L'Acte Chanson

Cie de création et de diffusion de spectacles vivants – Montpellier

La Fédération du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse (FASAP-FO), la Fédération Cgt   Spectacle, la F3C-CFDT et la CGC s’insurgent contre l’amendement présenté par le gouvernement lui- même, au projet de la loi LCAP dans la nuit du 16 au 17 septembre dernier, à la Commission Culture de   l’Assemblée nationale.

 Le ministère a décidé d’arrêter la concertation pour imposer ses vues.Le texte amendé remet en cause, pour la première fois depuis 1969, le salariat des artistes-interprètes, donc l’ensemble de leurs droits sociaux et la législation sur le travail des enfants.

 Il impose le travail gratuit et va permettre la totale exploitation dans un cadre lucratif des artistes pratiquant en amateur, comme c’est le cas à la Philharmonie de Paris avec le cœur amateur de l’Orchestre de Paris.

 C’est pourquoi les Fédérations FASAP-FO, Cgt Spectacle, F3C-CFDT et CGC demandent au gouvernement de retirer son amendement et le cas échéant exhortent les députés de ne pas le voter.

 A l’heure où l’emploi salarié des artistes se raréfie, où des artistes comme les artistes lyriques se mobilisent contre le recours abusif d’amateurs-bénévoles, favoriser par la loi le travail gratuit au nom de l’exposition de « pratiques amateurs » menace gravement toutes les catégories d’artistes-interprètes.

 A la vei lle de l a Conférence pour l’emploi décidée par le Premier Ministre, l’adoption d’un tel amendement serait un bien mauvais coup porté à son objet même.

 Les fédérations FASAP-FO, Cgt Spectacle, F3C-CFDT et CGC attirent tout particulièrement l’attention du gouvernement sur cette question à l’occasion du débat en séance plénière à l’Assemblée nationale.

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Le Syndicat Français des Artistes (SFA CGT) très mobilisé contre cet amendement qui vient casser la présomption de salariat des artistes interprètes, sous couvert de valorisation des pratiques en amateur, a lancé une pétition et appelle à la signature de toutes et tous : artistes professionnels, amateurs, public,…

https://www.change.org/p/mesdames-et-messieurs-les-parlementaires-ne-votez-pas-la-casse-de-nos-m%C3%A9tiers  

N’hésitez pas à la signer et à la relayer auprès de vos réseaux. Fraternellement.

Comme annoncé depuis quelques semaines, l’Acte Chanson reprend sa série de concerts baptisés « de la chanson avant toute chose » et proposée désormais à l’Art en Poche à Lodève le vendredi soir et dans le caveau de dégustation de Trinque Fougasse Ô Nord le samedi une fois par mois.

Trois soirées ont déjà eu lieu avant l’été qui ont permis d’accueillir le « gratteur de guitare » Gilbert Maurin et ses nouvelles chansons, le comédien Patrick Hannais pour la sortie de son CD « Etranger à personne », Hervé Tirefort également avec des chansons pesée à l’aune de deux chorales de l’association Jazz à tous les étages.

Une première expérience qui a validé la décision de poursuivre non seulement chez Trinque Fougasse à Montpellier mais aussi à l’Art en Poche à Lodève.

Au programme du dernier trimestre 2015 :

– V.16 octobre à l’Art en Poche et S.17 chez Trinque Fougasse « un soir avec Baudelaire (Alain Garcia et le groupe « Jeune Goinfre » partagent et chantent leur Baudelaire). Avec en première partie, à partir de 19h à Montpellier, 20h à Lodève, une présentation de soirée de Jacques Palliès et Patrick Hannais.

– V.13 novembre à Lodève et S.14 à Montpellier, Feançois Corbier et ses chansons d’authentique troubadour, habitué des cabarets et de la route.

