Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

Revue de presse

Article paru dans le Zeal Journal, un média qui s’adresse surtout aux Français de l’étranger. Le « coup de gueule » est signé Rachid Ferrache, chanteur, producteur, adepte de musique électro… Ecoutez.

Daft Punk aux Grammy… Pas besoin de crier victoire au nom de la France les amis… La France ce n’est pas Daft Punk… La musique française d’aujourd’hui ce sont des Keen V et autres Maître Gims qui finiront aux oubliettes dans moins d’un an. Pensez vous réellement que Stevie Wonder et Pharrell Williams seraient allés s’afficher avec la daube qu’on nous sert ici depuis des années. Alors remettons les choses à leur place… Daft Punk n’est plus un groupe français. Ils ont d’ailleurs interdit qu’on les cite aux victoires de la musique, vous savez, cette cérémonie qui récompense les copains et les copines sans même n’avoir jamais écouté la médiocrité de leurs albums. Cette cérémonie où Charlotte Gainsbourg reprend BILLIE JEAN, nous valant un article catastrophique dans le New York Times mais où tout le monde cire les pompes de l’actrice. Nous n’avons aucun artiste, nous faisons chanter des beaux gosses, des ex-actrices porno, sans même prendre la mesure que nous nivelons par le bas.

Il n’y a qu’à voir les derniers NRJ Music awards pour comprendre notre incompétence à produire de vrais gros artistes de talent. Nous fabriquons des artistes pour ados attardés… Et au milieu de tout ça, de réels artistes tentent de se battre pour exister. Je pense à des Zaho, des Merwan Rim, Ben l’oncle Soul, les Soulmen, Tale Of Voices, Jay Sebag, Daniel Levi… Même une Zazie ou une Maurane se retrouvent à ne plus être de grandes vendeuses. Et la liste est longue… Une multitude d’artistes de haute voltige qui devraient être AU DEVANT DE LA SCÈNE, invités en maître de cérémonie. Car à force de vouloir imposer les copains, nous devenons ce qu’il y a de pire au monde musicalement. Je ne blague pas. Nous sommes ce qu’il y a de pire. Certains artistes lavent un peu l’honneur avec des textes de qualité, mais musicalement, nous devenons pauvres, nous tournons autour de quelques accords qui suffisent à monter toute une comédie musicale qui ressemble de près à celle d’avant. Aucune prise de risque, aucune originalité harmonique… Les daubes ont toujours cohabité avec la qualité… Mais là, nous ne produisons plus que de la daube. Les concerts français sont remplis de gamins de 9-14 ans. Les adultes se font chier royalement et abandonnent leurs rêves et leurs envies de CONSOMMER de la musique.

Pourquoi un Ben l’oncle Soul ne présenterait-il pas une soirée de cérémonie, se glissant dans un rôle comme le ferait un Jamie Foxx, accompagné d’un Daniel Levi qui prendrait le micro piano voix pour introduire la session jazz… Puis d’un Bob Sinclar qui interprèterait un titre de Stevie Wonder avec un orchestre philharmonique parmi lequel les Soulmen poseraient leur voix? Pourquoi ne sommes-nous pas capables de créer une réelle cérémonie qui casserait la tête? Pourquoi, pourquoi, pourquoi?
Pourquoi toutes ces merdes à la télé française sont mises en avant? Quel est le souci des patrons de label pour ne pas vouloir accepter que nous faisons de la merde? Il suffirait qu’un Pascal Nègre se dise STOP, ÇA SUFFIT pour que nous arrêtions de mettre en avant ces bouses sans intérêt.
Vous voulez des noms… Keen V, Colonel Reyel, 7 fions d’assaut et tant d’autres. Sans parler de la variet pourrie qui n’évolue pas, avec des accords ringards, sans recherche musicale. C’est donc la seule chose que nous ayons à montrer au reste du monde? Merde alors. La France est REMPLIE de Bruno Mars, de Daft Punk, cachés en banlieues et provinces, faisant mieux en home studio que tout ce qu’on nous sert à longueur d’année. Mais les labels continuent de les ignorer, proposant des compilations hommages mélangeant tout et n’importe quoi.
Bientôt on fera gagner un épicier pour qu’il vienne chanter en duo avec un artiste de talent. Pourquoi un Grégoire est-il encore là? C’est le Nabila de la musique. Nous ne savons plus que produire des daubes année après année.

Bob Sinclar, David Guetta, Daft Punk, tous se cassent aux US, là où ils se sentent respectés. Qu’on me file la direction d’un label et on verra bien les artistes que j’en sortirai… Ça ne coûtera pas plus cher, ce sera plus efficace, de meilleure qualité et ça franchira les frontières de notre petit pays prétentieux de bobos. On peut AUSSI gagner de l’argent en faisant de la qualité. Les français en ont marre d’entendre ce qu’ils entendent. Ça devient pathétique. Des Renée la taupe, Collectif Métissé, ou des Patoche, ça ne devrait jamais être accepté par des directeurs de programmes. Leurs clips devraient être bannis ou rangés dans la section des amuseurs, mais pas des artistes. C’est une offense à tous les autres artistes.
Les Français en ont marre de cette dérive vers la médiocrité au profit du soi-disant profit.
Souvenez-vous bien que le titre QUAND IL PÈTE IL TROUE SON SLIP est passé en tête des ventes devant DAFT PUNK aujourd’hui récompensé de 6 Grammy awards devant le monde entier.
La puanteur musicale que je viens de citer a vendu plus de singles, non pas parce que les gens aiment, mais parce que des connards en ont fait la promo, trouvant cela amusant et le proposant en sonneries de téléphones, ciblant les gamins de 9 ans déjà abrutis par les Anges de la télé réalité. Mais pensez-vous une seule seconde que des personnes sensées aient pu acheter ce titre? JE DIS STOP.

