au long de la journée , en est lui aussi ravi… Alors, que demandent les artistes du peuple ?… D’autres spectacles, d’autres contrats, d’autres occasions de rencontrer justement le public qui nous attend, mais qui ne le sait pas encore… Parce que l’ordre des marchands règne ! C’est dit !


Christine revenue de ses obligations familiales (Ô pour quelques jours seulement !) le bureau peut se réunir – et cette fois-ci sans problème – au siège de la compagnie. C’est en fait l’organisation de toute la fin d’année 2009 qui est à l’ordre du jour (Dionysos, la foire aux assocs, l’AG…)… Le vin et le repas que nous prenons ensemble ajoutent la chaleur souhaitée, et c’est bon !


Lu sur l’ordinateur aujourd’hui : Michèle Bernard (avec Jean-Luc Michel au piano) sera en concert à Saint Bauzille de la Sylve le 14 novembre prochain… Qu’on se le dise et qu’on n’organise rien d’autre ce jour-là ! Hugh !


Si vous en avez l’occasion ne manquez pas non plus d’aller écouter Marine Desola et ses deux musiciens. J’ai déjà eu le plaisir de dire ici tout le bien que je pensais d’elle après le spectacle Trenet auquel elle participe avec la compagnie du Kiosque. Et bien je la préfère encore dans ses spectacles solo sur Boris Vian (« Dis-moi qu’tu m’aimes ») ou Henri Salvador tel qu’elle l’a interprété hier soir sur la scène du théâtre de Verdure de Balaruc. Le public a fini debout et 600 personnes debout, c’est beau !


Ouf ! Je me sens moins seul ce matin. Jean-Loïc a repris le collier et on bosse ! On bosse dur ! On bosse fort (vieille blague turque). Tous les docs pour Dionysos sont prêts et la préparation de l’AG est quasiment terminée… Demain place aux cachets de la fin de mois, place aussi au nouveau document (« L’Acte Chanson une nouvelle aventure ») que nous allons éditer en ce début de saison pour mieux faire comprendre (et mieux comprendre nous-mêmes ?) ce que nous sommes devenus. Chiche !


Reçus ce matin au courrier le programme de Courant Scène à Vauvert et autour. A quelques exceptions près, on n’aurait pas mieux fait ; c’est-à-dire qu’on aurait programmé Manu Galure en solo le 21 novembre, et, peut-être gardé Flow en janvier pour faire plaisir à Julien. That’s all folks !


Ceci me rappelle jeunes gens et amis créateurs, auteurs-compositeurs, musiciens, artistes, et même vous les intermittents du spectacle couverts de notes et de mots depuis tant d’années, que si vous souhaitez être programmés dans toutes ces structures subventionnées, il vous faut un producteur, être « signé » comme on dit à Pezenas…
Et bien moi je vous dit que notre règne arrivera lorsque leur règne finira.


Tiens voilà qu’on nous confirme – mais est-ce bien officiel ? – qu’il n’y aura plus d’édition de VOIX LIBRES soutenue par la ville de Montpellier « Puisqu’il n’y aura plus de quARTiers Libres ». Etonnant n’est-il pas qu’on supprime ainsi ce qui était encore, il n’y a pas si longtemps, un des pivots de la politique culturelle montpelliéraine à l’égard des artistes en devenir… ?


Bon que tout cela ne m’empêche pas de dire que grâce à l’ami Jacques Gauffier j’ai découvert un slameur (poète, chanteur) extraordinaire. Il s’appelle Olivier Morin ; son chant, à découvrir sur internet http://dl.free.fr/tKEgg3xIa , s’appelle Eruption (« Je t’aime parce que… ») et c’est magnifique !


Rendez-vous samedi à Dionysos.

Le mois démarre mal. Mais l’encourageant est qu’on ne peut avoir une réunion de bureau plus ratée dans l’avenir que celle que nous avons eue hier soir… En tous cas pour des décisions efficaces, rendez-vous à la prochaine, au cœur du mois d’août peut-être.

Car la vie continue : le téléphone sonne, les messages internet s’accumulent, les discussions rebondissent, les projets eux-mêmes sont là et se bousculent. Au bout du compte cela fait un gros boulot qui nous occupe pas mal, comme vient de le montrer le résumé que nous venons de faire, à la demande de la DAC, de l’ensemble de nos activités artistiques depuis le début de l’année : soit une dizaine de spectacles organisés, deux créations (et une troisième en préparation), un nouveau CD, un soutien résolu à la naissance de Crescendoc, la mise en place d’une page Myspace et d’un site blog avec de nombreuses rubriques dont la tenue quotidienne d’une revue de presse chansons pour le Grand Montpellier… Qui dit mieux ?

Tout va bien pour Joanda dont le disque « Register » suscite les critiques élogieuses de la presse nationale. « Une musique entraînante et une langue vivante » dit Radio France, « Une pop à découvrir » renchérit Télérama, tandis que M6 salue « un très bon opus »… Joanda, que je rencontre ce jour dans les coulisses d’une réunion, semble très satisfait. Vous pouvez d’ailleurs aller sur www.joanda.net pour écouter et juger.


Au Corum aujourd’hui, et pendant deux longues journées, tout le gratin culturel de la Région s’interroge sur « une politique européenne en faveur de la Culture »… Le fait est qu’on y mange bien et qu’à cette occasion on peut rencontrer des copains qu’on n’a pas vus depuis longtemps.

Sur ma table, en rangeant ce matin, surgit un document consacré au « centenaire Léo Mallet » organisé à la Grande Médiathèque Emile Zola. C’était le 12 juin dernier… et je me demande comment j’ai pu oublier ce moment d’intelligence et de culture auxquels les deux Patrick (Hannais et Vendrin) ont donné un éclat particulier. C’était parfait et je ne suis pas prêt d’oublier qu’en effet « Y’a des poires chez nous ! »


Satisfaction : Roger me confirme avoir retrouvé des vidéos de nos spectacles… Les miens certes, mais aussi quelques autres ayant marqué l’histoire de l’Acte Chanson. J’en connais qui vont être surpris de revoir tout ça un de ces jours sur Myspace !

Et dire qu’il en est qui se plaignent qu’on ne s’occupe pas assez d’eux (sic !)… Mais que voulez-vous que je fis de plus dans cette galère ? Heureusement il en est aussi d’autres qui ont compris que nous faisons un métier, et que c’est rarement compatible avec une carrière,…, voire que nous créons des œuvres et que cela n’a rien à voir avec fabriquer des produits. Tiens, à l’occasion je vais faire un billet là-dessus.


… Et un grand sourire pour Marine Desola qui a mis toutes ses qualités (et elles sont nombreuses) dans son métier d’artiste. Hier soir Jean-Pierre et moi l’avons (re)découverte dans le nouveau « Destination Trenet » remis sur les rails par la compagnie du Kiosque… C’était super, devant près de 150 personnes enthousiastes, dans l’ancienne bergerie d’un village perdu du pays de Thongue. La soirée toute entière aurait pu s’appeler : destination plaisir !


Plaisir… Est-ce le même mot d’ordre pour cette soirée « Cabaret du Vin » dans le village voisin d’Alignan du Vent où s’achève l’édition 2009 des Estivales du Pays de Thongue ? La veille il y avait là quelques 800 personnes pour une brasucade très arrosée et festive… Ce soir : 70 ! Heureusement elles ne sont pas moins enthousiastes pour ce que nous leur proposons Gilbert et moi, avec l’aide de Soisic derrière la console et la caméra… Et cela fait chaud au cœur d’entendre le maire du village dire à la fin qu’un spectacle est comme une vigne « c’est dans les petits rendements que niche la qualité ».

