Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

Août commence et voilà que, déjà, l’administration de l’Acte Chanson (re)commence à me prendre la tête (belle expression populaire n’est-ce pas ?). Certes le mois de juillet n’a pas été très dense mais août s’annonce plutôt chargé avec, notamment, la grosse convention passée dans les PO et l’Aude avec les centres de vacances de la CCAS EDF GDF (Suez ?)… Cette convention + les quelques concerts signés à Calvisson, Gignac ou Balaruc, et je vais avoir de quoi m’occuper. J’en bave d’avance : contrats de cession, contrats d’engagement, DUE, assurance, cachets, charges… feuilles de route, factures, suivi… L’administration ? Une vraie perversion ! Heureusement que Crescendoc…

Et si je vous disais que tous les jours je découvre les plaisirs de la toile… Voilà même que Laure (c’est ma plus jeune) a réussi à me traîner sur Face Book et à me convaincre de son utilité… Euh ! Disons que, après la création de notre site/blog, après notre page Myspace, ma conviction n’est pas encore totalement affirmée. Et puis il y a aussi Daily Motion, You Tube, etc… Avec internet les jeux ne sont jamais faits, et c’est bien, si on ne tombe pas dans la pure addiction.


« Que dirais-tu si on faisait un clip avec une de tes chansons ? » C’est dans des circonstances plutôt saugrenues que la proposition m’est faite, mais je sais que je peux faire confiance à celui qui vient de la formuler. Alors OK pour le clip, et c’est, au moins, avec le glaive de Vercingétorix que nous signons le contrat.


Après Alignan-du-Vent, Soisic a réussi à nous donner des images plutôt convaincantes du Cabaret du Vin. Grâce à Roger, on a même réussi à en faire un beau montage et à le mettre sur Myspace… Devant l’écran de l’ordinateur Gilbert (Maurin bien sûr) approuve le choix, comme il approuve ma proposition de participer au prochain CD que j’envisage d’enregistrer : « les poètes et le vin », en complément d’un beau livre (j’espère) sur la Dive Bouteille. Un seul bémol : Gilbert n’est pas très disponible et ça renvoie le projet à l’année prochaine… Eté 2010 ?


Des centaines de personnes (des milliers peut-être sur les quatre jours du festival) réunies dans un champ, juste à la sortie de Mourèze, en bordure du cirque (« Ce triomphe de la dolomie » disait Gaston Combarnous)… Christine et moi en restons stupéfaits… Et tout est à la hauteur : l’organisation, la technique, la programmation… Mais comment est-ce possible (c’est en plus la 4ème ou 5ème édition) dans ce lieu impossible de l’arrière-pays ?


Ce soir à Mourèze la programmation affiche le Kom’un des Zotres (encore un peu tendre), Lo’Jo (du beau, du bon, du solide) et (rien que pour nous semble-t-il d’après le micro trottoir d’Isabelle…) Manu Galure, compère en Helvétie de Sarcloret et autre Frédéric Fromet. Disons-le : seul en scène avec son piano et sa folie, il est extraordinaire, digne de Baudelaire pour bien des textes, de Boby le binaire pour bien des jeux de mots… Oui ! Chapeau le Galure !


… Et un clin d’œil pour terminer au Soleil nomade qu’une centaine de fous furieux regardaient se lever le dimanche matin au cœur du cirque… Oui ! Chapeau !


Comme beaucoup d’autres communes de la région (on faisait moins les fiers il y a quelques années quand les plaies étaient encore vives) Balaruc a décidé de célébrer en 2009 les 70 ans de la Retirada, ces tragiques moments d’Histoire, de notre Histoire, où en quelques semaines 450000 Espagnols, soldats, femmes, enfants, quittèrent l’Espagne, vaincus par l’armée franquiste et les fascismes réunis, pour se réfugier en France où ils furent aussitôt enfermés dans des camps tout au long de la côte Vermeille, en plein hiver !
… A Balaruc aujourd’hui on chante, on danse le flamenco avec Carlos Rodrigo et ses musiciens, ses danseuses, on écoute les histoires si merveilleusement racontées par Susana Azquinezer et… on pleure, on rit, on chante aussi… Quelque part je suis plutôt satisfait que des spectacles de l’Acte Chanson participent à cette célébration, mais je m’interroge sur ce qui va en demeurer : seulement un folklore ? une sorte de nostalgie ?


« Machado dort à Collioure, trois pas suffirent hors d’Espagne… » chante Jean Ferrat saluant les poètes. Et je pense à ce qu’en raconte aussi Susana, cette famille entière, célèbre pourtant, emportée par l’exode et qui ne s’en relève pas… « Il ferma les yeux pour toujours » dit Ferrat dont Cécile, Julien et moi répétons ce jour le spectacle « Un amour cerise »… Et cela fait du bien, même dans la chaleur lourde qui nous enferme derrière des volets clos.