Filipetti, au lieu de mettre une Gayet à la Villa Médicis, commencez par faire le ménage dans les labels en imposant une DIGNITÉ ARTISTIQUE à observer IMPÉRATIVEMENT. Nous avons été capables d’imposer des quotas de musique française dans les radios, imposons à présent des quotas de qualité à l’ensemble des médias. Ou alors d’autres DAFT PUNK iront gagner des prix aux Grammy, mais ne nous y trompons pas… Une fois passés de l’autre côté, ces artistes ne sont plus français. DAFT PUNK est devenu un groupe américain. Aux professionnels qui penseront que mon coup de gueule n’intéresse que moi, soyez un peu plus à l’écoute de votre entourage, et demandez vous s’il ne serait pas temps de faire changer les choses et de revenir à de vrais artistes. Vous-mêmes en serez heureux et nous pourrons de nouveau prétendre à de vraies émissions de télé.

Un ami programmateur m’a dit récemment que lorsqu’il programmait une émission musicale, ça n’intéressait personne. Ok, mais qui était dans cette émission??? Encore et toujours les mêmes depuis 20 ans? Ou alors des pseudo rappeurs pour faire genre un peu branchés? Ce n’est pas ça que les gens attendent. Le jour où une programmation osera la différence et acceptera que des artistes de folie existent, ce sera le début vers un changement évident. Après ce coup de gueule, cri du cœur, larmes musicales et blessure profonde d’un art non respecté, à vous de partager ce post, et faire que ça change. »

Il est évident qu’on ne parle pas tout à fait des mêmes choses avec M. Ferrache, mais son propos interpelle n’est-ce pas ? Certes, il m’ a même semblé y lire une grande justification du profit; mais au moins on est dans le vrai : l’industrie musicale et sa stricte ambition financière…

Et dire que ça me rappelle un autre coup de gueule : celui de Jean Ferrat il y a quelques années à propos de la chanson de qualité.

J’espère que les services compétents de la Région Languedoc Roussillon sont abonnés à l’Hérault du Jour, ou ont l’habitude de chercher des informations ou des commentaires sur ce blog au contenu remarquable (applaudissements sur les bancs de l’Acte Chanson). L’Hérault du Jour de ce dimanche publie en effet un article né lors du récent Midem et qui rend compte d’ une évolution du milieu musical qui tendrait à prouver que désormais on peut vivre de son métier de chanteur sans passer par un label ou une agence artistique. « Pour certains, la voie du succès se fait hors des sentiers battus… Il y a bien une vie hors labels » écrit le quotidien.

Oui ! Qu’en pense la Région ? Elle qui multiplie au contraire les obstacles aux créateurs au nom d’une prétendue défense du secteur. « Un vrai artiste professionnel (dans le secteur de la musique) est un artiste qui a un producteur » avait osé dire une responsable de Réseau en scène… « Un livre n’existe que s’il est passé entre les mains d’un vrai éditeur » avait osé redire la directrice de LRLL (Languedoc Roussillon Livre et Lecture) révélant les choix « réfléchis » de la structure régionale, d’évidence une fois encore à côté de la réalité…

Au fond ces choix n’étaient que les précurseurs de la politique culturelle « hollandaise » choisissant aujourd’hui, comme en tous domaines, de favoriser les seuls « marchands » et préférant brader les acquis de la Culture française et de ses « exceptions » (voir les déclarations de José Manuel Barroso à ce sujet).

Voici l’article. C’est aussi pour ce qu’il dénonce, ou révèle, que nous marcherons demain. (Rendez-vous à 12h pour un pique nique au Parc Rimbaud à Montpellier.)

120 personnes pour le retour de la chanson dans la grande salle du Devézou à Montferrier, des artistes déchaînés dans leur interprétation unique des chansons de Georges Brassens, un public et des organisateurs conquis et évidemment prêts à renouveler l’aventure (le 7 mars prochain avec le spectacle de Cécile Veyrat « Rappelle-toi Barbara »)… il y avait de quoi se réjouir ce vendredi 24 janvier lors de la soirée organisée par l’Acte Chanson et l’association Culture et Loisirs de Montferrier.

Aller, on recommence !

J’étais déjà sans voix avant que tout cela commence. Marie nous avait proposé (Dominique Boudet et moi-même) son dernier salon de l’année et le public (25 personnes, à bloc) était particulièrement choisi : des journalistes, des comédiens, des gens du vin et… des amis. A part ma voix, quelque peu disparue, tout s’annonçait formidable et… (restons modeste) tout le fut, les poèmes, les chansons, le vin, le public. A près de minuit nous y étions encore… et ce matin en voici donc l’écho.

Très bel article hier matin dans Midi Libre dans la rubrique locale de Saint-Gély / Les Matelles où nous nous sommes retrouvés près d’une trentaine hier soir de 18h à 20h pour fêter la sortie du livre Le Pet au diable (de Jean-Pierre Lesigne) au Pet au diable (de Pascal Bonnet). Un moment d’émotion, de chanson, de poésie et de musique comme on les aime tant à l’Acte Chanson… et comme les aime le public quand il est au courant.

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