La nouvelle est arrivée ce matin jusqu’à moi : « couleur femme » sera le thème du prochain printemps des Poètes qui aura lieu du 8 au 21 mars 2010. Qu’on se le dise !

Si nous n’avons pas reçu de nouveaux CD, depuis quelques jours par contre une littérature abondante de revues et de journaux ne cesse de nous parvenir. Il y a les journaux professionnels : la Lettre de la Cagec, de la Sacem…, les revues syndicales : Spectacle ou Plateaux…, les bulletins spécialisés tels la revue bimestrielle des Amis de Georges à laquelle nous nous sommes abonnés et qui présente des sommaires passionnants pour les passionnés de Brassens… et les autres. Si cela vous intéresse ils sont à votre disposition dans nos locaux de l’avenue Parguel.


Honnêtement l’ami Dominique Boudet a du courage. Alors que les festivals institutionnels multiplient les spectacles gratuits, alors que les Estivales perdent la tête pour des chiffres record tous les vendredis soirs sur l’Esplanade à Montpellier ; alors que partout s’agitent les propositions musicales et œnologiques les plus variées,…, il a choisi de monter un mini-festival de jazz (5 soirées tout de même) dans son lieu, chez Trinque Fougasse lui-même. Ce soir c’est Smoky Joë Combo qui nous invite à fêter le 14 juillet et nous sommes bien une centaine à nous en régaler.

Presque par surprise j’accompagne Gino et Pasqualino à la CCAS du Cap d’Agde où, du matin pour le repas festif du soir, ils ont été embauchés avec Il canto italiano. Ils se donnent à fond et pourtant la sauce (comment dit-on sauce en italien ?) a du mal à prendre. Repas festif (même italien) drôle d’esquif pour les artistes, presque un récif même quand en dépit de tout on donne le meilleur de soi-même et des œuvres. Ah ! Public ! que de bévues on commet en ton nom !


Journée chansons en Avignon. Toujours le même plaisir à aborder la ville, ses inondations d’affiches et de tracts, ses rivières d’hommes et de femmes s’entrechoquant de théâtre en théâtre, courant de restaurant en boutique de coiffeur, de collège en vieux ciné désaffecté… C’était aussi la journée d’hommage à André Bénédetto dont je ne peux m’empêcher de penser qu’il a sans doute choisi de disparaître à l’ouverture même du festival qu’il avait fondé, parce malgré tous les efforts faits ces dernières années, celui-ci ne lui appartenait plus.


… Journée chansons en Avignon. Ouf ! Christine et moi avons passé un peu plus de quatre heures à avaler des textes, des musiques, des univers d’artistes jusqu’ici inconnus; magique avec Xavier Lacouture jongleur de mots et de rêves qu’il faut absolument écouter, fade avec Peko malgré la qualité des textes « extravagués », provocateur superbe avec Frédéric Fromet qui veut toujours « faire rappeur », militant mais emphatique avec Serge Utgé-Royo pour moi décevant bien qu’il soit incontestablement plus près de Ferré que de Lalanne… Ouf ! même si le plus grand festival de théâtre du monde devient mon petit festival chansons, et que c’est bon !… Dans les rues on croise Coko, Sarcloret, des chanteurs de Vian, des hiphopers, des athlètes, et même des comédiens… Ah ! Vie ! Gnons ! Je reviendrai.

J’en suis encore estomaqué : la perfection scénique existe dans la chanson. C’était hier soir à Lodève, dans le cadre des Voix de la Méditerranée : « Jean Guidoni chante Prévert ». Parfait ! Quel interprète ! Quelle voix ! Quelle présence !… Même le vent n’a pas réussi à gâcher un tant soit peu la fête… Enorme ! Un répertoire magnifique, difficile et pas une fausse note, pas un écart, dans une liberté de gestes totale… Rien à ajouter, sinon que Prévert est toujours vivant et écrit des poèmes d’aujourd’hui. Vive Guidoni !


Il faut aller aux Voix de la Méditerranée… Est-ce la dernière édition cette année ? Ce serait une grossière erreur, même si Mme Vallès-Bled est aussi sympathique qu’une porte de monastère grec (Je n’en ai jamais vu mais j’y crois !) Tiens si on faisait des misères à son festival je serai même prêt à le défendre (en échange d’une présence encore plus grande des créateurs régionaux : Y’en a !)

Après-midi de répétition avec Pascal Corriu. On joue, on bavarde ; on joue, on commente,…, le site, la page Myspace… On joue… Travail et plaisir, qui dit mieux ? Le soir, Siryel blues band à Castelnau le Lez m’apporte la preuve que décidemment je préfère le blues authentique du chanteur, hobo ou esclave, seul avec sa guitare déglinguée, désaccordée, plutôt que le blues rock électrique avec batterie et orgue… Les musiciens pourtant sont excellents, mais il y a aussi comme une impossibilité de rencontre entre leur musique et le public castelnauvien… Comme une impossibilité.


Hourra ! Roger va copier sur Divx notre Cabaret du Vin filmé à Alignan du Vent. Sur son ordi, les images sont belles et quand on aura gommé les quelques parasites de son et de couleur, le résultat devrait être super !


Avignon nous revoilà ! Deux concerts au programme de cette nouvelle soirée chez les papes : Anna Prucnal au Petit Louvre, Hervé Akrich à la Parenthèse… Malheureusement nous n’avons pu voir le premier, mais heureusement le second nous a très vite réconcilié avec la chanson : Christine et moi aimons ce Rémois qui aime sa langue et la nôtre, c’est-à-dire les mots qui parlent de nos maux et des autres. En plus il chante à claire et intelligible voix ce qui nous rajeunit beaucoup, et ça c’etait particulièrement bon.

Grâce à ces quelques mots jetés presque tous les jours sur notre site / blog, voilà qu’Adèle nous remercie d’avoir évoqué son dernier CD dans la chronique de janvier. Pour nous récompenser, (un exemple pour l’ensemble des chanteurs dignes de ce nom, et j’espère qu’ils se reconnaîtront) elle nous envoie le texte d’une de ses anciennes chansons écrit sur le thème du vin. Titre « Je bois du Vin »… Un programme commun qui me plaît bien.


Comme me plaît particulièrement bien ce plateau partagé avec l’ami Slabski au centre de vacances de la CCAS EGF à Saint Laurent de la Salanque dans le 66. 70 personnes médusées mais pas usées m’écoutent chanter mes propres textes, ma poésie, et même s’il y a là quelque chose d’inattendu dans le contexte (Jérar a aussi fait un vrai carton en première partie), ça marche ! Presque ils en redemanderaient…. Ils en redemandent !… Qu’attend-on ? disait mon tonton.


Et voilà, juillet 2009 s’achève (rimes possibles : haie, pianola, œillet, bœuf, crève…) La moindre de mes velleïtés artistiques est noyée sous les impératifs administratifs, j’ai chaud, j’ai soif et y’a encore tout août (portion de phrase à prononcer très rapidement) à affronter. J’y vais !

Juin débute, j’ignore qui lit cette chronique mais je me dis que ça n’a pas d’importance : l’essentiel est de faire et je suis tout heureux donc de vous faire partager cette nouvelle citation de Guillaume Apollinaire « Je suis ivre d’avoir bu tout l’univers ».
Juin débute… Serge Valentin conte du côté de la Creuse dans le cadre de Coquelicontes, Christian Maux sonorise des chorales dans le Gard, CrescendoC existe à Montpellier et Jacques Palliès a plein de projets, de spectacles, de disques, de livres… Que voulez-vous de plus ? Qu’importe que les concerts ne se bousculent pas au calendrier de ma guitare… Encore que !

S’en remettre à l’aune du public comme jugement ultime de l’excellence des artistes n’est finalement peut-être pas judicieux… En effet à voir le résultat des élections européennes on risque de n’en avoir pas fini de si tôt avec les Sardou, Doc Gyneco et autre Barbelivien…
Au fait c’est l’idée même d’excellence qui n’est pas judicieuse !

