Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

La Chronique

Très belle soirée ce vendredi 12 juin chez Trinque Fougasse autour de la chanson d’auteur.

Hervé 12 juin2Jamais encore le caveau de dégustation du restaurant bar musical « ô nord » n’avait autant mérité l’appellation : « de la chanson avant toute chose ». Il est vrai que l’Acte Chanson avait particulièrement soigné l’environnement de la soirée : au milieu des centaines de bouteilles de crûs languedociens généreusement exposés, 80 personnes attentives et passionnées, 2 chorales (jazz et chanson française) sous la direction de Lionel Licini et de l’équipe de « jazz à tous les étages », un beau buffet, très apprécié, au cours duquel le personnel de Trinque Fougasse a donné toute la mesure de son efficacité, des auteurs (Patrick Hannais, Jacques Palliès) prêts à tout pour montrer la vitalité de la chanson d’aujourd’hui, même écrite par des inconnus, et enfin et surtout, Hervé Tirefort tel qu’en lui-même, capable de tout faire en chanson sur une scène et… qui le fait.

Hervé 12 juin4Passant avec aisance et générosité d’un sketch bourré d’humour sur Nicolas Sarkozy, Carla Bruni ou Rachida Dati, à un poème bouleversant de Henri Bataillé, de sa « célèbre » « chanson bio » reprise par les chorales (comme l’est également « Non, non, non » de Elsa Corteaux) à l’hymne écologiste « Chez Mac Do », Hervé a porté au bout de ses doigts de pianiste fou l’essentiel de la soirée et le bonheur complet que l’on peut connaître autour de la chanson. Merci à lui et à tous ceux qui ont permis une telle réussite.

hervé 12 juin 8

« De la chanson avant toute chose » se met à présent en vacances, mais l’Acte Chanson, comme tous les étés depuis près de 20 ans, continue son aventure un peu partout dans la région. Nous essaierons de vous en informer le plus régulièrement possible.

 

ItalianoTeyranNe vous fiez pas aux masques d’impassibilité affichés par les deux artistes de cette photo. Deux fous furieux de la chanson italienne s’apprètent à bondir… et à ne plus lâcher le public pendant près de deux heures. Dans un enthousiasme croissant.

Je le sais ! J’étais samedi dernier en fin d’après-midi, à Teyran pour la conclusion de la journée italienne conçue par la commune avec Il Canto Italiano, Pasqualino Frigau et Luigi de Zarlo, véritablement déchaînés…

Cela s’appelle : mettre le feu ! Juste après le cliché !

Je suis un éphémère et point trop mécontent citoyen d’une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l’extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville… (Extrait du premier poème « Ville » des Illuminations). 

8royalAu 8 Great college street (aujourd’hui Royal college street) à Londres, Rimbaud et Verlaine vécurent un court instant de leur folie commune. C’était leur troisième séjour dans la capitale anglaise, du 27 mai au 8 juillet 1873. Se considérant comme des exilés de la Commune, ils vivaient là de rares cours de français qu’ils réussissaient à donner à quelques gentlemen, mais surtout des subsides que la mère de Verlaine s’obstina toujours à envoyer à son fils…

plaqueARPVEn juillet Verlaine s’enfuit à Bruxelles où Rimbaud, pitoyable, le rejoignit. Bientôt un coup de feu retentit…

Au total de ses quatre séjours (3 avec Verlaine, 1 avec Germain Nouveau), Rimbaud vécut 14 mois à Londres, 2 de plus qu’à Paris !

Michèle Bernard à Gignac mars 2015Michèle Bernard était samedi dernier à Gignac pour un concert de fin de résidence qui lui a permis de décliner(en version chorale) quelques unes de ses chansons les plus connues… Succès garanti pour le public ayant fait le déplacement de la capitale de la moyenne vallée de l’Hérault.

Profitons en pour annoncer que l’Acte Chanson prépare avec Vocal 26 la venue de l’artiste – avec ses nouvelles chansons ! – pour le vendredi 18 septembre à 21h dans la salle du Devézou à Montferrier-sur-Lez… Succès annoncé si vous contribuez vous aussi à faire connaître cette info. Dès à présent ! (Photo Patrick Hannais)

Sous le titre « Chanter la lutte », des universitaires, des personnalités, des chercheurs, vont se réunir trois jours durant à l’Université Paul Valery de Montpellier dans le cadre d’un colloque international… sur le thème de « la chanson engagée ». Passionnant.

