Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

Mercredi ! 

DSC01511Pas très nombreux les vignerons, les artistes, les amis du vin qui, à l’appel de Jean-Philippe  Granier, le directeur de l’appellation AOC Languedoc Roussillon dont on fête ce soir-là les trente ans, rejoignent le patio du restaurant de Saporta. Nous sommes pourtant au coeur du système combattant des grands vins de la région et Gilbert Maurin et moi-même sommes sur le point, une fois encore, de parcourir le grand livre du vin, de la poésie et des chansons… « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le vin , la poésie et les chansons » annonçons-nous. Le « Vin des Poètes » coule déjà des guitares et, malgré les nuées de moustiques, se glisse dans les oreilles, les yeux et le coeur des quelques uns qui finalement ont répondu à l’appel… Combien sont-ils ? Une trentaine des 350 participants présents à la soirée; une trentaine de « privilégiés » donc qui trouvent ça superbe et ne se privent pas de le dire…  Tant mieux ! Et merci à l’AOC et à toute l’équipe organisatrice de l’avoir permis.

Jeudi ! 

cecile 001Gilbert a profité de sa venue à Montpellier pour me transmettre le beau disque livre de Cécile Veyrat illustré par Marie-Chloë Pujol Mohatta : Métamorphose(s)  éponyme du spectacle créé par Cécile avec Stéphane Dano et Veronika Soboljevski, 2 musiciens impeccables dont j’ai déjà dit ici-même tout le bien que je pensais d’eux. Douze chansons du spectacle sont au menu, signées d’une part Marie-Chloë Pujol dont on salue cette première expérience d’écriture et d’autre part Ghislain Vincent qui, par ses textes, accompagne Cécile depuis ses débuts. Ecoutez : « Welcome to zoo; welcome to bal des animaux » chante Cécile. « Je suis la princesse perchée » raconte-t-elle un peu plus loin. Et encore : « Je suis la reine, l’épouse vide de son roi, celle qui chante pour les étoiles, celle qui danse dans le noir. » Ecoutez enfin « … et bienvenue dans les métamorphose(s) d’une femme qui rêve ses jours, ses nuits, sa vie. » 

Samedi ! 

Il est à Sète un lieu différent qui célèbre Brassens, ses chansons et, d’une certaine façon, son mythe… Un restaurant, mais aussi une scène où les gens viennent pour manger, écouter et chanter des chansons, de Georges bien sûr, mais aussi de ses amis : Brel, Ferré, Ferrat, Moustaki, Nougaro, Barbara et les autres. Nous sommes un trentaine ce soir-là et Claude Vidaillac le patron chanteur à la guitare sur scène et au piano en cuisine, ne lésine pas : près de deux heures de récital souvent repris en choeur par le public… « Quand je m’arrête je me sens toujours un peu frustré » me confie-t-il au bout de son tour de chant. Et Brassens, multiplié à l’infini des photos, des objets, des citations accrochés aux murs et sur les tables… sourit.

Dimanche ! 

Anne FrankCela  se passe à Cap d’Agde, salle Molière du centre de vacances de la CCAS EDF GDF. Qui peut croire que nous sommes là, à onze heure du matin, un dimanche, une trentaine de vacanciers et de curieux, réunis pour écouter une comédienne parcourir pour nous le journal d’Anne Frank ? C’est pourtant (à l’occasion du soixante-dizième anniversaire de la libération des camps) à ce moment d’émotion pure que nous participons, Christine et moi, suspendus à l’écriture de cette adolescente juive réfugiée en Hollande avec sa famille et soudain emportée par la barbarie, suspendus aussi à la voix et aux gestes de sa médiatrice : Gisèle Négrel que l’on découvre tellement comédienne et naturelle dans ce rôle tout d’émotion et de vérité. Dehors c’est déjà le plein été, cela sent l’ambre solaire et je me dis, pour mille raisons, qu’il ne faut surtout pas se contenter de pleurer.

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