Scotch et Sofa à Saint-Chinian ont été triomphants ! Cloclo (magnifique diminutif affectueux de Chloë) en rigole encore de plaisir… Même après leur concert de vendredi à Capestang où, en première partie des Ogres de Barback, ils ont fait le plein de public et d’encouragements, ils ont rempli la belle médiathèque Jules Verne… J’avoue que j’attends avec beaucoup d’intérêt la sortie de leur premier album, à la rentrée.

Et voilà, avec le concert de Jérar Slabski tout à l’heure à Montferrier s’est tournée une page de presque 13 années… Personne ne s’en est vraiment soucié, mais j’ai soudain mesuré que plus rien ne serait désormais comme avant. Ne le répétez à personne, mais j’ai largement fêté ça avec le rouge du Pouget. Heureusement que comme d’habitude Loulou a très bien fait les choses.

… Et que dire de Jérar, notre Jérar ai-je envie de dire tant nous sommes pour beaucoup dans le fait que cet artiste chante ses chansons et, de plus en plus, ses chansons ? Certes Brel, Nougaro, Lapointe et quelques autres sont toujours là pour éclairer sa route, mais Slabski aussi qui n’hésite plus à leur donner la main et à dire de plus en plus de choses qui lui appartiennent totalement… Comme en plus c’est un musicien supersonique, gageons que nous aurons l’occasion d’en parler plus souvent. Au fait vous pouvez l’écouter sur My Space !

J’ai peine à dire que j’ai boycotté la fête de la Musique, parce que c’est con et que tout le monde s’en fout. Et pourtant comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, alors que le thème national choisi pour cette fête est « cinquante ans de chanson française », nous ne pouvons plus organiser notre traditionnel concert de chanson d’auteur à la salle Molière… En vérité on nous avait proposé Odysseum et puis ils ont préféré « Tribute of Abba ». Alors je boude !

Nous sommes quelques uns autour de la table réunis par l’ami Gauffier pour goûter son « Pairou », sa contribution à l’histoire de la future Clapassade qui doit porter si haut le nom de Montpellier. J’avoue que le plat et tout le repas préparé par l’équipe de Trinque Fougasse et Eric Tapié du Mas de Baumes sont excellents… mais j’ai en moi comme un questionnement. Pourquoi soudain donner autant d’importance aux fonctions publicitaires contenues dans la moindre réalisation humaine ? Vous avez dit gastronomie ? Il faut vendre Montpellier… Vous avez dit Culture ? Il faut vendre Montpellier… Vous avez dit pêche à la ligne ? Il faut vendre Montpellier, et je suis sûr que la ville élèvera une statue à celui, ou celle, qui demain inventera la nouvelle position dite de Montpellier qui portera partout le nom de notre ville… Vous avez dit Amour ?

Sans qu’il le sache peut-être, il nous avait donné la matière d’un spectacle. Lisez : « … des rochers de Collioure aux paresses lourdes du Rhône agonisant, un cordon d’étangs bleus sous le ciel, blancs et roses de sel, où neigent des vols d’oiseaux… Plus haut la plaine vernissée des vignes. Un peu plus haut encore les garrigues, leurs horizons pâles, leurs arêtes crues de rochers, la sévérité de leur pelage de buissons : dans leurs cuvettes, les villages et les villes, des murs ocres, une ronde de platanes autour de la fontaine. Dominant le tout, les crêtes, Corbières, Montagne Noire, la falaise des causses, les croupes énormes des Cévennes. La logique de cette architecture naturelle, ça n’est pas le parcours longitudinal, la déchirure des paysages par l’autoroute, mais le rapport, partout, de la côte et des arrière-hauts pays…
Si vous voulez comprendre, prenez-là cette terre non pas depuis le Nord, l’intériorité européenne, la dominance économique, le pouvoir politique, mais à l’endroit, depuis les voisins naturels, Espagne, Maghreb, Italie, en « remontant » la mer vivante des échanges culturels. Vous saurez alors que Languedoc et Roussillon sont la marche du Sud, le don lumineux de la Méditerranée à l’Europe. »
Il s’appelait Robert Lafont, et c’est à ce niveau que discouraient les hommes.

C’est décidé, je vais mettre le Cabaret du Vin, non pas en bouteilles mais en pages et en sillons (si ce mot s’applique encore pour les enregistrements numériques) : cela s’appelle faire un livre-disque… Et je vous donne rendez-vous dans quelques mois.

… Et donc Michaël Jackson est mort. Je l’ai appris dès hier soir sur LCI et je ne doute pas que ça va remuer des centaines de milliers (des millions ?) de fans dans le monde. Pour l’instant, les clips se bousculent sur toutes les chaînes et je me dis que, tout à mon souci de défendre bec et ongles la culture française face au rouleau-compresseur américain, je suis peut-être passé à côté d’un… génie ? Et bien, non. Je crois qu’avec en effet un talent assez extraordinaire, Michaël Jackson a, en son temps, poussé à son paroxysme l’expression populaire de la culture marchande… Et puis lui aussi a fait son temps.

Dans le beau jardin d’Hélène quelques nobles figures de l’Ile de Pâques nous contemplent. Ô pardon !… quelques œuvres de Jean-François Rigaudin au ciseau enfin assuré sur les blocs de Siporex nous regardent. Je sculpte donc je suis, est désormais son credo, et ce n’est certes pas la voie (la voix) la plus facile… Sereinement nous parlons de l’Ile de Pâques (c’est moi qui insiste). Pour Jean-François : « on » a rendu les statues aveugles en arrachant les coraux qui leur servaient d’yeux…

Parler aussi tranquillement me soulage de la brève mais costaude attrapade verbale que je viens d’avoir avec Michaël Delafosse, encore une fois débordant d’amitié et de contentement de lui, à un point tel (et j’ai du boire 2,5 cl de vin de trop !) que je me sens obligé de l’arrêter et de lui dire que je ne me reconnais plus dans ce qu’il fait, ni dans le fond, ni sur la forme : achat du Rockstore, Scènes Publiques, venue de Joan Baëz… j’en passe et des pires, le plus désagréable étant que tout se passe en secret…
En toute honnêteté, j’ai l’air de le décevoir beaucoup, et je ne suis pas vraiment fier de moi…

Ouf ! ma soirée aurait été complètement gâchée si, quelques heures après, « Le Chauffeur est dans le pré » n’avait été aussi bon. Malgré la petite assistance réunie chez l’ami Dominique, tous les artistes sont à fond dans leur musique et ça me remue de partout : corps et âme… et sans la moindre assistance œnologique supplémentaire.
Très honnêtement Christine regrette cependant de ne pas comprendre les paroles des chansons qui émaillent le concert.

Je m’étais programmé d’aller à la fête de Lézan ce samedi soir, et puis de récupérer un grand bol d’air pur du côté de l’Aigoual ce dimanche. Que pensez-vous qu’il arriva ? J’ai regardé la télé et je me suis fait un lumbago en arrachant les mauvaises herbes du jardin… Vive la chanson !

Lorraine et Jean-Loïc sont à fond dans les derniers aménagements du site et de notre nouvelle page My Space. J’avoue que l’outil que nous sommes en train de mettre en place me passionne, même si j’en découvre au jour le jour les difficultés, parfois les incohérences… Comme je l’ai écrit dans un billet, internet est vraiment un outil important pour qui veut transmettre et partager (et à condition que les autres aient la même envie, évidemment).

RAS pour terminer ; le bureau se réunit tout à l’heure pour analyser nos difficultés et, si on en a envie, étudier ce que nous allons faire pour nous en sortir. Y’a du boulot et de tous les côtés : medias, institutionnels, professionnels, public…

Ah ! les vacances !