A l’heure du repas, j’écoute, j’entends : Cécile a enfin décidé de traverser la rivière et de nager… Elle chante, joue du piano, multiplie les spectacles pour en faire vraiment son métier, au cœur du spectacle vivant… J’en suis heureux pour elle.
Julien, lui, toujours avec le même sérieux appliqué et presque grave, me glisse un cédérom qui rassemble les infos sur l’ensemble des spectacles qu’il propose… C’est du beau travail, très convaincant, mais qui va vouloir en prendre connaissance ? Hélas…


Jean-Pierre et moi, ce soir, sommes à Saporta, siège des Coteaux du Languedoc, pour d’autres Estivales montpelliéraines vouées au vin (beaucoup) et à la musique (un peu). Rien à voir heureusement avec les bacchanales absurdes que sont devenus les rendez-vous de l’Esplanade. Il paraît même que certains y photocopient les tickets de dégustation (Ah ! boire gratis !)… Y’a pas à dire : c’est un succès !


C’est avec une certaine fierté que j’en fais l’aveu : rarement public nous a autant remercié pour notre spectacle Ferrat que celui de Gignac en ce 15 août. Jean-Claude Bosch, l’élu qui nous a accompagné tout au long de la journée , en est lui aussi ravi… Alors, que demandent les artistes du peuple ?… D’autres spectacles, d’autres contrats, d’autres occasions de rencontrer justement le public qui nous attend, mais qui ne le sait pas encore… Parce que l’ordre des marchands règne ! C’est dit !


Christine revenue de ses obligations familiales (Ô pour quelques jours seulement !) le bureau peut se réunir – et cette fois-ci sans problème – au siège de la compagnie. C’est en fait l’organisation de toute la fin d’année 2009 qui est à l’ordre du jour (Dionysos, la foire aux assocs, l’AG…)… Le vin et le repas que nous prenons ensemble ajoutent la chaleur souhaitée, et c’est bon !


Lu sur l’ordinateur aujourd’hui : Michèle Bernard (avec Jean-Luc Michel au piano) sera en concert à Saint Bauzille de la Sylve le 14 novembre prochain… Qu’on se le dise et qu’on n’organise rien d’autre ce jour-là ! Hugh !


Si vous en avez l’occasion ne manquez pas non plus d’aller écouter Marine Desola et ses deux musiciens. J’ai déjà eu le plaisir de dire ici tout le bien que je pensais d’elle après le spectacle Trenet auquel elle participe avec la compagnie du Kiosque. Et bien je la préfère encore dans ses spectacles solo sur Boris Vian (« Dis-moi qu’tu m’aimes ») ou Henri Salvador tel qu’elle l’a interprété hier soir sur la scène du théâtre de Verdure de Balaruc. Le public a fini debout et 600 personnes debout, c’est beau !


Ouf ! Je me sens moins seul ce matin. Jean-Loïc a repris le collier et on bosse ! On bosse dur ! On bosse fort (vieille blague turque). Tous les docs pour Dionysos sont prêts et la préparation de l’AG est quasiment terminée… Demain place aux cachets de la fin de mois, place aussi au nouveau document (« L’Acte Chanson une nouvelle aventure ») que nous allons éditer en ce début de saison pour mieux faire comprendre (et mieux comprendre nous-mêmes ?) ce que nous sommes devenus. Chiche !


Reçus ce matin au courrier le programme de Courant Scène à Vauvert et autour. A quelques exceptions près, on n’aurait pas mieux fait ; c’est-à-dire qu’on aurait programmé Manu Galure en solo le 21 novembre, et, peut-être gardé Flow en janvier pour faire plaisir à Julien. That’s all folks !


Ceci me rappelle jeunes gens et amis créateurs, auteurs-compositeurs, musiciens, artistes, et même vous les intermittents du spectacle couverts de notes et de mots depuis tant d’années, que si vous souhaitez être programmés dans toutes ces structures subventionnées, il vous faut un producteur, être « signé » comme on dit à Pezenas…
Et bien moi je vous dit que notre règne arrivera lorsque leur règne finira.


Tiens voilà qu’on nous confirme – mais est-ce bien officiel ? – qu’il n’y aura plus d’édition de VOIX LIBRES soutenue par la ville de Montpellier « Puisqu’il n’y aura plus de quARTiers Libres ». Etonnant n’est-il pas qu’on supprime ainsi ce qui était encore, il n’y a pas si longtemps, un des pivots de la politique culturelle montpelliéraine à l’égard des artistes en devenir… ?


Bon que tout cela ne m’empêche pas de dire que grâce à l’ami Jacques Gauffier j’ai découvert un slameur (poète, chanteur) extraordinaire. Il s’appelle Olivier Morin ; son chant, à découvrir sur internet http://dl.free.fr/tKEgg3xIa , s’appelle Eruption (« Je t’aime parce que… ») et c’est magnifique !


Rendez-vous samedi à Dionysos.

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