– V. 11 et S.12 décembre, respectivement à l’Art en Poche et chez Trinque Fougasse; Bianca et José Carlos (du groupe Marakay) proposent leurs « chansons d’Argentine ». Avec en première partie un hommage à nos amis disparus Chango Ibarra et Yamari Cumpa.

Toutes les soirées débuteront à 20h à l’Art en Poche et 19h chez Trinque Fougasse. 

Entrées : participation minimum de 5 € à l’Art en Poche; 10 € chez Trinque Fougasse. 

Renseignements et réservations : 04 67 04 08 61 / 06 81 05 74 56.

 

Le Syndicat des artistes-interprètes (SFA affilié à la CGT) alerte tous les artistes-interprètes du grave danger qui pèse sur les conditions qui font d’eux des salariés bénéficiant des mêmes droits sociaux que l’ensemble des salariés. Le syndicat déclare :

« 46 ans après la reconnaissance de la présomption de salariat pour les artistes de spectacle, le gouvernement s’attaque à ce principe qui protège au quotidien des dizaines de milliers d’artistes interprètes. Qu’est-ce que la présomption de salariat ? C’est la possibilité de bénéficier de toute la protection sociale qu’apporte un contrat de travail : indemnisation pour le chômage, assurance maladie, formation continue, pension de retraite, etc. Tout un édifice qui s’effondre ! Nous vous invitons à consulter le site du SFA pour plus d’informations.
Il est encore temps d’agir ! Le projet de loi « Liberté de création, Architecture et Patrimoine » sera examiné dès lundi à l’Assemblée Nationale. Nous avons le pouvoir d’empêcher le vote de l’amendement qui, sous couvert de valoriser les pratiques en amateur, casse la présomption de salariat des artistes professionnels. »

Et le syndicat appelle à plusieurs actions : notamment alerter directement les élus en signant une pétition disponible et mise en oeuvre sur internet.

Rappelons que cette mesure de dénonciation de la présomption de salariat est une vieille exigence de l’Europe contre les droits des artistes français… 

JP

cabaretC’est à Cap d’Agde, dans la salle de spectacle du centre de vacances de l’institution CCAS que cela va se passer. Gilbert Maurin et Jacques Palliès reprennent ce vendredi leur spectacle « le cabaret du vin » (tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le vin et ce qu’il a inspiré chez les écrivains, les poètes, les chansonniers)… Plusieurs dates vont même s’enchaîner à Saint-Cyprien, Lauroux ou Montpellier…

Je ne reviendrai pas sur le contenu de ce spectacle désormais largement connu après plus de 150 représentations en région, je dirai simplement que comme à chaque fois des surprises attendent les spectateurs sous la forme d’une nouvelle chanson, une nouvelle anecdote, un nouveau poème… Et encore une fois cela va être le cas. Que se le disent ceux qui auront la chance d’être là avec les Rencontres solidaires de l’Aude qui organisent l’événement.

Le comité des fêtes de Branoux-les-Taillades avait bien fait les choses : une organisation sans faille pour l’apéro, le repas, le concours de boules, la partie de loto et la fabrication du pain, une volonté superbe, relayée par la communauté de communes du pays grand-combien, d’ y adjoindre une dimension culturelle forte avec l' »hommage à Jean Ferrat », un temps radieux confirmant – ô combien – que cette région cévenole est une des plus belles qui soit… Tout était réuni pour une journée somptueuse, citoyenne comme on les aime et comme elles se multiplient en ancien pays ouvrier.

Côté spectacle, Cécile Veyrat et Jacques Palliès étaient au meilleur de leur forme, Ferrat aussi si l’on peut dire, dont plusieurs chansons étaient reprises en choeur par le public…

Oui ! Décidément ! Que la montagne est belle !