Jacques

En mai fais ce qui te plait… En mai tu peux panser tes plaies… En mai pas besoin de plaid… En mai, fête ce qui est laid… En mai ne bois pas de lait (bois du vin, du vin de feu, du vin qui rit…). C’est marrant les proverbes !

S’il est une manifestation qui s’affirme comme un moment irremplaçable de sociabilité, c’est bien la manif du 1er mai. Oh ! bien sûr, il y a le mouvement social et l’urgence des luttes,…, mais quel bonheur de reconnaître chaque année un visage, une silhouette, une voix ; quel bonheur d’être encore ensemble pour mener le combat ; quel bonheur d’apprendre que tout continue pour celui-ci ou celle-là. Comme autrefois… C’était notre séquence nostalgie.

Marianne chez Trinque Fougasse au cœur du pont du 1er mai, c’est presque par souci de bon voisinage que Christine et moi y sommes allés. Soisic s’est joint à nous… et nous avons pris une claque : 150 personnes en délire, passant d’une écoute quasi-religieuse à l’enthousiasme le plus débridé, obéissant comme un seul homme aux invites de la chanteuse… Cela paraît incroyable dans le cadre difficile d’un dîner-spectacle, même chez Dominique Boudet. Et pourtant… Il y a là de quoi s’interroger. D’autant (je le dis avec un peu d’amertume) que la chanteuse, même bourrée de talent, j’ai eu le sentiment que nous ne faisions pas le même métier.

Tiens, le thème central de la fête de la musique est « la chanson française »… Et bien nous apprenons en même temps que nous n’assurerons plus le rendez-vous de la salle Molière et que tout désormais sera gratuit pour la fête de la musique… D’ailleurs, si nous voulons animer la place du Plan des 4 seigneurs, pas de problème… Euh ! « l’association de référence de la chanson à Montpellier » vous remercie.

…Et elle vous remercie d’autant plus que nous apprenons par la presse l’organisation des Scènes Publiques et l’annonce du rachat du Rockstore…en présence du tout Montpellier de la musique, sauf nous ! Je pense qu’il y a –au moins- des sourires attristés qui se perdent.

Allons, que cela ne nous empêche pas de saluer la victoire de Davy Kilembé au concours « Vive la reprise » organisé par le Centre de la Chanson. Davy fait partie de ces artistes de la région (il est catalano-africain) que nous avons accueillis à l’Inédit alors qu’ils étaient totalement inconnus et qui aujourd’hui… E nave va ! Quelque part, ça fait plaisir, même s’il est vrai qu’il est aussi beaucoup d’autres artistes que nous avons reçus et qui sont restés… anonymes.

La 4ème seMAIne de l’Acte Chanson approche et il nous faut mettre le paquet sur la promotion. Il y a urgence car les médias apparemment ne vont pas se bousculer pour parler de notre projet : mettre ensemble sur une scène 1 conteur et 1 chanteur autour d’un thème… Ah ! une exception : Mireille Picard de Midi Libre prend rendez-vous pour une interview. Ça s’arrose (Bois du vin, rouge ou blanc…). Tiens il y a même 2 radios qui veulent bien nous accueillir pour parler dans le poste : Radio Aviva et Radio FM+ ; merci à elles !

Peut être est-ce-dû à la (re)venue de Sarkozy à Nîmes (ce n’est pas bon pour le climat !) mais c’est devant une petite affluence que Pascale Rouquette et moi-même déclinons le thème de la Résistance sur la scène du Théâtre Gérard Philipe… Une vingtaine de personnes à peine pour cette prise de risque artistique difficile pour les 2 artistes. Les arguments du conte et ceux de la chanson n’empruntent pas les mêmes routes. S’annihilent-ils quand ils sont ensemble sur la même scène ? Ou bien magnifient-ils leurs propos dans la confrontation des 2 expressions ?

Sans doute eut-il fallu plus de public aussi pour que le travail de Gérard Slabski et Fabien Bages « Ecoutez-ça si c’est chouette » prenne toute son ampleur. A l’inverse de la veille, conteur et chanteur sont là dans la complicité, dans la réponse partagée à une véritable fête de la parole, voulue par les artistes mais au menu choisi par le public. En vérité on ne peut imaginer spectacle plus « de proximité »… Ah ! si le public avait gardé sa capacité de curiosité artistique !

La curiosité du public, comme celle des médias, des professionnels et des institutions culturelles, voilà bien ce qui fait (aussi) défaut aujourd’hui dans la mise en œuvre des politiques publiques de la culture. La recherche quasi exclusive du profit comme les tentatives sans cesse recommencées d’instrumentaliser les artistes ont tout perverti et je crains qu’il ne faille beaucoup ramer pour permettre aux fleuves artistiques de remonter enfin aux sources créatrices… Beaucoup ramer !

Ce soir ce sont deux chanteurs, deux auteurs-compositeurs, qui se retrouvent en scène pour ce 3ème rendez-vous de la seMAIne : Julien Heurtebise et moi-même. Que ça fait du bien de chanter ses propres chansons dans le confort technique excellent mis en œuvre par Jean-Pierre et Fabien, les deux régisseurs du théâtre ! Si le Théâtre Gérard Philipe n’existait pas il faudrait le créer… et le réserver à la chanson (Ceci est une idée gratuite pour la DAC de Montpellier…)…Au fait Julien, dépêche toi d’enregistrer tes nouvelles chansons, qu’on puisse s’en imprégner !

Et voilà, la 4ème seMAIne de l’Acte Chanson s’achève déjà : Gabrielle nous donne un set magnifique, vibrant de sincérité et de justesse. Dans le landernau montpelliérain, voilà une jeune créatrice porteuse de sens et d’émotion qu’il faut aider, soutenir, encourager (ils ou elles ne sont pas si nombreux que ça)… Hervé Tirefort par contre, dans son souci louable de ne pas « délirer » et de présenter vraiment ses chansons, oublie un peu qu’un spectacle doit avoir un ton ; du coup ses nouvelles chansons (on passe allègrement de Miss Poitou à un poème de Germain Nouveau) y perdent un peu de force, et nous connaissons tous déjà les immenses qualités d’Hervé pour nous permettre de le lui dire.

Bon ! faut vraiment qu’on s’interroge sur notre seMAIne de Gérard Philipe. Il est vrai que de réunir à peine une centaine de personnes sur 4 jours semble donner raison à tous ces « vrais » professionnels, « vrais » responsables institutionnels, « vrais » journalistes, qui nous ignorent totalement… Mais s’agit-il seulement d’une mauvaise com ?

Que cela fait du bien de changer d’air, de sortir de cette ville, Montpellier, à l’atmosphère culturelle de plus en plus viciée (Voilà-t-il pas qu’on apprend que le fils Koering vient d’être chargé… par son père, le superintendant, de monter un festival reggae dans le cadre du festival de Radio France… ! J’hallucine ! dirait ma cousine…)… Alors oui ! Que ça fait du bien de traverser la petite Camargue par une belle après-midi de printemps, bordée d’iris d’eau, pour arriver enfin ailleurs, là-bas, si près et si loin à la fois…à Saint-Gilles, en pays gardois !

Lionel Licini et Gino De Zarlo ont pour mission d’ouvrir en musiques et chansons italiennes le 14ème festival « à contes découverts » de Saint-Gilles concocté par l’enthousiaste et vibrant Maurice Tardieu, lui-même conteur et grand animateur culturel… Lionel et Gino nous livrent une prestation impeccable. Dans une salle bondée, le public est bluffé et reprend en chœur les chansons… Le climat est créé, Sam Canarozzi peut laisser filer la parole.