Initiatrice et principale organisatrice du colloque, Marie-Jeanne Verny écrit en introduction : « La chanson a plus d’une fonction. Elle peut distraire, elle peut exprimer des sentiments, elle peut donner une autre dimension à un poème. Mais elle peut aussi être le vecteur d’un message politique, résumer en quelques mots les aspirations d’un groupe social ou d’un « peuple », symboliser son identité combattante, servir de cri de ralliement. Ce genre particulier de la chanson engagée, particulièrement bien représenté, et de longue date, dans les cultures des Suds, mérite d’être abordé dans une perspective comparatiste.Propagande politique – de droite ou de gauche –, luttes sociales, revendications régionales, parfois jonction des deux, les exemples ne manquent pas, à divers moments de l’histoire contemporaine, de mouvements qui ont trouvé chez les chanteurs des porte-paroles capables, avec leurs mots et leurs notes, de trouver un écho en société. »

Pour tout savoir sur le programme : http://www.univ-montp3.fr/llacs/18-20-mars-2015-colloque-international-chanter-la-lutte/

MarieDSamedi 24 janvier 2015, dans un bel appartement des quartiers ouest de Montpellier, Marie D. accompagnée par l’excellent accordéoniste et pianiste Josef Hirsch, chante « Traces »… le parcours quasi initiatique d’une ACI qui tient à dire comment et pourquoi elle est arrivée là sur cette scène qui n’en est pas vraiment une, « chez l’habitant » comme l’on qualifie de plus en plus ces « chant’appart » où se réfugie presque exclusivement aujourd’hui la chanson de qualité;

… Et en effet la chanson de qualité est là et bien là, au coeur d’un répertoire superbement monté, allant de Bernard Joyet à Allain Leprest, de Véronique Pestel à Michèle Bernard et quelques autres du même acabit…

… Et Marie D. est là et bien là, tour à tour rieuse ou émue, assurée ou presque troublante, comme les femmes savent l’être… et chanteuse, diseuse, de bout en bout

Si j’ose dire retenez bien son nom: Marie D. car si vous le croisez sur une discrète affiche au bas d’un escalier ou dans un court message sur votre ordinateur, il vous faut absolument aller l’écouter.

J.P.

 

Don QuijoteA l’initiative de Georges Andreu, de la Maison des relations internationales et de la Maison de l’Europe, la ville de Montpellier célébrait vendredi dernier les 400 ans de Don Quichote le héros de Cervantes.

400 ans ! Pour cet anniversaire exceptionnel Georges Andreu avait réuni le Don Quijote Ukulélé Orquesta qui depuis quelques années se voue avec talent à Montpellier aux musiques hispaniques, mais aussi le dessinateur belge Mickaël Hoebregs qui a consacré une centaine de planches à Don Quijote et a accepté d’en présenter ici (mais aussi Chez Barth) les plus emblêmatiques.

Un beau moment d’Art et d’amitié que soulignait notamment, au moment des discours, M. de Saint Jouan adjoint au maire chargé des Affaires Culturelles.

L’exposition de Mickaël Hoebregs est en place jusqu’à la fin du mois de janvier. Renseignements complémentaires auprès de la Maison des Relations Internationales.

Le théâtre du Télémac à Nîmes accueillait ce week end trois représentations du nouveau spectacle de Cécile Veyrat produit par la compagnie ‘Les oreilles en éventail » : « Métamorphoses »

Ce spectacle est le récit de la transformation d’une femme en… femme.

Elle aime la vie, elle a un corps, elle est insouciante et surgissent les blessures de la vie, souvent terribles. Va-t-elle tout perdre, disparaître dans la douleur ? Bien au contraire, loin de l’abattre, les déchirures soudain lui font pousser des ailes (splendide scène où, surgissant d’un écran, des ailes, effectivement, battent lentement dans son dos)… Une vraie métamorphose alors s’accomplit : une femme surgit. Est-elle une autre ? Est-elle la même ?

Au bout de ce spectacle pluriel, voué pourtant à l’intime comme s’il allait au-delà des secrets, musique, chant, danse, théâtre mêlés, la réponse sans doute appartient à chacune (peut-être à chacun), à l’aune de sa propre vie.

Les textes sont signés Marie-Chloë Pujol-Mohatta et Ghislain Vincent.
Une partition musicale, parfois bouleversante ou marquée par la violence des choses, accompagne tout le spectacle. Autour de la voix et du piano de Cécile Veyrat on entend le violoncelle de Véronika Soboljevski et les saxophones de Stéphane Dano… Quand le silence se fait, on se dit qu’il n’a jamais été aussi urgent, dans le monde terrible où nous vivons, de donner toute sa place à l’Art.

J.P.

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes,

Et les ressacs et les courants, je sais le soir,

L’aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes,

Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir.

Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes

Toute lune est atroce, et tout soleil amer :

L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes

O que ma quille éclate ! O que j’aille à la mer !

« Le bateau ivre », oeuvre monumentale du sculpteur Jean Amado en hommage à Arthur Rimbaud, parc balnéaire du Prado à Marseille, inaugurée le 29 janvier 1989.

Quatrains extraits du « bateau ivre », long poème d’Arthur Rimbaud daté de la fin de l’été 1871: le poète avait 17 ans !

Cela peut surprendre, mais à l’initiative de Soisic, l’Acte Chanson s’est un jour consacré à l’oeuvre d’Aristide Bruant. Un Cd et un spectacle « Bruant et le Chat Noir » en sont nés en avril 2010. L’autre et l’un sont encore disponibles.

[audio:http://www.actechanson.fr/wp-content/upload/mosaique-aristide-bruant.mp3|titles=mosaique aristide bruant]
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