Admirateur quasi inconditionnel de Guy Béart, fin connaisseur de ses mots, de son oeuvre, Dominique Boudet a accepté que nous publions ici le texte d’hommage qu’il lui a consacré sur son propre blog, sur www.trinquefougasse.com. 

guy-beart-1442851956-32940En toute modestie, je voudrais en quelques mots dire ce qui m’a séduit dans ce chanteur que j’ai découvert peu à peu, après avoir été surpris, interpellé par cette voix si singulière : un esprit différent abordant les problèmes sous un angle nouveau, une liberté totale, un regard transperçant, un humour décapant, une curiosité boulimique, un bon sens paysan, une perception du monde inouïe, et une fantaisie bien réelle.

La première chanson que je fis mienne, si on excepte « l’eau vive » qu’on fredonnait tout petit en colonie, fut « Les Souliers ». « Dans la neige, y avait 2 souliers… », un rythme, une musique, un paysage où l’on sent le froid, deux souliers perdus au milieu dans la neige… Le décors est planté, situation dramatique et cocasse suivant les passants : ils sont trop petits, dit le premier, le second trop vite est reparti, une femme qui regarde mieux (c’est normal) n’en croit pas ses yeux… combien d’hommes qui passent sans voir, combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir !  Et quelle chance : je suis arrivé, je les ai trouvés, et ils sont juste à mon pied ! Comme très souvent dans les chansons de Béart, après la nuit, une lueur d’espoir : dans la neige, je cherche une amie !

Béart croit ou veut se forcer à croire en l’homme. Dans « Qui suis-je, qu’y puis-je ? », il fait un constat de ce monde en émoi où pas grand-chose tourne rond, et il termine en disant : « et pourtant je me jette, et j’aime et je combats pour des mots pour des êtres, pour cet homme qui va ! » C’est « l’Espérance folle », c’est changer les « Couleurs » du temps, c’est « Demain je recommence » après son cancer ! C’est « il fait toujours beau quelque part »…

Alors on comprend mieux ce qui s’est passé sur le plateau d’Apostrophes quand Béart se fait traiter de blaireau par Gainsbourg bourré : la Chanson n’est pas un art mineur ! La chanson, c’est une arme terrible, c’est un concentré de vie, c’est un cri, c’est une perle rare !

Il est bien regrettable que cet incident dans lequel Guy Béart avait raison se soit retourné contre lui et l’ai desservi tout au long de sa carrière en le faisant passer pour ringard, mais c’est ainsi… « Les proverbes d’aujourd’hui, à notre époque ressemblent, les proverbes d’aujourd’hui sont les clameurs de la nuit… »

Les grands sujets de société ont été perçus  par Béart souvent avant les autres : « Couleurs » vous êtes des larmes qu’il chante en 1963, « Parodie », « La Vérité », « La télé », « Liban Libre », « Le grand chambardement » !

Guy Béart non seulement n’était pas ringard, mais il était un précurseur, un visionnaire, et il a  été le premier au moins dans deux domaines : Il a été le premier artiste à créer sa propre maison d’édition pour être libre de choisir son avenir. Quant aux émissions « Bienvenue » à la télé elles ont été les premières émissions de ce type et ont ouvert la voie aux Grands Échiquiers de Jacques Chancel et à toutes celles qui suivront… « Bienvenue » à Brassens, à Trenet, à Aragon, à Raymond Devos, et à tant d’autres ! Un vrai régal quand on a la chance de pouvoir les revoir.

Ce portrait ne serait pas complet si je n’évoquais pas son côté satirique, son humour décapant, sa bonne humeur inébranlable, sa lucidité, sa tolérance dans les hommes et son amour des femmes.

Que de succès : « Chandernagor », « Le Quidam », « Les grands principes », « Un Monsieur aimait un jeune homme », « Vous », « Qu’on est bien », « La Gambille », « Il n’y a plus d’après… », « Poste restante », « Suez », « La Vénus Mathématique »… et tant d’autres.