Ah ! Enfin ! Sous le titre « Poémez-vous », le festival de Barjac rend public son programme 2009… Un beau programme s’il en est avec par exemple Michèle Bernard, Nicolas Jules, Thomas Pitiot, Michel Rivard, Chanson Plus Bifluorée à l’affiche… Un magnifique programme donc… mais que je boycotterai (c’est très personnel) tant qu’aucune occasion ne sera donnée à la création régionale de rencontrer ici aussi (ça se fait au Printival) un autre public.

Vous savez ce que je pense en général des festivals ? Même si vous vous en moquez, je vais vous le dire : ils sont l’occasion pour les marchands de s’emparer eux aussi de l’argent public… Et que de marchands, que de produits, dans la musique ! Tiens voilà une vraie question (y compris pour le maire communiste de Barjac) : qu’est-ce-que ça veut dire concrètement ; la culture n’est pas une marchandise ?

Balmino, le retour. Il était l’âme du groupe Khaban que l’on avait perdu de vue depuis quelque temps… Et pour cause, le groupe n’existe plus. Par contre Stéphane Balmino qui était la plume et la voix du groupe continue désormais seul son chemin créatif… Alors si vous en avez l’occasion, allez l’écouter : c’est superbe !

Je suis heureux de saluer ici aussi le grand retour de Chango Ibarra, notre voix d’or argentine discrètement nichée à Montagnac et qui avait failli s’éteindre (nous sommes si peu de choses…). Chango est reparti sur les routes avec quelques-uns de ses complices favoris : Christian Lavigne, Etienne Roche, et c’est tant mieux. Ils s’en souviennent déjà du côté de Montbéliard.

Cela devait être un dimanche de fête, et ce le sera peut être dans… quelques années. Là, entre Rhône et Pont du Gard, un nouveau festival de chansons affirme son ambition pour la chanson « à texte » (c’est comme ça qu’on dit !)… Hier c’était à Montfrin, aujourd’hui à Aramon… Et résultat : personne ! pas de public du tout,…, quelques dizaines le soir pour les têtes d’affiche : Michel Arbatz, Cécile Veyrat… personne pour les sans-grade de l’après-midi, dont je fais partie : ça interpelle, non !?

En urgence nous décidons de réunir le bureau de l’association et de réfléchir à tout ça. Pourquoi une telle désaffection du public pour la chanson que nous aimons et que nous défendons depuis des années ? Il est vrai que nous sommes à des années lumières de la chanson dominante telle que la télé en impose la vision,…, et il est vrai aussi que les politiques publiques n’agissent que sur ce qu’elles peuvent espérer recupérer , à leur seul profit politique. Bon ! nous ne sommes pas tous d’accord là-dessus et il faut continuer à réfléchir (c’est aussi cela la résistance !)

Reçu ce matin le nouveau CD de l’ami Corbier. Quelle claque ! Et dire que certains se demandent encore : qu’est-ce-que c’est la chanson porteuse de sens et d’émotion ?… Que ce soit un artiste « interdit de Chorus parce que pendant des années il a perverti nos enfants » qui nous le dise aussi violemment, illustre bien par contre la perversion du système où même les marchands font semblant de se draper dans les oripeaux de l’artiste… En tous cas Corbier c’est du très fort, du tout bon, du brutal, de l’extrème (j’avoue que j’ai pleuré à certaines de ses chansons) et on devrait l’entendre partout, comme un Léo Ferré country ou manouche !

Et puisqu’on parle de CD nous avons écouté Lazare sur MySpace… Lazare nous le connaissions déjà par le groupe Solstice repéré dans Voix Libres, le voici en solo mais toujours avec la même poésie plus proche de Lautréamont que de Maurice Carême… Ce qui fait beaucoup de bien je l’avoue. À écouter s’il vous plaît !

Et voilà le mois s’achève… « Bois le vin du bonheur et le vin de l’oubli, et quand l’automne d’or, sur le jardin pâli, tend son brocard divin où le ciel se prolonge, bois le vin du désir et bois le vin du songe ». À Pézenas, Hôtel Lacoste, je chante le vin pour la 4ème nocturne vigneronne, sur les pas de Molière… Jean Cévenol et tous les poètes m’accompagnent… oui! bois du vin camarade, avant que le verre ne soit brisé contre la pierre.

Jacques

Par décision de l’UNESCO la chanson française devient patrimoine mondial de l’humanité. Elle échappe ainsi désormais totalement au pouvoir des marchands et aux diktats des politiques… Les auteurs compositeurs interprètes ont tous les droits et en vivent dignement… Tel est le poisson d’avril de cette chronique !

Allons, enfin ça y est (et on n’est plus le 1er du mois) Crescend’Oc existe pour de bon. Tout est en place et d’ici un mois encore environ tout le travail administratif de l’Acte Chanson basculera chez Marie-Hélène… Étrange le climat de « fin de règne » qu’on perçoit dans nos bureaux. Vite il nous faut réaménager l’espace et mieux cadrer avec les nouvelles fonctions créatrices de l’association…

Sur la grande scène du Devézou, Fabien Bages et Hervé Berteaux présentent leur nouvelle création « Il était une foi », sur l’histoire des Cathares et de la croisade qui les emporta. Tous les moyens du conte et de la musique ancienne sont déployés pour nous imprégner du drame humain et politique qui entacha à jamais chez nous le 13ème siècle naissant… Loin de tout didactisme, les 2 artistes apparaissent très convaincants et se jouent des défauts techniques de la salle… A revoir cependant dans la proximité.

Moi qui ait tant vilipendé les journalistes pour leur désintérêt à l’égard du travail créatif de tant d’artistes, et notamment en matière de chansons, voilà qu’aujourd’hui, l’un des plus reconnus dans la région, Jean-François Bourgeot consacre une chronique à mon CD… Même si me voilà découvert « doux paranoïaque », j’apprécie « les routes proches du soleil » que Jean-François me fait emprunter. Tout au fond de moi, je savoure.

… Et me voilà à présent « coup de cœur d’avril » de Rhinolophe.com… avec un beau texte critique à l’appui de ce choix. Certes Julien est un ami, mais il a vraiment tout compris « au plus profond du sens de l’expression poétique, de l’émotion et de l’engagement… » Ça fait du bien !

« De fuoc e de vent / De mar et de terra / Nasqueri sens frontera… » (« De feux et de vent / De mer et de terre / Je suis né sans frontière… »). Sur la petite scène du forum FNAC de Montpellier Joanda chante ; la salle est pleine, et même si tout le monde est loin de tout comprendre, il y a soudain dans ces quelques mots, – ceux de Marti aussi qui résonnent encore – l’évidente sincérité d’un artiste en train de prendre toute sa place, en Languedoc bien sûr, mais aussi dans le monde, même si le monde ne le sait pas encore… Joanda « la pel dins lo vent » per « register ».

Tiens ! le concert de Jean-Louis Murat est reporté… Annulé ?

Chloë ce matin (scotch ou sofa ?) me souhaite bon anniversaire… Merci Chloë, c’était il y a quelques jours déjà, mais ça fait plaisir… Surtout d’apprendre aussi que les choses vont de mieux en mieux pour le duo : des concerts un peu partout, un 3 titres à paraître en mai et l’album (enfin !) à la rentrée de septembre… Allez-y à fond Chloë, l’Acte Chanson est avec vous !

Un concert de Monica Caselles chantant le tango peut être vécu comme l’expérience d’une tornade qui vous transporte illico de la Cordillère des Andes jusqu’aux ruelles basses de Buenos Aires… Alors, que ceux qui ne l’ont pas encore vécu notent d’urgence sur leurs agendas que Monica sera en Avignon durant toute la durée du festival (du 8 au 31 juillet) à la Maison de l’Avocat. Tous les jours à 18h. Qu’on se le dise !

Et voilà que s’ouvre le 10ème Printival à Pézenas. Jacky n’est plus là, mais Ticha et tous ses amis ont repris le flambeau et, même dans la difficulté, le festival continue. Moi qui ne suis pas vraiment festivalier je leur tire mon chapeau… D’ailleurs Soisic ne se lasse pas de dire du bien de leur aventure. Elle est même très enthousiaste sur le concert d’Anne Sylvestre… Que dire d’autre ?

« Ami, entends-tu… » Bien sûr les paroles françaises de cette extraordinaire chanson étaient l’œuvre de Maurice Druon et de Joseph Kessel,…, mais les médias auraient pu rappeler plus clairement que la musique était dûe à Anna Marly. Non ?

Vu hier au théâtre du Hangar « Qui êtes-vous Michel Leiris ? » de Jacques Bioules, avec Patrick Hannais dans le principal rôle… l’ami Patrick qui réussit un personnage superbe, totalement dans le texte – et quel texte ! – Certains se plaignent des longueurs, de la difficulté de l’œuvre… mais que ça fait du bien de se sentir soudain hors de la société du spectacle : la beauté existe (un décor immobile qui bouge sans arrêt, des textes projetés dans l’espace et dans lesquels les acteurs entrent littéralement…) Nous sommes encore des êtres pensants.

Avec Soisic et Julien, nous nous sommes retrouvés « Chez Véro », nouveau lieu déjà mythique de l’ouest gardois, pour un concert de Michèle Lého… Quel lieu ! Une ancienne cave coopérative magnifiquement réagencée en salle de spectacle, deux dynamiques patrons comme on n’en fait plus et… une programmation top niveau, que demander de plus ? Michèle nous offre en plus de beaux moments, avec une grande sincérité qui n’est plus si fréquente dans le monde de la chanson.

Dur ! dur ! les changements que nous avons initiés cette année. Parfois la frénésie de l’ancienne Acte Chanson me manque ; ses aventures perdues d’avance aussi. Ce n’est pas le travail créatif qui fait défaut à la veille du nouveau concert « Chansons primales 2 » à Montferrier, mais j’ai parfois le sentiment qu’il va nous manquer quelque chose.

Et pourtant, deux concerts estampillés Acte Chanson le même soir, cela occupe… Les Zbroufs au Crès remportent un beau succés avec leur spectacle Nougaro (Jean-Loic est très fan !)… Pour moi par contre à Montferrier, petite salle (20 personnes)… Mais quel plaisir intense d’être accompagné de façon aussi sensible par deux jeunes musiciens d’à peine plus de 20 ans. Merci Andrew, merci Nicolas, j’en redemande.

Et dire qu’il nous faut à présent préparer la quatrième seMAIne de l’Acte Chanson au théâtre Gérard Philipe… Il faut encore finaliser le programme, créer une affiche, pondre un dossier de presse et diffuser tout ça… Miraculeusement, les choses se mettent en place sans heurts. Gabrielle accepte de se joindre à l’équipe… Ah ! public que de bonheurs on te prépare !

Soudain me voici avec le CD d’Olivier L’Hôte entre les mains… Peut-être pas fantastique, mais bien loin d’être monotone contrairement au titre de la première chanson. Olivier je me souviens de la première fois – c’était au Sax’Aphone pour une soirée Brassens – où nous l’avons rencontré. Que de chemin parcouru ! Bien sûr il y eut l’expérience des Hôtes pendant près de 5 ans, mais Olivier aujourd’hui a choisi de suivre son chemin personnel… Et bien disons le : il a eu raison. Tout ce CD le prouve.

Gilbert Maurin ce matin m’écrit à propos de « Chansons primales 2 ». Je ne résiste pas au plaisir de vous le livrer, presque tout entier : « On dira ici ou là que c’est de la chanson à textes… Pas la peine d’en rajouter. Pour ma part j’aimerais saluer le mélodiste. C’est quand il met en musique les textes des autres qu’on remarquera le plus cette capacité à trouver le ton juste et à rester simple tout en se démarquant du « déjà entendu ». Ecoutez, égoutez, laissez décanter et vous verrez que la mélodie des « perles noires » est en vous pour longtemps. »

Reste modeste Jacques. Même si Claude Frigara te semble lui aussi rejoindre l’éloge ce même matin dans la Gazette… Bon ! la catégorie des poètes furtifs n’est peut-être pas la plus exaltante, mais que j’aime à voir une mouette se poser sur une grève… Plus encore Claude : sur un piquet de grève !

Vous vous souvenez de ces merveilleuses « chansons de mémoire ouvrière » récoltées et ravivées par l’ami Fabrice Lançon (de Rochefort)… Et bien Fabrice a décidé de les enregistrer et il lance pour cela une souscription . Si le cœur vous en dit… Demain c’est le 1er mai !

Jacques

Comment oublier les drames ? Nouma, mon frère, ne sera plus des nôtres. Je lui dédie ces quelques lignes qu’il aurait tant aimé partager avec moi.

Est-ce un signe ? C’est par un rendez-vous avec Michaël Delafosse, adjoint au maire chargé de la culture à Montpellier, que débute notre mois de mars. Un rendez-vous rapide – très ! trop ? – à l’heure du déjeuner et qui ne permet pas d’aller au fond des choses. Nous apprenons quand même que nous sommes « la seule association de référence de la chanson à Montpellier »… C’est bon de le savoir, n’est-ce pas, mais pour quoi faire ? Des projets, nous en avons plein nos cartons, le tout est de pouvoir les discuter.

Ainsi il est évident que tous les chanteurs ont besoin d’une salle dédiée à la chanson à Montpellier. D’accord Michaël, il faut être capable de jouer dans les rues, sur les places, au soleil brûlant ou dans le froid le plus vif,…, mais une salle bon dieu, une vraie salle de 100 à 150 places, avec une scène équipée, des fauteuils, des loges, un accueil… Noël en mars, t’y crois toi ?

Pour ceux qui se posaient la question, voilà que Soisic, outre son rôle de présidente de l’Acte Chanson, est aussi officiellement devenue la « diffuseuse » (le mot vaut ce qu’il vaut du point de vue esthétique) des spectacles de la compagnie ; en premier lieu : « le Cabaret du Vin » et « Un amour cerise » qui existent depuis quelques temps déjà et qui ont fait leurs preuves… N’hésitez donc pas à la contacter, elle a aussi beaucoup d’autres merveilles dans sa besace.

Elle, elle s’appelle Furst, est comédienne aux Treize vents et chante les coquineries du début du 20ème siècle… Bien sûr, c’est son seul talent (réel j’en suis sûr !) qui lui ouvre les portes de Grammont, les colonnes des médias et les chemins pourtant obscurs de diverses maisons pour tous de la ville… Au fait est-ce que les services de Grammont ont pensé aux salles des confrères ? aux festivals institutionnels ? Ah ! heureusement que l’Acte Chanson existe.

Disons le, je trouve dommage – pour la création surtout – que tant de chanteuses (et même des chanteurs) d’aujourd’hui se lancent dans une sorte de course effrénée aux répertoires coquins… Ah ! il est vrai que nous sommes libérés aujourd’hui et que chanter le cul ou le sexe en est la seule preuve absolue… Le cul ? Mais oui ! Le sexe ? Ahaaaaaaah (comme aurait dit Christian Mirailles). Que d’audace n’est-ce pas !… Et pendant ce temps ?

Invitée au Corum, Christine voit « L’une chante et l’autre pas » d’Agnès Varda, pour la journée internationale des femmes. Un beau film qui raconte à sa façon l’émancipation des femmes ; une initiative de la Région aussi… pour tenter de la récupérer ? Mais comment puis-je en arriver à douter ainsi de la sincérité des politiques ?