Peut-être aurons-nous l’occasion d’organiser une soirée « Bienvenue à Guy Béart » dans quelque temps à Trinquefougasse, où nous pourrons chanter ensemble :

« J’appelle dans le vide / vers le sud ou le nord sans savoir / mes mots s’en vont rapides / Iront-ils jusqu’à toi aujourd’hui / Allo, allo tu m’entends / est-ce qu’il fait beau temps / là bas sous ton ciel… »

Dominique B.

loulou4Très grand succès vendredi soir 18 septembre pour le concert de Michèle Bernard « les p’tites boites », dans la grande salle du Dévézou à Montferrier. 300 personnes exactement, c’est-à-dire la totalité des places prévues, ont en effet partagé le voyage proposé par la chanteuse de Molin-Molette, son accordéon et ses deux brillants musiciens.

Plusieurs des grands succès de l’artiste : « Je t’aime », « 80 beaux chevaux », « Louise », Maria Suzanna »,…, ont jalonné le parcours essentiellement consacré aux femmes.

Un magnifique moment de chansons et de chaleur humaine.

Nous remercions tous ceux qui ont permis la réussite de ce rendez-vous.

Le concert d’Hommage à Jean Ferrat, proposé par la communauté de communes du grand combien, aura bien lieu ce dimanche 20 septembre (et non le 19) à 12h30 (et non 16h), à Branoux-les-Taillades.

Interprété par Cécile Veyrat et Jacques Palliès, il est donné dans le cadre de la journée du patrimoine, pour la fête du pain qui traditionnellement se tient à Branoux.

A l’issue de ce rendez-vous chanté avec le grand poète chanteur d’ Entraygues-sur-Volane, un repas fraternel réunira la population.

Photo GBCe mercredi le chanteur, auteur, compositeur Guy Béart, après avoir fait récemment ses adieux à la scène, a hélas fait ses adieux à la vie.

Sa carrière avait commencé vers 1957 dans les cabarets parisiens où cet ancien ingénieur des Ponts et Chaussées chaussa sa guitare pour chanter ses propres compositions. Soutenu par Patachou il lui écrivit de nombreuses chansons, de même que pour Juliette Gréco et tant d’autres.

La chanson « l’eau vive » écrite pour le film du même nom lui assura alors la célébrité ; dès 1960 où il accéda au titre de chanteur populaire, un de ces chanteurs dépassé par leur œuvre… Oui ! Guy Béart était un grand « anonyme » du 20ème siècle ! Un des plus connus !

Malgré le contrecoup de la vague yéyé il continua toujours de chanter et enregistra même nombre de chansons nées sous la plume d’autres « anonymes » des siècles précédents et qu’il réussit à faire siennes.

De 1955 à 1970 il produisit et anima à la télévision une soixantaine de « Bienvenue » où il accueillit nombre de célébrités et développa son œuvre.

Etait-il un grand de la chanson française ? Le troisième B après Brel et Brassens ? La polémique qui accompagna ces questions est pour moi complètement stérile. L’œuvre existe faite de nombreuses magnifiques chansons que l’on a toujours grand plaisir à entendre et à chanter.

« Depuis le temps qu’on me présente des chansons, en voilà un au moins qui sait en faire » a dit Brassens à propos de Guy Béart débutant. Peu nombreux en vérité sont ceux qui ont mérité un tel éloge…

 

Il y a dix ans, Guy Béart était venu chanter à Montpellier dans le cadre des Internationales de la guitare. C’était à l’Opéra Comédie. Le théâtre était plein et toute la salle reprenait en chœur ses chansons… Le lendemain, nous avons eu le privilège et le plaisir de déjeuner en sa compagnie au Trinque Fougasse dont le patron, Dominique Boudet, est le fan le plus absolu de Guy Béart dont il connaît l’œuvre complète sur le bout de ses dix doigts et sur les 6 cordes de sa guitare.

Si Guy Béart nous a quittés, il y aura toujours un peu de son cœur à Trinque Fougasse… Aller ! Va-s-y Dominique ! Chantes-nous « Chandernagor ». Et puis « Les grands principes », « A Saint-Germain des prés » et…

 

Jean-Pierre Leques

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