Le printemps des poètes se déroule presque discrètement à Montpellier. Le programme est pourtant très convainquant, même s’il laisse complètement de côté Jean Tardieu et son œuvre poétique majeure. Il est vrai que le fleuve ici est caché et que l’ombre y a sa part. Oui ! c’est beau un poème.

Vu salle Saint Ravy « le cabaret du pire », deux jeunes femmes qui n’hésitent pas à se confronter aux poètes, aux exclus, aux monstres et qui en donnent un spectacle étonnant, foisonnant, pas toujours facile mais qui manifestement plaît aux nombreux jeunes présents dans la salle. Vu également Susana Azquinezer dans ses « rires de soie »… Des histoires amusantes, cueillies pour beaucoup dans d’autres spectacles, comme Susana sait si bien les raconter. Et le public là aussi en redemande.

Ah ! enfin ! Voilà donc Jean Tardieu invité (si on ose dire) par la Maison de la Poésie au Château de Lavérune. Nos passeurs de merveilles sont aujourd’hui Corentin et Dominique Ratonnat et ils chantent et disent Jean Tardieu comme on aime à le faire : par des bouquets de mots et de notes pris tout au long de l’œuvre du poète… Pardieu ! la belle fête !, mais il est vrai que l’homme n’y comprend rien. Quoique…

Que c’est beau un CD, enregistré à l’été, mixé à l’automne, masterisé au début de l’hiver et enfin dupliqué, façonné, terminé presque avec le printemps… Un CD personnel, le quatrième enregistré, toujours en complicité avec Pascal Corriu, et que je tourne ce matin dans mes mains avec beaucoup d’émotion… « Chansons primales 2 » est né ! Ceux qui le voudront découvriront peut-être que je suis avant tout un auteur-compositeur-interprète… Ce ne sont certes pas les médias qui le leur apprendront, mais peut-être un peu de curiosité, comme une récompense d’aller découvrir du spectacle vivant et ceux qui le portent à bout de cœurs.

Ce soir la salle est pleine : 60 personnes dans Saint Ravy. Qui dit mieux ? Sans aucun écho médiatique, informé uniquement par internet et quelques bribes de radios,… C’est ça un succès et (d’ailleurs) nous nous donnons à fond sur scène : Pascal, Andrew, Nicolas et moi. Les chansons s’envolent superbement sous les ogives et les voûtes de la salle ; Soisic veille aux lumières et au son, Christine est au premier rang… Je suis heureux !

Comme je le suis à nouveau ce vendredi salle Georges Brassens au Crès, seul avec ma guitare. Près de 200 personnes sont là pour partager leur bonheur avec Equitable concert et le Festival des Voix… Seul sur scène que c’est bon aussi ! Mais déjà Pasqualino et Gino me succèdent et nous avons tous les couleurs de l’Italie, le pays de la chanson. Le public jubile et c’est bon ! La boîte à sourires s’ouvre largement et c’est encore meilleur… Tant pis pour les pisse-copies qui n’en ont rien dit.

Puisque je parle de CD nous en avons reçu trois ce mois-ci. « Tutto va bene » de Roland Roche, un ami rencontré sur nos routes chantantes du temps de l’Inédit… Son CD lui ressemble : les paroles sont simples, les mots de tous les jours, avec des musiques plus élaborées qui sonnent bien. Pour la « petite femme » d’Alain Garcia de même, de magnifiques arrangements guitare de Sébastien Farrias sur des textes de l’auteur, de Solange Bazély, de Patrick Hannais (quel dandy !), Antonio Machado et Charles Baudelaire… il y a pire n’est-ce pas, et Alain les sert, à sa façon. Frédéric Fromet lui est un ami de Sarcloret et de Manu Galure, ses acolytes chez Kiui Prod. Etonnant jeune homme dont la courte démo que nous avons reçue s’appelle « Quand la terre sera mourue ». En cas de morosité excessive du côté de la poésie, je vous conseille « Je voudrais faire rappeur ». Putain ! ça fait du bien !

Ca ne s’est peut-être pas très bien vu, mais les artistes étaient présents dans les grandes manifestations du 29 janvier, puis du 19 mars, aux côtés des autres travailleurs, mais aussi avec leurs revendications spécifiques… En vérité, faudra encore insister et recommencer ! c’est tout ce que j’ai envie de dire.

Dans la collection « cabarets » de notre ami Christian Stalla, chez l’Harmattan, vient de paraître « Porte-toi bien la vie » de Louis Amade, parolier bien connu, notamment de Gilbert Bécaud… Si ça vous intéresse n’hésitez pas à nous contacter, nous transmettrons à l’ami Christian.

En ce mois d’avril qui pointe, c’est Clermont Ferrand qui devient le grand Carrefour de la chanson. Pour la 17ème fois ! et c’est Michel Fugain qui en est la principale tête d’affiche aux côtés de… François Gaillard. Vous vous souvenez, un soir de mai dernier, à Gérard Philipe…

Jacques

Ah le cœur… Je ne suis ni Rodrigue ni César… mais le cœur parfois ça s’impose, ça décide, ça oblige d’annuler, ça perturbe, ça bouscule, ça vous oblige de tout arrêter et de ne plus être indispensable, ça vous met sur le bord de la route… Allons, pas de problème : le tout est de ne pas y rester !

… Et donc beaucoup d’annulations en ce début de mois de février (après les Chants d’Honneur prévus à Mélina Mercouri et remplacés au pied levé par Marine Desola et son Boris Vian – L’honneur est sauf n’est-ce-pas ?!), beaucoup de créations reportées (Monsieur monsieur Tardieu renvoyé au mois de mai, après le printemps des poètes…), beaucoup de décisions renvoyées… Ça énerve !

Nous avons fini pourtant par honorer les rendez-vous que nous avions du repousser… Avec Mme Bigas en charge de la culture à l’agglo de Montpellier, jeune femme charmante et attentive, assurément prête à nous aider… Avec Josianne Collerais en charge de la même responsabilité à la Région Languedoc Roussillon, un peu étonnée de l’évolution de l’Acte Chanson, mais décidée elle aussi à soutenir « les derniers militants fous de la chanson ». Va falloir décidemment se reposer la question du réseau « Chanson Bio » !

Subventions, vous avez dit : subventions !… La ville vient de nous verser les 8000€ annoncés pour 2009, et la Région les 5000€ restant sur l’attribution 2008… En vérité, ce n’est pas de refus car comme pour beaucoup de structures artistiques et/ou culturelles le début d’année est souvent difficile… On souffle d’autant plus que le Conseil Régional vient de nous annoncer 10000€ pour 2009 ! Au fait, mais que fait le département de l’Hérault ? (Je plaisante !)

La vérité m’oblige à dire que je suis très peu allé voir des spectacles en ce mois de février très …médical. On comprendra alors l’immense plaisir que j’ai éprouvé le 20 février dernier dans la grande salle du Devézou à Montferrier… Et pour cause, c’est nous qui organisions le concert de Il Canto Italiano et nous avons pulvérisé le record de participation à nos concerts de Montferrier : 120 personnes, c’est super, et nos 2 artistes Pasqualino Frigau (au chant et à l’ocarina) et Gino De Zarlo (à la guitare) ont été plus qu’à la hauteur de l’évènement. Du grand art !

Le lendemain par contre le bide absolu pour les Chants d’Honneur à la Mdq Emma calvé : les vacances, peu ou pas de pub, …, et des spectateurs trop en retard, nous avons annulé… Des questions assurément sur ce spectacle que nous pensions être en phase parfaite avec le mouvement social et qui n’arrive pas à démarrer !

… Et les CD, dis, les CD ? Eh bien nous en avons reçu un seul, le nouvel opus de Bangril le melgorien citoyen du monde. Sous le titre « Un monde si beau… ». 10 titres voués aux métissages musicaux nés autour de la méditerranée sur des textes soucieux de fraternité et parfois de poésie « La mer est musique, les notes et les mots comme un rodéo dansent sur les flots… C’est magique ! »

Un mot encore pour annoncer que Crescendoo existe officiellement à la Préfecture de l’Hérault, à l’INSEE et bientôt à la commission des licences de la DRAC… Amis artistes, vous qui êtes confrontés à des obligations administratives de plus en plus draconiennes pour faire votre métier, rassurez-vous : l’aventure continue ! N’hésitez-pas à appeler Marie-Hélène, elle est toujours là pour vous.

Comment est-il possible d’aller à un spectacle quand la douleur frappe ? Nouma n’est plus parmi nous, mais il aurait aimé qu’Hervé Tirefort lui dédie la « Chanson bio » qui depuis tant d’année accompagne notre travail… C’est ce qu’a fait Hervé à la MPT Albert Camus dans un concert débordant de ses talents multiformes, menant constamment le public du rire à l’émotion, sans précaution mais avec une efficacité redoutable.

Il restait le Cabaret du Vin à présenter aux Caves de Trinque Fougasse pour de futures « Bacchanales » du côté de l’Aude… Cela fut fait et bien fait dans la complicité souriante de Gilbert et de Jacques (oui ! moi-même).

… Et bon anniversaire à Jean-Pierre Lesigne qui a eu 75 ans le 26 février. La fête s’est passée… au Pet au diable… 44 ans après !

Jacques

Dire ici la chanson, au jour le jour, telle que nous la vivons… La Culture, l’Art, la Vie (rien que ça !)… Parler d’un CD d’Alain Caburet ou d’une chanson d’Alain Kretz, au moment même où Nicolas Sarkozy vient faire son cinéma (cinéma ?) à Nîmes, rendre compte d’un concert de Pascal Corriu alors que Gaza disparaît sous les bombes, alors que Obama va devenir l’homme le plus puissant du monde… Pas facile de ne tenir qu’un seul bout, ou presque, de la ficelle.

Partout des voix s’élèvent : nous sommes loin d’avoir touché le fond. Comment peut-on réduire la culture à ces quelques considérations qui semblent ignorer totalement le spectacle vivant ? Ah ! le patrimoine… Ah ! l’excellence… Ah ! la crise… Sarkozy imite Sarkozy !

De répet en manif, de récapitulatifs en ré-organisation, de blog en bilan… Nous avons quand même reçu des disques et vu des artistes sur scène… Nous en avons même entr’aperçu à la télé mais ils sentaient pas bon, ou bien j’ai oublié…

Ah ! recevoir un disque, s’installer sur sa chaise ou dans son fauteuil favori, alimenter sa chaîne et écouter… quel plaisir ! plutôt que cliquer et recliquer, et recliquer encore pour obtenir un son pourri dans l’inconfort d’un bureau.

Je n’ai pas l’honneur de bien connaître Alain Caburet, pourtant adhérent de l’Acte Chanson depuis 2 ans. Il faut dire qu’il est de Sète et que Sète ce n’est pas Montpellier… Mais je gage qu’après l’écoute de son CD nos relations vont s’améliorer. Alain en effet s’est donné pour tache de faire connaître les poètes sétois, les Eric Lalia, Bernard Masset, Paul Hufenus, Xavier Cane ou Pierre Veyrat qu’il a mis en musique et qu’il chante donc désormais à l’attention du monde entier… Chanteurs de rap, de rock ou de reggae, écoutez Alain Caburet, vous saurez l’art de dire de belles choses dans l’authenticité.

Nous avons rendez-vous le 29 de ce mois avec Mme Bigas à l’Hôtel d’Agglomération de Montpellier (après la manif bien sûr !) et le 30 avec Michaël Delafosse à la Mairie de Montpellier… Le 3 février avec Josianne Collerais, élue chargée de la Culture à la Région.

Peut-on prétendre connaître et pratiquer un art en ignorant des pans entiers de son histoire ? Peut-on sérieusement croire que l’on a soudain tout inventé ? … J’avoue que dès que je vois un jeune à la télé infatué de ses rimes à 3 sous, de ses accords galvaudés et de ses accents outranciers, j’ai peur, peur d’un monde livré demain à la seule ignorance, au refus d’admettre et intégrer son passé… Déjà qu’aujourd’hui ? !

Bon ! je ne dirai pas de Gatsby (découvert sur la compil de Montpellier) qu’il a perdu la moitié de son nom,…, mais comment peut-on construire de tels arrangements, dessiner de telles mélodies, pour dire si peu de choses ? Tout ça pour ça, n’est-ce pas au fond la marque d’une certaine chanson française d’aujourd’hui ?

Soisic et moi, nous avons par contre assisté mardi soir à un beau concert de chanson française d’aujourd’hui (l’autre chanson !) : Gabrielle et Coko en plateau partagé au Baloard, et je le dis avec franchise : j’ai beaucoup aimé… les textes surtout, mais aussi les musiques, l’ambiance (le climat serait plus juste !). Oui il est des jeunes qui ont des choses à dire, et qui les disent, sans nécessairement emprunter des chemins tout tracés. C’est bon !

Ca répète sec à l’Acte Chanson, aujourd’hui les « Chants d’Honneur », hier (c’était il y a quelques jours déjà) « Monsieur Monsieur Tardieu » et hier (c’était hier) « Le Cabaret du Vin », joué le soir même pour 10 personnes dans le nouveau caveau de dégustation de Trinque Fougasse… Quelle déception, alors que le concert de Pascal Corriu l’autre jour au Crès, devant plus de 200 personnes enthousiastes, nous donnait à penser (c’était vrai en qualité aussi) qu’on redémarrait comme durant les dernières semaines de 2008… Et bien non ! Faut toujours se remettre sur l’ouvrage.

« Vive la reprise », le tremplin des interprètes du Centre de la Chanson, c’est parti. La 15ème édition aura lieu le 23 avril prochain, et c’est Alain Souchon qui sera l’artiste de référence… Si ça vous intéresse, nous avons tous les renseignements nécessaires.

Entre deux saisies comptables, Julien m’affirme que Gaëlle Cotte c’est super, magnifique… Tout est bon chez elle, insiste-t-il, …, et je l’ai en effet vérifié dans la démo qu’elle nous a envoyée : très belle voix, des textes superbes, des musiques denses et justes… Aura-t-on un jour le bonheur de la découvrir sur scène par chez nous ?

Adèle, elle, nous la connaissions (avec son CD « Bleu ») et nous avions même tenté de la programmer voici quelques années… Son nouveau disque nous donne encore des regrets même si à mon goût, Adèle n’est jamais aussi… craquante que dans l’authenticité du seul piano ou de la guitare-voix, pour des chansons nues comme l’amour qu’elle chante si bien.

Reçu hier (ou avant-hier) le catalogue 2009 / 2010 de Enzo Productions ; l’occasion de transmettre un grand salut à Henri Tachan qui ne figure plus au catalogue… Et ce n’est pas Alain (l’ami du music-hall) qui protestera contre ce salut, lui qui vécut, plus que nous tous peut-être, de grands moments de chansons avec Henri quand il est venu parmi nous en mai 2004… Au fait, Alain annonce la venue de Jehan les 7 et 8 février du côté de l’étang de Thau. A retenir !

Cécile Veyrat annonce aussi ses nouvelles chansons le 6 à Montpellier, dans la salle du centre de Bourneville… A retenir aussi n’est-ce pas ? …

… Comme il faut retenir -même jour et même heure mais pas au même endroit- Solito de Jean Tricot à la Maison pour tous Mélina Mercouri… Février démarre sur les chapeaux de roue.

Jacques

Agenda

Il n'y a aucun événement à venir.

Sur Facebook
Archives